Calva Louise + Imparfait
La Coopérative de mai, Clermont Ferrand
25 octobre 2026
Remerciements à Clémence pour l’accréditation
Texte et photos par Martine Varago

Du rock alternatif urbain et incisif à la Petite Coopé
Formé en 2015 par Prisca Kalengay (chant, rap et multi-instrumentiste) et Bruno Véron (basse), Imparfait voit sa formation complétée en 2016 par le batteur Léo Louvigné, qui scelle le trio actuel. C’est dans cette configuration que le groupe se produit ce soir dans la petite salle de la Coopé.
Imparfait
Dans une obscurité teintée d’un profond pourpre, trois silhouettes apparaissent. Dès les premiers décibels, le groupe déploie un rock urbain, incisif et hybride. Arborant une toque en fourrure blanche et vêtue d’une robe noire seyante, Prisca occupe le devant de cette scène étroite.
Les textes, en français, sont directs et engagés, tandis que les compositions mêlent parfois metal, rap, électro et trip-hop. Le trio fait découvrir des titres issus de son premier EP, Mécanique des foules, et de son album Telema, sorti en 2022. On ressent bien les influences de Rage Against The Machine entre riffs lourds, rythmiques puissantes et phrasé rap.
Après plusieurs années de tournée, Imparfait a gagné en assurance et propose désormais un show plus abouti. Prisca pose les mots comme on jette des pavés : sans filtre, sans détour, avec une rage lucide et le goût du réel en bouche.
Porté par une frontwoman volcanique, le trio pousse le rock dans ses retranchements. Prisca propose même au public de former un gentil mur de la mort pendant l’un des morceaux. D’abord attentif, le public se prête au jeu et semble conquis par la prestation d’Imparfait.
Calva Louise
Au tour de la tête d’affiche de fouler la scène clermontoise pour la toute première fois. D’emblée, le trio international nous plonge dans son univers avec les titres « Tunnel Vision » et « W.T.F. », extraits de l’album Edge of the Abyss, paru en 2025. Au programme : rock alternatif, riffs metal, voix claires et screams.
Jessica Allanic est franco-vénézuélienne, Alizon Taho est français et Ben Parker néo-zélandais. Tous trois se sont rencontrés au Royaume-Uni. Cette diversité culturelle nourrit leurs influences variées qui va de System of a Down, QOTSA, Carpenter Brut, Nine Inch Nails au folk vénézuélien.
Entre metal, punk, électro et art rock, Calva Louise façonne un univers singulier, porté par des récits grandioses à la narration cinématographique et une esthétique visuelle saisissante.
Jess aime raconter les anecdotes qui jalonnent l’histoire du groupe. Ce soir, elle revient sur sa rencontre avec Alizon en France et sur leur voyage en Twingo. Le public clermontois a également droit à un avant-goût exclusif d’un nouveau clip, dont la sortie est prévue en décembre.

L’univers visuel du groupe, jusque dans ses projections sur scène, est notamment façonné par Alizon. Même le clavier coulissant sur lequel joue Jess a été conçu par le bassiste : un dispositif ingénieux qui lui permet de l’utiliser facilement en live, puis de le ranger d’un simple geste de la main.
Vêtue d’une robe d’inspiration lolita, Jess est parfaitement à l’aise sur scène. Elle passe de l’espagnol, avec « La Promesa » et « Con Corazón », à l’anglais, avec « Hate in Me » et « Aimless ».
Autre particularité du trio : Alizon joue sur une basse à cinq cordes, qui contribue à enrichir les textures sonores du groupe.
Dans la fosse, les adeptes du genre se laissent emporter par l’énergie du trio. Le concert s’achève sur « Oportunista », single paru en 2023, au groove incisif et aux paroles mêlant anglais et espagnol dans un refrain accrocheur. Une prestation qui a conquis le public clermontois !
Setlist Calva Louise


















