Among The Living
Live Report

Airbourne + Asomvel @La Coopérative de Mai, Clermont Ferrand 2025

AIRBOURNEASOMVEL

La Coopérative de Mai, Clermont Ferrand, 27 février 2025

Remerciements à Olivier Garnier et GDP pour l’accréditation
Texte et photos par Martine Varago


AIRBOURNE


Airbourne réveille le volcan

Plus de vingt ans après leurs premiers shows, ces furieux d’Airbourne déchargent encore toute leur énergie.

Les lettres géantes de couleur violette se détachent dans le ciel noir d’encre : COOPERATIVE DE MAI. Ce soir, au pays des volcans d’Auvergne, deux groupes Asomvel et Airbourne libèrent leur énergie sur les planches clermontoises, jouant à guichet fermé.

Asomvel, groupe de hard rock britannique composé de quatre membres, amorce le début de cette soirée de pur rock’n roll explosif. Connu pour son volume excessif, le son d’Asomvel nous torpille les oreilles dès les premiers décibels. Ralph, le neveu de Jay Jay, alors membre fondateur du groupe, décédé lors d’un accident de la route, remplace son oncle au chant. A son look, favoris et ceinture de cartouches à la taille, on croirait presque revoir Lemmy.

Mais sa voix éraillée n’a pas le coffre de celle de Kilmister. Les quatre membres du groupes, blousons de cuir noir sur le dos façon Ramones ou Motörhead, au choix, scintillent de mille feux sous les projecteurs et présentent cinq titres de leur dernier opus « Born to Rock’n’ Roll » (29 mars 2024) comme « Louder & Louder »,

« Born to Rock ’n’ Roll » pour n’en citer que deux. Le public, dodelinant de la tête, apprécie leur spectacle composé de onze titres de pur rock’n roll brut.



 

21H25. Place aux stars

Si le show des furieux australiens commence par leurs classiques morceaux « Ready to Rock », « Too Much, Too Young, Too Fast » et « Burnout the Nitro », le quatuor met immédiatement le feu aux poudres dans la fosse. Comme AC/DC dans leur jeunesse, Joel O’Keeffe (chant, guitare), Justin Street (basse), Jarrad Morrice (guitare rythmique) et Ryan O’Keeffe (batterie) jouent le même rock’n roll avec une énergie identique.

Dès le début, Joel annonce la couleur en apportant un verre rempli d’une mixture alcoolisée sur sa guitare pour nous éclabousser. Le jeu de lancer de verres en plastique commence la danse. Lorsqu’arrive le morceau « Girls in Black » tout le monde s’y attend ; Joel le chanteur grimpe sur les épaules d’un roadie et se promène parmi le public. Au passage, il secoue une canette de bière tel un teenager de 14 ans. Quand est-ce que tu grandiras, Joel ?

S’ensuivent des morceaux bien rock ‘n’ roll comme « It’s All For Rock ‘n’ Roll ». Un hommage rendu à Lemmy : Joel brandit une bannière portant l’inscription « Lemmy’ Bar ».

Puis, c’est quasiment l’heure du rappel. Déjà à peine au bout d’une heure ?!

Quand on entend le public dire : Ah ! j’ai transpiré… on peut s’attendre à ce que Clermont-Ferrand soit en transe. Phénomène rare mais on entend aussi les supporters de l’ASM crier : « Clermont-Ferrand, ici, ici, Clermont-Ferrand ! » Quand les lumières s’éteignent avant le rappel, on sait qu’ils reviendront pour « Live It Up » car quelques fans montent sur les épaules de leurs amis, prêts à bondir pour attraper les verres.

Réapparition des stars du rock ‘n’ roll de cette soirée et comme prévu c’est « Live it Up » qui relance la fureur dans l’arène. Joel s’amuse complètement avec le public, lançant des verres de bière à demi pleins dans toute la salle. Bonne récupération de la part du public. Mais ce qui est extraordinaire c’est que Joel se met à crier : « Clermont-Ferrand, ici, ici, Clermont-Ferrand ! » comme quoi il comprend bien le français. Une véritable communion entre Airbourne et ses fans. Enfin, « Running Wild » termine ce set de dix morceaux presque trop court et Joel fait des sauts de cabri tout le long de la scène. Puis il remercie l’audience en français.

Cela fait tellement du bien de voir des groupes de renommée jouer dans des petites salles. L’atmosphère, on le sait, y est tellement plus chaleureuse. C’est le cas de le dire avec la transpiration et la sueur qui dégoulinent sur les corps et les fronts des fans.

Jamais on n’a vu Clermont-Ferrand dans une telle ambiance à la fois passionnée et déchaînée. Le passage du Hellfest Warmup durant deux années consécutives a-t-il éveillé quelques passions frénétiques ?


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