HELLFEST Open Air 2025 – Day 1
Jeudi 19 juin
La cocotte est sur le feu!
C’est un Week-End torride à bien des égards qui s’annonce pour cette 18ème édition du HELLFEST. Clisson est en mode chaleur tournante pour accueillir son Festival et les Métalleux qui vont avec, avec 70 000 personnes par jour pour communier à l’unisson quoique l’on en pense.
Pour ma part, en photographe/rédacteur, c’est un week-end intense qui m’attend en forçat des pits. Cette année encore j’aurai fait mes 65 kms de marche, avec mon matos photo et mon binôme de cavalcade : Tac (celui avec le nez rouge et la crête. Le rouquin quoi ).
Dans le pit nous sommes connus comme ça, Tic et Tac, rangers du pit (ce n’est pas moi qui le dis, mais j’ai le nom).
Voila comment nous vivons notre Hellfest en tant que photographes. Une cavalcade entre les scènes, peu de concerts vus dans leur entièreté, une horloge qui tourne sans que l’on en voit les aiguilles, on mange (ou pas) lorsqu’on trouve un créneau (c’est rareeeee), mais on s’hydrate !
C’est avec les frenchies de DISCONNECTED qu’on ouvre le bal sous la Altar ce jeudi, et je dois dire que pour un début ça envoie du pâté. Le quintet poursuit son ascension avec cette date au HELLFEST, lieu qui adoube les groupes par leur qualité. Après avoir ouvert pour JUDAS PRIEST au Zénith de Paris en 2019, les voilà tout naturellement à leur place. Et ils ont assuré un set à l’image de leurs albums : massif !
Cette première journée sera riche en découvertes mais également en prestations de groupes que je ne suis pas forcément et qui m’ont convaincu sur scène.
Pour la partie découverte de ce jeudi, c’est avec les Norvégiens de SLOMOSA que je vais prendre une belle claque sur la Valley. Le quatuor distille un Desert Rock puissant et énergique avec une présence scénique bien dans le ton qui m’a directement séduit.
Ah Street Dogs ! ils ont apporté leur punk rock énergique au Hellfest, comblant le fan que je suis avec leurs hymnes rebelles. Mike McColgan, premier chanteur des DROPKICK MURPHYS, est le genre d’artiste entier qui va au contact du public. On le retrouvera d’ailleurs le lendemain sur la même scène avec quasiment les mêmes zicos.
Difficile de le tenir en place et les titres font mouche sur la WARZONE. Portant fièrement une chemise estampillée « Boston », sa ville d’origine avec son pote Ken Casey, Mike et sa bande vont balancer une setlsit qui fera ma journée.
De Punk Rock and Roll qui démonte tout en passant par Tobe’s Got a Drinking Problem pour finir sur ce Fighter qui résume bien le personnage, les Street Dogs vont à l’essentiel à coups de titres courts et rudement efficaces. Le public de la Warzone a adhéré !
J’ai beaucoup aimé la prestation tant musicale que visuelle des Blackeux Islandais de Misþyrming. Une retrouvaille pour ma part après les avoir vus une première fois sur la même scène (Temple) en 2018. Expressif et intense. Il faut que je me penche plus sérieusement sur ce groupe.
Du set de Seven Hours After Violet, groupe de metalcore américain formé par le bassiste de System of a Down Shavo Odadjian, j’avoue que je n’en ai pas vu grand-chose. Un titre et dehors.
Encore une belle claque avec les furieux Australiens d’AIRBOURNE et leur set toujours puissant et sans concession. Ça joue et le reste importe peu. Rien n’arrête les frangins O’Keeffe et leur tribu pour nous balancer à la gueule leur dernier album Gutsy. Impossible de faire l’impasse sur leur prestation, tant l’énergie est là, brute.
Le public, qui cuit déjà sous la chaleur qui ira crescendo sur le week-end, s’en donne à cœur joie. Joel balancera quelques pichets de binouze dans le public et se fendra d’une balade dans le public, comme à son habitude. En meme temps c’est leur 6éme fois au HF, ils sont à la maison.
Fit for an Autopsy a apporté une dose de brutalité au Hellfest avec leur deathcore intense. Leur performance a été une démonstration de puissance et de technique.
Je ne suis pas forcément un fan du genre mais voici un groupe capable de me faire changer d’avis. De plus c’est leur premier HELLFEST, ça se fête !
Ishan livrera aussi un set carré, comme d’habitude j’ai envie de dire. Je n’en ai pas vu et entendu beaucoup mais il m’a paru plutôt en place et immersif. Mais je n’ai pas eu le temps de voir le set complet, hélas.
Till LINDEMANN affichant en backdrop « CENSORED », donne le ton et passe le message. Entre personnage à la fois sulfureux (et rouge) et clownesque, certains le trouvent répugnant et d’autre l’adulent. Une chose est certaine c’est qu’il ne laisse pas indifférent et il ouvre le bal des artistes controversés sur l’édition 2025.
Perso j’ai adoré sa prestation et son univers. Comme à son habitude Till joue la provoque, avec XXX placardé en fond de scène alternant avec « Censored », balançant les micros dans le pit, ou sur scène, grimaçant à l’envie mais toujours rigolard.
Il y a suffisamment de scènes actives sur le même créneau horaire pour faire l’impasse et rester conforme à sa position.
Jinjer a livré une performance au top, mettant en avant la puissance vocale de Tatiana Shmailyuk, largement mise en avant comme d’habitude. Tatiana invitera même un fan à monter sur scène pour chanter avec elle, créant une connexion spéciale avec le public.
Leur set a été une démonstration de technique et d’énergie brute devant une Altar blindée. J’apprécie de plus en plus ce groupe au fil du temps, et tout particulièrement sur scène.
On finira cette « courte » journée par les frenchies de RISE OF THE NORTH STAR, remplaçant (avantageusement pour moi) ULTRA VOMIT qui ont dû annuler leur venue pour raison médicale concernant Fœtus. Leur mélange unique de hardcore et de culture japonaise mettra le feu à la Main Stage 2, en configuration visages découverts.
C’est la première fois que je vois le visage de Victor (Vithia) Leroy le chanteur, habituellement masqué. Musicalement et visuellement ils ont livré un set à la hauteur des attentes, et c’est une vraie marque de professionnalisme sachant qu’ils n’étaient pas programmés à l’origine. Bravo.
Retour au camp de base pour vider les cartes mémoires, boire un (des) coups et refaire le monde avec Tac en se disant que l’amuse-gueule était bien bon et qu’il reste encore 3 jours pleins à couvrir sous une chaleur qui s’annonce accablante. Le plaisir s’installe faisant déja place
















































