Blue Öyster Cult

Photos François Capedeville
La gloire du culte
Pionniers de la scène Hard Rock et respectés par un grand nombre, le groupe américain Blue Öyster Cult a enflammé son second concert consécutif au Trianon ce lundi 31 octobre.
Formé à Long Island (Etats-Unis) en 1967, le « Culte de l’huître bleue » enregistre son premier album quatre ans plus tard avec Columbia Records.
Influencés par The Stooges ou Black Sabbath, l’authenticité de leur musique creuse les tombes du rock psychédélique.
Treize ans depuis leur dernier passage à Paris, celui-ci ayant eu lieu à l’Olympia aux côtés du groupe britannique Uriah Heep, les cinq membres ont célébré la fête de Samhain auprès d’un public considérablement enthousiaste, en particulier déterminé pour l’évènement depuis presque deux ans auparavant puisque le spectacle fut l’objet d’un report suite à la pandémie.

Avec comme introduction le morceau de la bande sonore du brillant film Blade Runner (1982), par l’artiste grec Vangelis, les musiciens de Blue Öyster Cult s’affairent devant une foule agitée de spectateurs. Le titre « Transmaniacon MC » débute sous les notes du multi-instrumentiste Richie Castellano. Engagé depuis 2003 dans la formation, il commence à écrire des chansons à l’aube des années 90, après être influencé par les Beatles.

Un Trianon complet pour la seconde fois.
Éclairés de plusieurs néons multicolores, de quoi remémorer à coup sûr l’énergie symbolique des 70’s, le chanteur guitariste Buck Dharma attaque un solo avant de poursuivre avec le légendaire « (Don’t Fear) The Reaper » (1976) qui sera mis à l’honneur dans divers films d’horreur dont celui de John Carpenter, Halloween (1978) ou The Stand (1994) d’après le roman de Stephen King. Les titres « Burnin’ for You » (1981) et « Godzilla » (1977) sont rythmés par les excellents Jules Radino (batterie) et Danny Miranda (basse). Malgré son désir de bien faire, Eric Bloom (chant, guitare) montre de nombreuses difficultés pour chanter, en retrait à certains moments du show.

Accueilli positivement lors du premier jour de sa sortie, leur quinzième album The Symbol Remains (2020) fut mis à l’épreuve lors de cette soirée avec « That Was Me » et « Tainted Blood », d’autant que le précédent datait de 2001. Changement de répertoire pour cette deuxième date, nous avons eu la chance d’entendre 10 titres différents en parallèle de la veille.
Affichant un Trianon complet pour la seconde fois, Blue Öyster Cult fait ses adieux au public parisien en perpétuant son mystère !



















