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Live Report

APOCALYPTICA – ARCTIS @Olympia Paris 2024

APOCALYPTICA – ARCTIS

Mercredi 13 novembre 2024 – Olympia Paris

J’ai toujours été à la fois curieux et pas complètement convaincu par les concerts d’APOCALYTICA que j’ai pu voir jusqu’ici. Mais ce soir c’est la première fois que je les vois en tête d’affiche et, qui plus est, venu jouer un set complet de titres de METALLICA.


APOCALYPTICA


ARCTIS

Pour ouvrir les festivités nous avons les Finlandais d’ARCTIS, un groupe de Métal moderne venu souffler le froid à Paris. Des compatriotes en quelque sorte.
Quintet à chanteuse, ARCTIS fera son possible pour bouger un Olympia visiblement pas vraiment venu pour eux, mais malgré tout attentif.
Si leur Métal n’est pas des plus original, il faut bien avouer qu’ils mettent du cœur à l’ouvrage et sont dotés d’un gros son plutôt propre.
Alva Sandström tient le micro, engoncée dans une combinaison blanche moulante en mode « Reine des neiges » nordique. Les lights accompagneront la prestation avec une dominante bleue (merci pour les photos), plongeant la salle dans une ambiance hivernale de circonstance.
Leur Métal est donc à la fois massif et convenu, appuyé par des doses d’electro et de clavier.
Le guitariste sera le plus communiquant du combo et le fera avec pas mal d’humour. Il relèvera que c’est leur première fois en France et qu’il aime sa nourriture et son bon vin. Prévenu du « froid » régnant dans la capitale il a mis ses fringues d’hiver Islandais… Il regrette (rires).
Tout ça avant d’envoyer leur titre Fire.
Alva fait de son mieux avec son chant tirant sur la Pop. Le mix de Metalcore et d’électro pop les rend difficilement classables.
Bref, perso Arctis ne m’a pas vraiment convaincu.



APOCALYPTICA

On passe au clou de la soirée, et là, on a clairement du level ce soir. Déjà par la scène à la fois minimaliste et sublimement habillée de lumière. C’est sur la bande son de The Ecstasy of Gold que les lumières s’éteignent et que la magie commence.
L’intro en ombres chinoises mettant en scène les artistes derrière un rideau blanc éclairé en contrejour fait son effet sur un public déjà subjugué.
Trois violoncellistes et un batteur se partagent la scène. La recette est connue et simple.
Mais le rendu est tout sauf simple. Il est riche.
C’est avec Ride the Lightning que les Finlandais ouvrent le bal, et m’assènent ma première claque de la soirée. Le son est au top, le jeu précis et le public acquis.
Le batteur est incroyable. Perché derrière les 3 violoncellistes, il tient le tempo soutenu de la majorité des titres avec une efficacité déconcertante.
On ferme les yeux et on entend Hetflied chanter. C’est incroyable ce ressenti créé par le violoncelle.
L’Olympia, qui a quasiment fait le plein, vibre au son des titres incontournables de METALLICA.
Enter Sandman, Creeping Death, For Whom The Bells Tolls s’enchainent dans un rythme infernal pour mon plus grand bonheur.
Battery viendra retourner la salle, il faut dire que la puissance de ce titre est parfaitement rendue par les musiciens.

Ce tour tient toutes ses promesses.

Un hommage émouvant sera rendu à Cliff Burton ce soir, avec l’interprétation d’un The Call of Ktulu aussi sublime que phénoménal.
Autre titre qui m’aura foutu une belle claque, c’est Blackned. La puissance du rendu est incroyable.
L’approche « classique » du groupe sur des titres comme ceux joués ce soir met en avant l’écriture de METALLICA. Elle révèle ce côté très adaptable de l’ensemble des compos des Américains, déjà offert par les albums S&M.
Evidement des titres comme Nothing Else Matters, Master of Puppets ou encore One (qui viendra clore la soirée) seront repris en chœur par l’ensemble de la salle. La communion est complète.
C’est vraiment massif et immersif. Quelle énergie les instruments à cordes envoient.
Le Backdrop est projeté de vidéos aux couleurs de chaque titre, c’est parfait.

Enfin j’ai vu LE concert d’APOCALYPTICA que j’attendais depuis longtemps. Ce tour tient toutes ses promesses. Bravo !


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