Among The Living
Live Report

BEN HARPER – THE JACK MOVES @ Bercy Arena Paris

BEN HARPER – THE JACK MOVES

Paris – Bercy Arena

14 octobre 2016


 

De retour avec ses Innocents Criminals, Ben Harper revient en France pour une série de concerts dont cette date à Bercy qui tiendra toutes ses promesses. Après 9 ans d’absence, la tribu revient avec un nouvel album remarquable, Call It What It Is, sorti le 08 Avril dernier.
C’est au final un Bercy Arena plein qui accueillera ce soir Ben Harper et ses Innocent Criminals, cet immense artiste qui comblera ses fans.

Pour chauffer la salle, c’est aux Jack Moves que revient cette délicate tâche, devant un Bercy qui tarde à faire le plein (pas étonnant étant donnée l’organisation de la salle pour faire entrer le public…). Originaires du New Jersey, les américains sont à l’origine un duo, composé de Zee Desmondes au chant / guitare et de Teddy Powell à la basse, qu’accompagnent ce soir un batteur et un claviériste pour la tournée.
Le groupe distille une soul à laquelle je suis finalement peu réceptif. Avec sa voix androgyne, Zee Desmondes évolue dans un soul très marqué 70’s et 80’s, avec parfois des intonations à la Michael Jackson.  Musicalement c’est très bon et bien en place. Les musiciens maitrisent leur sujet mais donnent l’impression de s’ennuyer. Le public adhère timidement, applaudissant poliment la prestation. Mais dans l’ensemble la salle reste calme, même si l’occupation de la fosse est maintenant plus étoffée.
Malgré un groove qui filtre de si delà, les compos sont trop calmes et un peu convenues. Les compositions n’arrivent pas à capter mon attention durablement, et l’ennui s’installe.


Ici Les Photos en HD


Place maintenant à Ben Harper et ses potes qui feront se lever comme un seul homme l’ensemble de la salle à leur arrivée sur scène. Le décor est sobre et intimiste, avec un backdrop simple représentant le logo des Innocent Criminals. C’est avec son panama vissé sur la tête que Ben attaque le set par Oppression, toujours fidèle à lui-même et revendicatif.
Sa tribu est bien en place, dont la disparité vestimentaire montre à quel point Ben est ouvert et ne s’embarrasse pas de conventions. Ses musiciens sont des cadors, et ils vont nous le prouver une fois de plus ce soir, s’il en était besoin.
Avec  Jason Yates, son organiste inspiré, Leon Mobley le percussionniste aux couleurs de la Jamaïque, Oliver Charles à la batterie, Michael Ward à la guitare et Juan Nelson à la basse, inutile de vous dire que Ben Harper est remarquablement bien entouré.
C’est donc un Ben Harper affable et communicatif qui entame son set, devant un Bercy qui a fini de faire le plein, sous un jeu de lumières somptueux.
La setlist est bien équilibrée, alternant des titres plutôt rock avec d’autres plus bluesy voire même reggae. Ben est au mieux de sa forme. Précis et concentré, il commencera à jouer assis sur Shine, la guitare à plat sur ses genoux.
Avec son interprétation de Morning Yearning, seul au chant,  on plonge dans l’émotion. Il vous prend aux tripes.
Rebelote sur Roses From My Friends, qui provoquera une tornade de cris dans la salle. Pas de répit pour son public, on repart avec Fight for Your Mind / Them Changes qui vient nous botter le cul à coup de groove bien senti, avec une audience qui tape dans ses mains accompagnant Juan Nelson parti dans un solo de basse impressionnant.
 Le set est déjà bien entamé, les musiciens s’en donnent à cœur joie en partant chacun dans des joutes plus techniques et précises les unes que les autres. On aura même droit à un « duel » entre Ben et son bassiste qui se défend à coup de slap assassins. Un grand moment.
La cohésion et la connivence sur scène forcent le respect. On sent bien qu’ils forment plus une famille qu’un groupe, et le résultat est là.
Sur Faded, Ben fait quasiment chanter sa guitare. C’est magnifique et la salle est comblée. Il finira ce titre en une explosion de soli avec le reste du groupe.
Excuse Me Mr verra Ben se relever et jouer debout, plongeant doublement la salle dans une émotion communicative. C’est déjà la fin du set, le magnifique How Dark Is Gone terminant la setlist avant rappel.
C’est sous une acclamation d’une seule voix que Ben et ses potes reviennent sur scène pour jouer encore 4 titres (Waiting on an Angel  mettant un point final à ce concert sur un deuxième rappel), dont Under Pressure de Queen qu’il interprètera avec les Jack Moves.

Au final ce concert marquera de façon indélébile chaque spectateur présent ce soir, c’est une certitude. J’en vois des concerts, croyez-moi, et celui-ci restera durablement gravé dans ma mémoire.
Quel artiste que ce BEN HARPER inspiré que nous avons eu ce soir. Quels artistes que ceux qui l’accompagnaient également, et quelle prestation. Je n’avais jamais vu ce monsieur sur scène, et nul doute que je ne le raterai plus à l’avenir. Chapeau bas !

Un grand merci à Claire et Alexandre de Corida pour avoir rendu ce report possible.


Ici Les photos en HD


Setlist

Oppression

Diamonds on the Inside

In the Colors

Don’t Take That Attitude to Your Grave

Finding Our Way

Shine

Morning Yearning

Roses From My Friends

Fight for Your Mind / Them Changes

Call It What It Is

Faded 

Excuse Me Mr.

How Dark Is Gone

Rappel 1

Burn One Down

Where Could I Go

Steal My Kisses

Under Pressure (Queen) avec les The Jack Moves

With My Own Two Hands 

Rappel 2

Waiting on an Angel 

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