Among The Living
Live Report

Behemoth, Abbath, Entombed AD, Inquisition – Europa Blasphemia EU tour part I – 09 février 2016

behemothBehemoth, Abbath, Entombed AD, Inquisition 

Europa Blasphemia EU tour part I 

La Cigale – Paris

 

09 février 2016

 

 

 

 

 


 

Qui en avait vraiment douté ? Personne bien sur ! Tout le monde savait que cette soirée du 9 février serait une tuerie. Pensez donc, avec quatre groupes (pas des moindres vous avouerez) tels que Inquisition, Entombed A.D., Abbath et Behemoth, il y avait de quoi se réjouir! Ajoutez à cela le fait qu’il s’agissait de la seule date en France pour cette Europa Blasphemia EU ! Aucune surprise donc d’apprendre que la soirée affichait complet bien à l’avance. 

Passée l’interrogation d’une possible annulation ou d’un changement de salle (la date étant à l’origine prévue au Bataclan), c’est l’option changement de salle qui a primé. Direction donc la Cigale pour célébrer comme il se devait le passage à Paris de cet Europa Blasphemia 2016 qui, décidément, se présentait sous les meilleurs auspices.

Inquisition

C’est aux Américano-Colombiens (visiblement désormais plus Américains que Colombiens à en juger par les drapeaux du flyer) que revient la lourde tache d’ouvrir les festivités. Et clairement la tache est lourde, car le public n’est pas encore vraiment arrivé lorsque les premières notes raisonnent. Il faut dire que c’est le gros bémol inhérent à ce genre de plateau bien conséquent : l’horaire de démarrage… 17h30 (ouverture des portes 17h). C’est limite le milieu d’après midi quand on travail à l’autre bout de Paris ça ! Fort heureusement, il en faut plus pour démotiver le duo qui se livre corps et surtout âme dans ce qu’il fait à la perfection depuis maintenant une bonne vingtaine d’années : un black métal puissant et habité.

Officiant dans un style beaucoup moins ostentatoire qu’Abbath et Behemoth, les deux compères n’en sont pas moins hautement efficaces. Et ils vont à nouveau nous en donner la preuve ce soir. Sobres dans les effets de scène, la profondeur et l’intensité de leur musique se suffit à elle-même. Nul besoin d’en faire des tonnes. C’est bon, c’est excellent et puis c’est tout !

Comme à leur habitude, Dagon et Incubus nous ont délivré un set d’une qualité indiscutable. Mais malheureusement trop court. Beaucoup trop court même. Sept petits titres et puis s’en vont : de quoi nous laisser sur notre faim ! Mais bon, à n’en pas douter, cette première apparition parisienne de 2016 pourrait bien n’être qu’un apéritif étant donnée la sortie prochaine du nouvel album qu’ils nous ont annoncée pour mai avant de s’éclipser. Tiens d’ailleurs on en aurait bien écouté un extrait de ce nouvel album…

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

INQUISITION @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

INQUISITION @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

INQUISITION @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

INQUISITION @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

INQUISITION @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

INQUISITION @ La Cigale - Paris

 Entombed AD

Changement d’ambiance ! C’est maintenant au tour de Entombed A.D. (seul groupe résolument Death de la soirée) de prendre possession de la scène. Malheureusement, malgré des titres bien musclés qui déclencheront quelques moshes au sein d’un petit groupe d’énervés, il est clair que les suédois ont eu le plus grand mal à imposer le rythme. A leur décharge il faut dire que la salle n’est toujours pas remplie lorsqu’ils entament leur set. D’autre part, Lars Göran Petrov (chant) apparaît un peu en retrait. Comme pas vraiment investi malgré les petits mots en français qu’il adresse régulièrement au public, et son côté pataud n’arrange rien à l’affaire. Il faut dire que le regard est plutôt capté par Victor Brandt, le bassiste, qui accumule les poses et monopolise le devant de la scène. Difficile dans ces conditions de remuer l’assistance qui headbang à peine et scande sans grande conviction. D’autant que d’entrée de jeu, le combo nous balance « Midas In Reverse », un titre de leur tout prochain album (le second sous la formation Entombed A.D.) « Dead Dawn » (pas encore sorti en ce début février puisqu’il était prévu pour le 26), prenant ainsi le public qui n’aura pas été fouiller sur internet (visiblement majoritaire ce soir) par surprise et le lançant dans l’inconnu le plus total sans crier gare. Heureusement, en seconde partie de set, les brulots (de la formation Entombed tout court) sont envoyés : « Revel In Flesh », « Wolverine Blues » et « Left Hand Path » (en clôture) pour n’en citer que quelques uns. Ils sont accueillis avec beaucoup plus de ferveur et parviendront tout de même à faire réagir le public. Malgré tout, les suédois nous auront, à mon avis, proposé la prestation la moins convaincante de la soirée.

Abbath

Dire que les formations suivantes (Abbath et Behemoth pour ne pas les nommer) étaient attendues serait un euphémisme à en juger par le nombre de Tshirts et de sweat à leur effigie que l’on aura vu circuler pendant la prestation d’Entombed A.D.. La Cigale est maintenant pleine à craquer. Le public est au taquet lorsque les spots s’allument plein feu sur la batterie et que les premières notes de « To War » raisonnent telles de mitraillettes. Parti comme ça c’est sur, ça va être énorme ! En ombres chinoises le groupe s’installe et le public scande « Abbath ». Pas de doute la puissance vient d’un coup de monter d’un cran (voir de deux… au moins !). Servis par un jeu de lumières aussi démoniaque qu’hystérique, les titres s’enchaînent et l’énergie ne faiblit pas. King ov Hell, comme à son habitude ne tient pas en place. Il triture sa basse en tout sens tout en virevoltant. Il harangue le public l’incitant à réagir, ce qui, bien évidement ne tarde pas. De son côté Abbath en fait des tonnes de caisses, jouant avec le public avant de balancer « Tyrants ». Et si certains pourront trouver à redire sur la précision technique, l’ambiance est là et bien là et c’est ce qui compte après tout pour du live. On pourra malgré tout regretter un manque d’échange entre King ov Hell et le nouveau guitariste (Ole André Farstad qui a pris la relève de Per Valla parti en fin d’année), qui aura adopté une posture résolument statique pendant tout le set. Bon, on mettra cela sur le compte du fait qu’il est nouveau et a possiblement besoin de prendre ses marques (à en juger par les coups d’œil réguliers qu’il adressait à ses acolytes pour se caler)… Le fait également qu’une majorité de titres du nouvel album aient été joués n’y est peut-être pas non plus étranger. Pas évident non plus d’ailleurs pour Gabe Seeber (batterie) de prendre la suite de Kevin Foley ! Bref, une excellent ambiance, une bonne prestation mais malgré tout bien en-deçà de celle qui nous avait été proposée lors du Fall of Summer. Dommage. 

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Abbath Doom Occulta - ABBATH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Abbath Doom Occulta - ABBATH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Abbath Doom Occulta - ABBATH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Ole André Farstad - ABBATH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

King ov Hell - ABBATH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

ABBATH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Ole André Farstad - ABBATH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Abbath Doom Occulta - ABBATH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Abbath Doom Occulta - ABBATH @ La Cigale - Paris

Behemoth

Après une longue attente, le décorum est enfin prêt. Les micros, le tapis, les estrades, le back drop, tout est installé. Deux écrans en fond de scène, entourent la batterie d’Inferno judicieusement sur-élevée, lui permettant d’avoir une vue plongeante sur le public. Et à ce même public, de pouvoir admirer (lorsque les lumières le permettent) la puissance et la précision de son jeu. Avec l’arrivée de Behemoth, on s’attend en toute logique à ce qu’on nous sorte l’artillerie lourde. On a beau avoir vu et revu le groupe, on ne s’en lasse pas (enfin pas encore…). C’est à chaque fois une grosse claque. Et pour ce soir, les Polonais on décidé de nous servir l’intégrale de leur controversé dernier album, « The Satanist », par le menu. Enfin, soyons honnêtes pour avoir vu Behemoth à de nombreuses reprises depuis 2014 (année de sortie de « The Satanist »), ils ont tout de même sacrément tendance à nous en servir une bonne rasade à chaque fois. Mais bon, va pour l’intégrale cette fois. Evidemment nous ne seront pas déçus. Comme à son habitude, le groupe a mis les petits plats dans les grands. On regrettera un peu de ne pas avoir pu bénéficier (pour des raisons probables de sécurité) des bougies et autres pyrotechnies qui ajoutent véritablement de la puissance au show, mais la qualité du jeu de lumières et les fumigènes les auront un peu fait oublier. Dès le premier titre « Blow Your Trumpet Gabriel », l’ambiance s’impose. Qu’elle maîtrise, quelle puissance, quelle prestance ! C’est magistral. L’éclairage est superbe. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le public ne se fera pas prier pour manifester sa ferveur. Par moment on l’entendra même plus que le groupe lui-même, c’est dire ! La fosse est un bouillonnement permanent. Le public scande, hurle, pas un bras qui ne soit levé. Nous aurons droit à une sorte de bénédiction à l’encens : « Messe Noire » oblige. Puis à une distribution d’hosties, par un Nergal grimpé sur un ponton en bois avançant au milieu des premiers rangs sur « Amen ». Nous aurons également le classique mais toujours impressionnant jet de lamelles du meilleur effet (sur « O Father O Satan O Sun » cela va de soi…). Et comme « The Satanist » en version complète n’y suffisait pas, nous aurons un petit rab de quatre titres supplémentaires (avant de clôturer le set sur un « Chant for Eschaton 2000 » sans concession. Bref, une fois de plus Behemoth aura tenu ses promesses dans une Cigale archi-comble et chauffée à blanc. Les Polonais se seront à nouveau imposés ce soir. Ite missa et faites savoir à quel point Behemoth est grand !!! RDV pour l’Europa Blasphemia EU part II cet automne (à Rennes, Toulouse et Lyon cette fois). 

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Patryk « Seth » Sztyber - BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Adam « Nergal » Darski - BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Tomasz « Orion » Wróblewski - BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Adam « Nergal » Darski - BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Patryk « Seth » Sztyber - BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Tomasz « Orion » Wróblewski - BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Patryk « Seth » Sztyber BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Patryk « Seth » Sztyber BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

Adam « Nergal » Darski - BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @ La Cigale - Paris

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

NERGAL - BEHEMOTH @HELLFEST 2017

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @Knotfest 2019

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @Knotfest 2019

.my-slider .slide { background-color: #F00; }

BEHEMOTH @Knotfest 2019

Related posts

UNSCARRED + FRANTIC MACHINE + PLEASURE TO KILL

Stephan Birlouez

Nik West @ Le New Morning

Olivier GESTIN

Fall of Summer 2015

Isabelle Tasset

Lacher un commentaire

* Utiliser ce formulaire implique que vous êtes d'accord pour que nous stockions les informations que vous nous confiez.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.