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Interview

GRANDMA’S ASHES : Interview!

GRANDMA’S ASHES : Interview!

Deuxième album de Grandma’s Ashes « Bruxism » est un excellent disque qui mêle intelligemment pop, metal et grunge. Un album qui montre ces trois filles au sommet de leur art. Entretien.


GRANDMA’S ASHES


« Bruxism » est un disque à la fois plus pop et plus dur que vos disques précédents. Il y avait l’envie de faire un album avec le plus de contrastes possibles ? »

En fait cela est venu de notre expérience du live sur la tournée du précédent disque. Avec l’envie d’aller vers des choses plus catchy. On a vu que notre public appréciait cela. Nous avons composé en pensant au live et ça a donné ce résultat.

Il y a un côté rock alternatif US dans l’album.

Oui nous avons grandi avec ça, des groupes comme Green Day, Linkin Park. On veut être un groupe alt-rock même si c’est rare en France.

Il y a également un côté grunge. 

C’est vrai, un peu dans l’esprit de vouloir tout envoyer balader. On pointe du doigt ce qui ne va pas.

Et les influences goth d’où viennent-elles ? 

Nous avons des thématiques gothiques comme la mort, le deuil. Nous aimons beaucoup Cure, Siouxsee and the Banshees. On a toujours accordé de l’importance à nos visuels et ceux-ci sont assez goth tant dans le style que dans l’esprit. On aime beaucoup The Cure car c’est un groupe qui a été capable de produire une musique sombre mais aussi des choses plus pop.

Avec tous ces éléments « Bruxism » est sans doute votre album le plus varié musicalement. 

Nous nous sommes donnés le plus de liberté possible pour ce disque. Nous nous sommes fait plaisir. Nous savons que nous allons repartir pour un ou deux ans de tournée donc il faut sortir ce qui te fait le plus de bien possible.

« Bruxism » le titre de l’album est le reflet de la société agressive dans laquelle nous vivons. 

Tout à fait. Nous parlons des mini-agressions que l’on subit au quotidien. On s’interroge sur le sens que cela a de prendre le métro tous les jours : pour faire quoi, pour qui. Le monde est sombre mais il y a quand même un intérêt à essayer de faire jaillir la lumière. Nous vivons dans une société de plus en plus individualiste. Se retrouver pour des concerts, des festivals est important.


Grandma’s Ashes Bruxism (Verycords)


Les thèmes de l’album autour du mal être, de l’aliénation sont plus dans la mouvance post-punk que metal, je trouve. 

« C’est vrai. On a pu faire dans le passé des morceaux inspirés par l’héroic fantasy. Là on voulait être sur l’intime, le sociétal. Nous parlons de la santé mentale comme sur « Cold sun again ». Dans notre société actuelle, on surproduit, on surconsomme. On a pu discuter avec d’autres groupes qui rencontrent les mêmes problèmes que nous. »

Malgré tout l’album n’est pas que sombre. Il est même plutôt positif dans l’énergie.

« C’est un disque qui, on l’espère, fera du bien aux gens. A nous-mêmes il nous en a fait. »

Les choses sont allées assez vite pour le groupe depuis vos débuts. 

« Nous sommes obstinées, persévérantes et bossons beaucoup. Nous avons su tirer notre épingle du jeu au moment du Covid. Cela a payé. Nous sommes l’un des rares groupe 100% féminin dans notre style. Cela a rendu les gens curieux. Il y a eu un très bon bouche à oreille autour de Grandma. »

Jouer au Hellfest a-t-il aidé à faire grandir le groupe ? 

« Oui cela a permis de faire connaitre Grandma’s Ashes à plein de gens. »

Être un groupe 100% féminin est-ce une revendication politique ? 

« Cela n’a pas été volontaire à la base d’être un groupe de filles. Mais du fait que nous sommes un groupe 100% féminin dans un milieu où il y en a peu, fait que c’est forcément politique. Il est important de dire ce que l’on pense. Il est important de ne pas propager des messages anti-féministe, homophobe… »

Comment avez-vous signé chez Verycords, votre nouveau label ? 

Cela ne se passait plus trop bien avec notre ancien label. On ne savait plus trop sur quel pied danser avec eux. Notre manageuse a contacté Verycords. Ce label nous a beaucoup aidé.

La tournée à venir est une grosse tournée. 

Oui. Nous allons aussi jouer à l’étranger, notamment en Allemagne. On jouera à Paris le 28 Mars pour terminer à la maison avant de partir ensuite sur d’autres dates. On fait un co-plateau avec Sun à cette occasion. On avait envie d’une affiche 100% féminine.


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