Among The Living
Interview

Rencontre avec DISCONNECTED

disconnected
Photo @Christiane Tastayre

Nous avons rencontré Adrian Martinot et Jelly Cardarelli (Guitare / Batterie) de DISCONNECTED pour parler de leur actualité mais surtout de leur dernier opus We Are Disconnected

 

Bonjour ! Pouvez -vous vous présenter ?

  • Adrian de Disconnected, fondateur et guitariste du groupe
  • Jelly : batteur du groupe

Comment avez-vous vécu ces 2 années de Covid ?

  • Adrian : c’était assez difficile, surtout au début car on ne pensait pas que cela durerait 2 ans. Ça nous a coupé l’herbe sous le pied avec l’annulation des dates de concert au fur et à mesure alors que l’on prenait un bon départ, dont une tournée européenne avec Tremonti et une date avec Judas.

L’album que l’on sort demain (1er avril 2022) devait en fait sortir en 2020 donc tout le planning du groupe a été revu sans cesse.

 

Quel est votre mode de fonctionnement économique ? Sachant que certains d’entre vous vivent de la musique, comment avez-vous vécu ces 2années ?

  • Adrian : on n’a pas perdu d’argent car on n’avait pas engagé de frais, heureusement. Juste, dernièrement, un de nos investisseurs nous a lâché et du coup on a créé une cagnotte en ligne qui a d’ailleurs très bien marchée.

 

Parlez-nous de l’évolution de votre line-up.

  • Jelly : moi je suis arrivé en 2018.
  • Adrian : oui et un nouveau guitariste est aussi arrivé en 2018, pour notre premier concert à Troyes, le 23 mars très exactement. Notre précédent guitariste était parti un mois avant et Flo est arrivé 4 jours avant le concert pour les premières répétitions, et ça a matché directement, musicalement et humainement.

En fait avec Aurélien (ancien batteur) on s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas être assez disponible pour le groupe pour les dates de concert et on a préféré arrêter là d’un commun accord. 

 

Et toi, Jelly, quel est ton investissement dans le groupe ?

  • Jelly : je pense avoir apporté une expertise studio car je suis batteur et je vis de ma batterie et de mon studio. Du coup j’apporte une oreille plus technique sur comment on doit jouer, comment ça doit sonner et pourquoi. Ça a tiré le groupe vers le haut. Ce n’est pas évident de trouver sa place et sa légitimité.
  • Adrian : bosser ensemble en studio et sur scène sont 2 choses totalement différentes. Il nous a bien aidé.

 

Un mot sur le titre pour l’expliquer ?

  • Adrien : ça a commencé sur les réseaux sociaux il y a une paire d’années où l’on utilisait toujours le hashtag #WeAreDisconnected pour créer ce sentiment d’unité autour du groupe. Et au fur et à mesure du temps on a composé l’album, on l‘a enregistré et il a fallu lui trouver un nom. Et maintenant que nous formons vraiment un groupe, We Are Disconnected c’est nous car c’est notre 2ème album mais premier en fait en tant que groupe établi.

 

En janvier 2019 vous avez tourné avec Judas (Priest), avec Tremonti. Pour un jeune groupe comme vous, c’est une opportunité énorme. Qu’est-ce que ça vous a apporté ?

  • Jelly : ça nous a surtout apporté beaucoup de crédibilité.
  • Adrian : oui tout à fait et sur scène on ne peut pas tricher. Et Tremonti c’était vraiment une super expérience car sur le plan musical on est assez proche et il m’influence depuis 15 ans. Tremonti a d’ailleurs aimé ce que l’on fait et il continue à nous soutenir. Sans être potes, on est restés proche. Pour moi c’est incroyable car c’est mon idole.

 

Justement, sur le morceau That’s How I’ll Face The End on retrouve clairement l’influence de Tremonti, surtout sur le côté lyrique. Est-ce une sorte d’hommage ?

  • Adrian : ce sont clairement nos influences qui sont ressorties. Mais peut-être aussi un côté hommage en effet. C’est un titre influencé U.S.

 

Concernant les thèmes abordés sur l’album, pas très gais forcément, comment les composez-vous ?

  • Adrian : c’est vraiment Ivan qui s’y colle. Il écrit les paroles et parfois on ajuste quelques trucs. C’est vrai que ce n’est pas très gai mais cela étant, on ne vit pas dans un monde très gai non plus !

 

Dans quel état d’esprit avez-vous attaqué la conception de ce nouvel album, après, entre autres, votre excellente prestation sur scène avec Judas ?

  • Adrian : c’était assez naturel en fait, sans volonté de plaire à un certain public. On fait la musique qui nous plait avant tout.
  • Jelly : oui l’idée c’est que ça nous plaise à nous avant tout car c’est un album qu’on va se trimballer toute notre vie. On ne gagne pas d’argent avec ce groupe donc on essaie d’abord d’être content de ce que l’on fait.
  • Adrian : et il y a une vision du groupe sur scène. Et la différence est là. Cet album a été fait en fonction du groupe.

DISCONNECTED

Je trouve que ce second album est dans la continuité de White Collosus mais avec quelques nuances. Il est moins aérien, plus brut. On retrouve moins l’influence Gojira. Pour vous y a-t-il un gap de passé ou êtes-vous dans la continuité ?

  • Adrian : c’est l’évolution du groupe. Avec un côté plus rock dans l’approche.
  • Jelly : ce qui est sûr c’est que cet album nous correspond beaucoup plus que le premier, au niveau du son, d’image, de tempo.
  • Adrian : c’est pour ça que l’on a hâte de pouvoir jouer cet album sur scène. Car cette différence va se sentir.

 

A qui cela tient particulièrement à cœur de faire des balades ?

  • Adrian : sur ce second album, ce sont plus des balades au sens propre du terme et ce sont des compos dont nous sommes fiers. On ne se pose pas la question de savoir s’il en faut ou pas. On crée des morceaux, on les aime, on les met, tout simplement.

 

Vous allez reprendre enfin les concerts. Du coup, cet album qui était déjà prêt depuis quelque temps, vous avez du nouveau matériel, des morceaux inédits ?

  • Adrian : non on reste sur ces morceaux là et le single sorti en 2020. On n’a pas beaucoup de temps sur scène déjà et on ne peut pas tout mettre. Mais on ne va pas tarder à se plonger sur la suite.
  • Jelly : on a juste le temps de défendre notre album, c’est notre priorité.

 

En termes d’occupation de l’espace médiatique, cette nouvelle consommation de la musique comme avec Spotify, Deezer etc, comment gérez-vous cela ?

  • Jelly : on doit jouer le jeu avec ces règles. Beaucoup de groupes se plaignent du système musical mais il a évolué et on doit faire avec, être présents sur les différents supports audios.
  • Adrian : et l’attente commençait à être longue avec ce Covid et on ne pouvait pas sortir l’album donc on a décidé de sortir d’anciens titres remixés ou autre. Et niveau promo, comme on ne savait pas quand on pourrait enfin sortir l’album, on n’a pas voulu sortir de morceaux de ce nouvel album. Il y a eu l’aspect musical et l’aspect promotionnel à prendre en compte.

 

Et en termes de vidéos ? Quelque chose de nouveau de prévu ?

  • Adrian : on a déjà sorti 2 clips et un troisième est en cours, mais plus gros et peut-être issu des vidéos live que l’on va faire cet été.
  • Jelly : on aimerait bien sortir un live, genre live Hellfest ou Wacken ou un autre.

Quelles sont vos futures dates de concerts ou tournées ?

  • Adrian : on a quelques dates de chauffe en France, une à Troyes, 2 dans le sud. Puis on enchaine des festivals donc le Hellfest, Rock Fest et Wacken. On aura aussi une surprise fin août et ensuite on aura surement une tournée française mais on voit ça avec notre nouveau booker Drouot Production. Fin d’année on a peut-être un plan pour Australie et Japon, puis Europe début 2023 si tout se passe bien.
  • Jelly : on est encore un peu tributaire de la pandémie, avec des pays où c’est encore compliqué.

Niveau disponibilité dans le groupe, comment faites-vous ?

  • Adrian : on a tous des projets à côté, que ce soit pour bouffer ou des projets musicaux. Mais je pense que pour nous tous la priorité reste Disconnected.

 

Quel est votre plus grand espoir concernant Disconnected ?

  • Adrian : clairement de pouvoir vivre de ça. Sans devenir des stars mais de pouvoir en vivre correctement.
  • Jelly : mais on reste lucide et on prend chaque étape l’une après l’autre. On ne brûle rien et on reste opportuniste bien sûr.

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