DISTURBED – MEGADETH
Zenith de Paris, Paris – Dimanche 12 octobre 2025
Texte Elody DI Cocco et Stéphan Birlouez – Photos : Stéphan Birlouez

MEGADETH
C’est un peu déçu de les voir en première partie ce soir que j’assiste une fois de plus à ce concert sans accroc de MEGADETH.
Dave Mustaine et sa bande vont effectivement livrer un set parfait en déroulant une setlist aux p’tits oignons et assassine.
Les titres les plus emblématiques seront joués dans un Zénith quasi plein, devant une foule où les fans de MEGADETH sauront se faire entendre.
Le line-up est rodé et bien en place, ouvrant les hostilités par un Hangar 18 puissant et mettant le feu aux poudres d’entrée de jeu.
A tout le Monde produira son effet bien entendu, suivi de l’incontournable Peace Sells qui verra Vic « Rattlehead » débarquer sur scène.
Dave Mustaine est en forme, il est même parfois souriant ce qui est plutôt notable. Si la voix est là, elle n’est pas assez mise en avant à mon goût. On a parfois du mal à l’entendre.
Il se fendra même d’échanges avec le public, après un Symphony of Destruction implacable, demandant à l’assistance qui voyait MEGADETH pour la première fois ce soir.
Pas de nouveaux titres ce soir, avec leur prochain album éponyme (Megadeth) qui sortira le 23 janvier 2026. Mais si le groupe a annoncé que ce serait le dernier album de MEGADETH, une tournée d’adieu débutera en 2026.
DISTURBED
Down with the Sickness : la rage en héritage
Ce dimanche 12 octobre 2025, Disturbed soufflait les vingt-cinq ans de The Sickness, ce manifeste de rage et de douleur qui, à l’aube des années 2000, avait propulsé les quatre gamins de Chicago au panthéon du metal moderne.
Mais au Zénith de Paris, il ne s’agissait pas seulement d’un anniversaire : le concert ressemblait à un rituel, un exorcisme collectif, un appel aux ombres d’hier. Vingt-cinq ans plus tard, la colère, la peur et la folie de ce disque brûlent toujours, et semblent même plus intenses sur scène.
L’entrée fut immédiate et sans concession. Voices éclate dans la salle comme un cri dans la nuit parisienne, et la foule répond instantanément, poings levés et chants à l’unisson.
Draiman, silhouette iconique et voix perçante, capte chaque regard. Les fans historiques et les nouveaux venus vibrent à l’unisson, comme si l’album prenait vie devant eux.

Avec Stupify, le groupe enfonce le clou : riffs tranchants de Dan Donegan, basse grondante de John Moyer, batterie martelante de Mike Wengren. Les lumières rouges et blanches zèbrent le Zénith comme un orage en mouvement, accentuant le chaos organisé de la musique.
Down with the Sickness transforme le Zénith en organisme vivant. Les célèbres “ah-ah-ah-ah-ah” résonnent dans toute la salle, provoquant un rugissement collectif. Draiman descend au bord de scène, micro tendu, et chaque cri devient un moment de communion rare et viscérale.

Puis le contraste arrive avec The Sound of Silence, reprise devenue emblématique grâce à Immortalized (2015). Draiman jongle avec les nuances de sa voix, du fragile au puissant, transformant le morceau en un véritable point culminant émotionnel.
La salle retient son souffle, suspendue à chaque note, et le silence devient un outil de tension, rendant l’explosion de la fin encore plus viscérale.
Disturbed a traversé les années sans trahir son identité. Après les succès de Believe et Ten Thousand Fists, et malgré des pauses ou des projets parallèles, le groupe revient toujours avec des albums solides et des tournées impressionnantes.
Mélodie et puissance brute cohabitent, et chaque concert devient un événement à part entière, une expérience où le public est aussi acteur que spectateur.

Le final est une déflagration. The Vengeful One et Ten Thousand Fists enchaînent riffs et refrains fédérateurs. Le Zénith tout entier semble vibrer comme un seul corps.
Chaque spectateur, chaque note, chaque hurlement participe à cette énergie collective. La soirée célèbre non seulement un album, mais vingt-cinq ans de carrière, de riffs acérés, de refrains qui frappent et d’histoires partagées avec les fans.
Disturbed n’a pas seulement survécu aux évolutions du métal et aux changements de l’industrie musicale : ils ont sculpté leur légende.
De Chicago aux stades du monde entier, leur parcours est jalonné de moments intenses, de riffs reconnaissables entre tous, et d’un charisme scénique qui transcende les générations.
Sur scène, Draiman, Donegan, Moyer et Wengren incarnent plus que la musique : ils incarnent vingt-cinq ans de rage, de passion et de communion avec leurs fans.
Disturbed ne joue pas le metal : il le crie, le vit et le transforme en explosion collective. Chaque riff est un coup de poing, chaque cri une tempête, et la scène devient un champ de bataille où le public hurle à l’unisson. Vingt-cinq ans plus tard, ils restent indestructibles.























































































2 commentaires
### 1. **C’est un peu déçu**
– **Faute :** accord du participe passé/adjectif.
– **Correction :** C’est un peu déçue (puisque c’est une femme qui écrit).
### 2. **sans accrocs**
– **Faute :** pluriel incorrect ici. On dit plutôt sans accroc au singulier.
### 3. **sa band**
– **Correction :** sa bande.
### 4. **Les titres les plus emblématique**
– **Faute :** accord en genre et nombre.
– **Correction :** Les titres les plus emblématiques.
### 5. **Zénith quasi plein**
– **Faute :** on écrit Zénith avec accent (à corriger).
### 6. **ou les fans**
– **Faute :** confusion entre ou (conjonction) et où (adverbe).
– **Correction :** où.
### 7. **Le line -up et rodé**
– **Fautes :**
– espace avant et après le tiret abusif,
– faute de conjugaison : et au lieu de est.
– **Correction :** Le line-up est rodé.
### 8. **A tout le Monde**
– **Faute :** majuscule erronée sur Tout et accent manquant.
– **Correction :** À Tout le Monde.
### 9. **SI la voix**
– **Faute :** majuscule erronée.
– **Correction :** Si la voix.
### 10. **gout**
– **Faute :** accent manquant sur le û.
– **Correction :** goût.
### 11. **fendra même d’échange**
– **Faute :** singulier incorrect.
– **Correction :** fendra même d’échanges.
### 12. **le dernier album studio de sa carriere**
– **Faute :** accent manquant sur carrière.
– **Correction :** carrière.
Merci beaucoup pour cette relecture (qui me fait honte je l’avoue).
La partie MEGADETH n’a pas été relu et corrigée (pour une fois) et écrite en ligne à la va vite…
Le « déçu » vient du fait que j’en suis l’auteur (Stephan), et j’ai bien honte d’avoir publié cela en l’état.
Très bonne journée et encore merci
Stéphan