ARCH ENEMY
Lundi 3 aout 2026 – La Maroquinerie Paris

ARCH ENEMY est à un tournant de sa longue carrière. 31 ans après sa fondation, le groupe compte une troisième chanteuse (après le départ de Johan Liiva en 2001) dans ses rangs : Lauren Hart ! En effet, le 23 novembre dernier, le groupe annonçait se séparer d’Alissa White-Gluz, pourtant présente depuis 2014.
Si l’album « Bloody Dynasty » a mis beaucoup de monde d’accord, la tournée semble avoir moins convaincu les fans hardcore d’ARCH ENEMY.
C’est donc avec beaucoup d’espoirs que ceux-ci se sont rués sur les places de la date intimiste exclusive à la Maroquinerie ce 3 août 2026, et qu’ils se sont massés devant la salle culte de l’underground parisien ! Lauren Hart a ses preuves à faire, et est attendue de pied ferme !
C’est sous un hurlement général que le concert d’ARCH ENEMY débute enfin, sans première partie ! L’impatience des fans français du death mélodique du groupe se fait immédiatement ressentir sur ‘’Silent Wars’’, premier hit vintage d’une longue série interprétée ce soir. Michael Amott, Sharlee D’Angelo, Daniel Erlandsson et Joey Concepcion prennent d’assaut de leurs riffs et blast beats la scène de la Maroquinerie qui nous semble immédiatement minuscule tant le groupe en impose.
Soudain, Lauren Hart surgit sous l’ovation générale et le marathon death metal peut commencer ! D’habitude avares de morceaux « old school », ARCH ENEMY ont ressorti les archives pour faire montre des talents vocaux de la chanteuse, explorant en long, en large et en travers les différentes ères de sa discographie, s’attardant tantôt sur « Wages Of Sin », tantôt sur « Anthems Of Rebellion », nous menant à immédiatement comparer Lauren Hart à Angela Gossow, tant elles sont proches vocalement.
Si la présence unique d’Alissa White-Gluz manque quelques instants, Lauren Hart nous rassure vite sur un ‘’War Eternal’’ d’anthologie, bien plus brutal que sur sa version studio ! Le public le constate, et scande sans cesse le prénom de la nouvelle chanteuse, visiblement émue.
Michael Amott de son côté sourit très largement, réalisant depuis quelques dates qu’il a fait le bon choix en recrutant la chanteuse.

Si les lance-flammes ne sont cette fois pas de la partie, faute de place, la chaleur monte tant l’énergie déployée sur et devant la scène est explosive !
Les pogos s’enchaînent sur les hits, et chaque effort d’ARCH ENEMY se voit immédiatement acclamé par une salle en ébullition, qu’il s’agisse d’un solo de guitare, d’un riff ultra heavy ou d’un effort pour communiquer de la part de Lauren Hart.
Les hits y passent tous un par un, de ‘’Ravenous’’ à ‘’Silverwing’’ (joué pour la première fois en Europe depuis 2015), en passant par les plus récents ‘’Blood Dynasty’’ ou ‘’The Eagle Flies Alone’’. Chaque chanson voit le public se ruer dans le pogo qui se fait rageur au centre de la salle, tandis que le premier rang sans barrière intercepte quelques slammeurs turbulents.

La Maroquinerie ne se calmera que durant une version instrumentale de la ballade ‘’Snow Bound’’, avant de s’enflammer une dernière fois sur LE hit ultime d’ARCH ENEMY : ‘’Nemesis’’, repris à tue-tête par les fans hardcore présents. Michael Amott nous l’annonce au micro, le groupe n’est pas près d’oublier ce concert, et le public parisien non plus !
Avec cette date intimiste et très complète musicalement, ARCH ENEMY n’a pas seulement rassuré les fans hardcore, mais a ouvert une nouvelle ère sous le signe du renouveau, tel un phénix renaissant de ses cendres, et Lauren Hart a gagné la sympathie des fans français, plus convaincus que jamais qu’il s’agit du meilleur choix de chanteuse possible pour succéder à Angela Gossow et Alissa White-Gluz.
Setlist :
Fields of Desolation (outro)


























