Among The Living
Live Report

DEEP PURPLE LIVE + JEFFERSON STARSHIP à Clermont Ferrand

DEEP PURPLE – JEFFERSON STARSHIP

Zénith d’Auvergne à Clermont Ferrand
Vendredi 4 novembre 2022

Concert Gérard Drouot Productions


deep purple

Jefferson Starship, en première partie de Deep Purple, anime le Zénith d’Auvergne. Qui se souvient de Jefferson Airplane, groupe de rock  des 70’s  au son psychédélique ? Seul aujourd’hui, il ne reste plus que le guitariste David Freiberg de la formation d’origine, mais le groupe compte tout de même honorer son histoire. C’est ce qu’ils font durant les 45 minutes de jeu qui leur sont imparties. La prestation reste agréable : il faut dire que la chanteuse Cathy Richardson sait captiver l’attention des fans en multipliant les accroches notamment sur « It’s About Time » et les allusions au passé, comme sur « Sara » et « We Built This City », deux morceaux de Starship, et enfin « Somebody To Love » de The Great Society, lui-même repris par Jefferson Airplane. En une vingtaine de minutes, les roadies désinstallent puis réorganisent tout le matériel nécessaire. Le public attend sagement Deep Purple.


jefferson starship


Et DP c’est une longue histoire puisque depuis 1968,  ils ne  cessent de tourner dans le monde entier, même s’ils ont pensé à un moment que c’était la dernière fois! Pour mémoire, c’est à Hertford en Angleterre que leur histoire commence avec le guitariste Ritchie Blackmore et le clavier virevoltant de Jon Lord.  Véritable symbole,  DP est l’un des groupes qui a codifié le hard-rock avec Led Zeppelin et Black Sabbath tout en se forgeant une personnalité musicale unique grâce à ce duo de feu.
Le groupe parsème son œuvre de références au monde classique dont il était issu, faisant tenir les premiers rôles à son orgue.  Il a contribué à inventer un nouveau langage musical, au croisement du rock, du blues, du hard, sans jamais oublier ses racines. Malgré des changements de musiciens incessants, chaque nouvelle formation se voyant baptisé Mark I, II, III, IV, le groupe parvient à survivre à la mégalomanie galopante de certains de ses leaders. Et ce soir au Zénith d’Auvergne, le quintet nous le prouve encore malgré leur âge avancé !


deep purple


Sur scène, ils arrivent les uns après les autres et ça commence tout doucement avec « Mars The Bringer Of War » puis ça monte en puissance avec « Highway Star » et « Pictures of Home »,  extraits de l’album culte, Machine Head. Ian Gillan tire sur la corde et parvient toujours à chanter même si sa tessiture vocale ne parvient pas au niveau de « Child InTime ». Or, il n’est pas question de rester dans la nostalgie toute la soirée. Les Britanniques défendent également leurs nouveaux morceaux en enchaînant « No Need To Shout » et « Nothing At All » de Whoosh! (2020), illico-presto. La performance se veut authentique : l’émotion et la sincérité transpercent et effacent les méfaits de  l’âge, notamment lorsque Ian, à la voix encore hautement perchée, entame l’épique « Uncommon Man » qu’il dédie à la mémoire de l’incroyable Jon Lord (cofondateur et claviériste, décédé en 2012).


deep purple


Ses musiciens confirment ces mêmes émotions, que ce soit Don Airey, au clavier, qui nous démontre sa dextérité et sa virtuosité sur « Lazy » et « Perfect Stranger » avec improvisation du classique Mozart ou du traditionnel « Alouette » ou Roger Glover, le bassiste aux bras encore bien musclés, qui s’affirme dans un solo de basse en fin de set. Ian Paice, le batteur restant bien rondelé et souriant, s’éclate toujours en rythme derrière ses cymbales. Leurs hymnes intemporels et tant attendus comme « Smoke On the Water »,  puis « Hush » et « Black Night » en rappel font vibrer la salle. Le show demeure authentiquement rock, sans laser certes mais sur un mur de vidéos projetées dévoilant les farandoles de notes jouées par Don, les riffs virtueux de Simon, les contorsions musculaires de Ian Gillan, la rythmique époustouflante de Ian Paice et de Roger.


deep purple


Super d’avoir revu ce groupe mythique dans une salle plutôt calme, étant habituée aux salles enflammées de l’Ile de France, mais on regrette que Deep Purple ne joue qu’une setlist raccourcie en France alors que les Berlinois ont eu le bonheur d’entendre «Let The Good Times Roll » !

Alors Deep Purple fera-t-il une prochaine tournée et battront-ils le score des Rolling Stones (SIXTY TOUR) ? Pas sûr, car Ian Gillan marche tranquillement du haut de ses 77 ans tant bien même que les autres musiciens assument leur virtuosité.


Line up :

Ian Gillan (Chant)
Roger Glover (basse)
Simon McBride (guitare)
Don Airey (clavier)
Ian Paice (batterie)


 

Setlist

Mars, the Bringer of War
Highway Star
Pictures of Home
No Need To Shout
Nothing AT All
Uncommon Man
Lazy
When A blind Man Cries
Anya
Perfect Strangers
Space Truckin’
Smoke On The Water
Encore:
Hush

Black Night


 

 

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