FEAR FACTORY – BUTCHER BABIES – IGNEA
Paris L’Elysée Montmartre
Un concert Base Prod

Belle affiche proposée par Base Productions ce soir à L’Elysée Montmartre, avec 4 groupes œuvrant dans des genres plutôt différents.
Ce sont les Anglais de Ghosts Of Atlantis qui ont ouvert le bal, mais malheureusement commençant trop tôt pour que j’arrive à temps. Il n’y a d’ailleurs pas grand monde pour eux, et ils finissaient leur dernier titre à mon arrivée.
IGNEA
La salle se remplit doucement alors que les Ukrainiens d’IGNEA prennent possession de la scène.
Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avec ce groupe estampillé « prog/Metal mélo », et finalement c’était une bonne surprise car pas vraiment conforme à la description. Je dirais plutôt qu’IGNEA œuvre dans un Metal musclé avec des scories folks et une grosse dose d’expérimentations. Avec une chanteuse en front line, aussi jolie qu’efficace, le combo force le respect déjà par leur énergie. Le quintet ne ménage pas sa peine et Helle (c’est son nom) balance un chant guttural digne d’une Alissa White Gluz.
Musicalement c’est massif et mélodique à la fois. Le chant clair se mariant au growl puissant de la chanteuse, le tout accompagné d’ouvertures orchestrales donnant une texture bien particulière à leurs compos. L’apport d’un clavier omniprésent mais discret élève le tout, joué comme une guitare par un géant de l’Est.
IGNEA nous raconte des histoires. Des contes au format cinématographique. Bien évidement ils distilleront un message de paix, espérant une victoire de l’Ukraine sur la Russie. Il y a un certain mysticisme qui plane sur leurs titres, ainsi que des volutes orientalisantes.
Le public adhère, studieux. J’ai bien aimé personnellement, mais j’ai trouvé que les titres se ressemblaient beaucoup finalement. Peut-être dû au son perfectible. Un set plus long m’aurait certainement perdu.
BUTCHER BABIES
Ah les BUTCHER BABIES, c’est toujours un régal de les voir sur scène. J’ai toujours vraiment apprécié leur prestation tant l’énergie qui se dégage de leur concert est au top.
Ce soir c’est dans une configuration inédite que les Américains vont jouer. En effet, Carla manque à l’appel, et c’est une première pour le combo. Pour raison médicale (opération de l’œil), elle doit rester en veille pendant 6 mois, zappant du coup la tournée Européenne.
C’est donc une configuration en mode quatuor qui se présente ce soir, avec une Heidi en solo.
Et je dois dire que j’ai pris une claque monumentale. Heidi occupe l’espace malgré la défection de son binôme. Et ça passe très bien en chant unique.
Rapidement le public est mis à contribution, les circle pits se forment et Heidi vient sans arrêt au contact. Elle descendra même dans la fosse, initiant un nouveau Circle Pit autour d’elle.
Le reste du combo n’est pas en reste question participation, ce groupe est en parfaite cohésion. On aura même le droit à un passage émotion avec Last December, livrant une Heidi touchante et touchée. Elle évoquera des moments de sa vie compliqués et remerciera chaudement le public, sa vraie famille sans qui elle ne serait plus en vie aujourd’hui.
Elle est infatigable et harangue sans arrêt la fosse, se prêtant au jeu du « droite » « gauche » avant de se quitter sur un Magnolia Blvd. Infernal.
Franchement je me suis même surpris à trouver cette configuration des BB parfaite (mais bon Carla quoi…).
FEAR FACTORY
« Gros » morceau de la soirée, FEAR FACTORY envoie d’entrée de jeu du lourd. Avec leur nouveau chanteur en façade, il reste malgré tous les deux piliers du groupe que sont Dino Cazares (guitare) et Mike Heller (batterie). Mike Heller ne sera pas de la partie ce soir à cause d’un conflit d’agenda, il est remplacé par Pete WEBBER sur la tournée (excellent batteur d’HAVOK). Et il faut bien avouer que l’esprit de FF réside en grande partie chez Cazares.
Milo Silvestro, s’il ne démérite pas loin de là, n’a pas l’accroche de Burton C. Bell et je trouve que ça se ressent en live.
Avec leur dernier opus Aggression Continuum (2021), accouché dans la douleur, FEAR FACTORY envoie une setlist faisant la part belle aux premiers albums. Du dernier seul un titre sera joué ce soir.
17 titres en 1h15, ça va vite et ne laisse pas de place à la parlotte.
Même si l’Elysée n’a pas fait le plein ce soir (il y avait quelques concerts notables à la même date), l’ambiance est tellurique.
Perso ils m’ont un peu perdu au fil de la soirée, avec un son pas optimum (mais acceptable), et une impression de lassitude du groupe. Il manquait le petit truc en plus, l’étincelle pour m’enflammer. Elle n’est pas arrivée.
Une bien belle soirée que celle-ci avec une affiche hétéroclite mais qui a fait le boulot.






























