the distance

THE DISTANCE – ROMANO NERVOSO – KURSED – Junior Rodriguez & The Evil Things

La Boule Noire

31/03/2016

 

 

 


 

Affiche intéressante que nous propose ONE HOT MINUTE ce soir à la Boule Noire, avec pas moins de quatre groupes issus de scènes différentes.  THE DISTANCE clôturera la soirée en tête d’affiche, avec un gout de release party puisque leur dernier opus Radio Bad Receiver  sort ce jour.
Axée sur un thème Rock ‘n’ Rol,l la soirée LOCK UP YOUR DAUGHTER promet d’envoyer du lourd avec les Italo-Belges de ROMANO NERVOSO et leur Spaghetti Rock, Baby! , les montpelliérains de KURSED et Junior Rodriguez & The Evil Things avec son Stellar Rock.

 

C’est donc à Junior Rodriguez (pieds nus) et sa tribu d’ouvrir les hostilités ce soir, devant une boule noire…vide. S’il y a 20 personnes pour leur prestation c’est bien le bout du monde. On pourra éventuellement reporter ce peu de fréquentation à la grève des transports ou encore au mauvais temps, mais c’est bien dommage de voir qu’une affiche comme celle-ci ne  fédère pas plus de monde.
Qu’à cela ne tienne, contre mauvaise fortune bonne prestation.
Projet parallèle à Darkness Dynamite,  Junior Rodriguez & The Evil Things est mené par un Junior Rodrigues (c’est marqué dessus…) distillant un rock très 70’s au chant inspiré par celui de Morisson  des DOORS (ainsi que l’attitude d’ailleurs).  
Musicalement ça envoie, alternant des passages éthérés et planant à d’autres plus explosifs et brutaux. La voix chargée de réverb, une basse monstrueuse au son bien gras qui se balade sur des territoires tenus par un Stoner de bon aloi,  des guitares incisives et une ligne de futs bien calibrés font de la performance de ce soir une réussite malgré des problèmes d’amplis qui ont amputé Junior de sa six cordes.

Au premier rang, Dugulard (le batteur de THE DISTANCE) ne rate rien de la prestation et s’en régale visiblement tandis que Mike (le chanteur cette fois ci) en backstage essaye sans succès de remplacer la tête d’ampli défectueuse. Belle leçon d’entraide.
Set carré et efficace qui aurait mérité une audience plus fournie. Bravo.



 

C’est au tour de KURSED d’entrer en scène. La boule noire tarde à se remplir, mais cela n’entame en rien la détermination des gus. Hugo, Romain, Thomas et Ari vont envoyer du bois ce soir, avec un rock couillu et de très bonne facture qui déménage un max.
Evoluant dans un style très indies, j’ai été vraiment agréablement surpris par la qualité des compos et de la prestation. Quelle maitrise de leur set ! Hugo s’impose en frontman guitariste énergique, allant au contact et descendant dans la « foule », tandis que le reste de la bande assure un set carré et sans accrocs.
Après une trentaine de minutes de pur Rock bien taillé, les 4 français quittent la scène, me laissant une furieuse envie d’en écouter plus. Ils sont sur la route en ce moment pour une palanquée de dates en France, alors rencardez-vous et ne les ratez pas s’ils passent dans votre coin.



 

Que dire des ROMANO NERVOSO, si ce n’est que le délire commence dès leur apparition et plus particulièrement avec la touche de leur chanteur éponyme Romano Nervoso. Auto Proclamé Stallion (étalon), c’est un peu un mélange de Zach Galifianakis (le barbu halluciné de Very Bad Trip) et d’une Drag Queen. biberonnée au rock.
C’est donc avec ce frontman en fute à paillettes et aux paupières couvertes de mascara vert brillant que les gus vont nous donner une leçon de rock vitaminé et loufoque.
Rapidement le capital sympathie du groupe monte dans les tours. Dans le public les gens dansent et s’éclatent sans retenue tant leur naturel festif est communicatif.
Les 5 zicos sont parfaitement en phase, électrifiant la messe dite par cet évangéliste halluciné et  résolument rock. Le perfecto tranche avec le pantalon c’est vrai, mais le personnage est juste énorme.  
Difficile de définir le genre, que l’on pourrait effectivement qualifier de Punk ‘n’Roll spaghetti. Le set se termine sur un titre dans lequel j’ai capté quelques informations vitales du genre Spaghetti, Rocco Siffredi et tutti quanti. Tout un programme!
Inutile de vous dire que j’ai vraiment apprécié la prestation des belges, et c’est naturellement qu’ils entrent dans ma liste des groupes à ne surtout pas rater sur scène.



Il est 21h00 quand les parisiens de THE DISTANCE entrent en scène devant cette boule noire désespérément vide. Fort de leur dernier opus qui est sorti le jour même, la pression est là (voir l’interview réalisée 3 heures avant). Leurs nouveaux titres vont passer l’épreuve du live et je dois dire que je suis impatient d’entendre ça.
C’est sous des lights plutôt sombres (à l’image de leur dernier opus) que les quatre lascars entament leur set. Rapidement Mike est confronté à un problème de micro. Décidément ce soir c’est un peu la galère question matos,  mais cela fait partie du métier avec ses moments « Spinal Tap ».
Radio Bad Receiver  passe sans encombre le baptême du feu, avec un rendu bien brut et  dans une interprétation très 90’s. THE DISTANCE distille un Rock alternatif sous influences, dont ils se revendiquent aisément, mais attention on ne parle pas de pale copie ici. Le sujet est maitrisé et le résultat bien là. Enfants du grunge, ils nous délivrent ici un set sur vitaminé et assassin, auquel le public adhère.
Capable d’additivité, ce groupe peut jouer sur toutes les scènes en fait, pouvant jongler d’un public pop à un autre résolument plus rock. A l’image de leur dernier album, le set tient toutes ses promesses. Les références sont là et de qualité. THE DISTANCE est entré dans l’Age de la maturité musicale, en ayant gardé cet esprit rebel propre au genre.
Les zicos sont bien en place, les compos maitrisées  et la niak bien là. Le seul bémol viendra du son perfectible, que j’ai trouvé au-dessous de celui des autres groupes. Mais je chipote, au final ils nous ont livré une prestation au top.
Je vous invite naturellement à vous procurer leur dernier effort, qui vaut vraiment le détour et une attention particulière.



 

Superbe soirée donc en ce jeudi pluvieux et maussade, avec 4 groupes qui ont brassés large quant à la variation des styles. Impossible de ne pas trouver son compte avec une affiche de cette qualité, pour peu que l’on ait l’esprit un tant soit peu Rock avec un grand R !
Les absents ont toujours torts, et ce soir l’adage s’est, une fois de plus, vérifié !

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