Among The Living
Live Report

Joe Bonamassa @ Le Grand Rex – Paris

Joe Bonamassa – Le Grand Rex Paris

1er Avril 2013

LineUp
Carmine Rojas : Basse
Tal Bergman : Batterie
Rick Melick : Keyboard
Joe Bonamassa : Chant / Guitare

 

 

 

 

 

 


C’est dans une salle prestigieuse et confortable qu’a choisi de se produire Joe Bonamassa ce soir du 1er Avril.
Sans première partie, juste lui et le Grand Rex, comblé de privilégiés qui se souviendront longtemps cette gourmandise de Pâques servit par un Maestro de la six cordes.
L’intensité va monter progressivement au long de cette soirée, commençant par cinq titres joués en acoustique, version Club live, juste accompagné de Tal Bergman aux percus (Congas) et du brillant Rick Melick au piano.

Les lumières s’éteignent et retentit une reprise pré enregistrée d’Highway to Hell à la sauce Bonamassa : la machine est lancée.

Pourvu de ses plus belles chaussettes (rouges) pour cette date parisienne et d’un costume noir impeccable, Joe Bonamassa nous offre une prestation de qualité, exploitant tout le potentiel de ses zicos (Rick Melick vous fera voir l’accordéon autrement) jusqu’à un final époustouflant sur Woke Up Dreaming appelant un solo de percus  d’un Tal Bergman survolté. Ce morceau est tout simplement incroyable en live !


 
Joe Bonamassa

 

Slow Train marque le passage à la partie électrique du set, et à partir de là tout s’accélère.  Malgré un problème de gorge, Bonamassa donnera le meilleur de lui, sa voix est là et ne le lâchera pas de la soirée. On voyage avec lui sur Dust Bowl, on plane avec Dislocated Boy, les titres glissent les uns après les autres, titillant vos sens.
Il vous brosse dans le sens du poil, avec un toucher et son phrasé inimitables, Joe Bonamassa nous submerge de riffs chirurgicaux, puissants et jamais ennuyeux. Quel musicien !…
La salle est acquise ! Comment rester indiffèrent face à ce centaure de la guitare? Midnight Blues plante le clou de la sensualité, son blues vous envahit et vous transporte dans un voyage luxueux et confortable. On ferme les yeux, happé par les fauteuils poussant au crime du grand Rex, on entend Garry Moore sur un Empty Room tout droit sorti du Live légendaire  We Want Moore, un touché aussi fin, un baume contre la morosité.
Rappel à l’ordre avec Young man’s Blues (Mose Allison ), Bonamassa nous sort sa double manche, Carmine Rojas excelle à la basse, son line up est au top. Le titre est hystérique, avec des breaks qui coupent le souffle, on le croirait sorti d’un film de Tarantino.


Joe Bonamassa
 

 

21h20 solo de Batterie… que dis-je !!! Démonstration de percus, suivent Look Over yonders Wall et le heavy Ballad of John Henry  qui nous amènent au rappel. Il est 21h45.
Allez encore deux derniers morceaux en guise de cerise sur le gâteau.  Asking Around For You tiré de l’excellent album You & me et surtout la reprise des ZZ Top Just Got Paid à laquelle il vient greffer une multitude de riffs légendairse comme celui de Here I Go Again de Whitesnake ou encore  de Whole Lotta Love de Led Zep.
Joe Bonamassa nous aura fait passer d’un Blues type club intimiste à un Blues Rock léché et inspiré pour finir sur un pur hard Rock talentueux, le tout sur 2h10 de show.
Dire que j’avais un doute quant à ma faculté à tenir un concert entier de Bonamassa sans voir poindre une pointe de lassitude, mais il faut bien l’admettre (et sans peine) ce maestro du manche excelle là ou certaines icones de la six cordes ont tendance à s’enliser dans l’ennui à vouloir trop en faire (non non je ne citerai personne…).
Même si  j’aime beaucoup ses prestations studios, le talent et l’art de Joe Bonamassa prennent toutes leurs dimensions en live, il faut l’avoir vu sur scène pour réaliser combien le bonhomme est génial.

Joe BonamassaJoe Bonamassa

(PS : vous excuserez la qualité médiocre des photos prises à la volée avec un appareil compact car le management n’a autorisé aucun photographe sur le concert).

Setlist
Seagul
Jelly Roll
Jockey Full Of Bourbon
Athens to Athens
Woke Up Dreaming

Slow Train

Dust Bowl
Dislocated Boy
Driving Towards the Daylight
Who’s Been Talking
Midnight Blues
Young man’s blues
Look Over Yonders Wall
Ballad of John Henry

Rappel
Asking Around for You
Just Got Paid

 

 

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