Among The Living
Live Report

Lloyd Cole @La Maroquinerie de Paris

LLOYD COLE
@La Maroquinerie de Paris
Mercredi 15 Mars 2017


Les portes de La Maroquinerie ouvrent à 19h30 et le public investit la place, majoritairement quadragénaire et quinquagénaire.  Logique ‘Rattlesnakes’, le premier album de Lloyd Cole et les Commotions, sortait en 1984.

Il est à peu près 20h20 quand le chanteur anglais entre seul sur scène et lance avec Patience, sans tambours ni trompettes, une première partie de concert qui alternera traits d’humour et chansons.

Côté humour, l’anglais n’en manque pas. A propos d’Universal qui s’est rappelé qu’il n’était pas mort et lui a proposé de sortir un coffret sur sa carrière avec Les Commotions ; un coffret sur sa carrière solo a été réalisé par la suite qui sort le jour du concert d’ailleurs. A propos des lunettes qu’il met quand il s’accorde, évoquant les lentilles qu’il ne met plus car il avait de toutes les façons besoin de lunettes et qu’il en avait marre d’être rappelé à l’ordre deux fois sur son âge. Ou lorsqu’il taquine son public, constatant l’âge des fans, et demandant si la sécurité possède des défibrillateurs.

Et ce public, du coup, comment est-il ? Nombreux, la date affiche complet ; toutefois la fosse laisse de l’espace à chacun ce qui est plutôt bien car il fait franchement chaud dans la salle de la rue Boyer. Attentif et calme ; il applaudit chaleureusement chaque morceau mais ne se manifestera plus amplement que sur ‘Jennifer Said’ où il chantera spontanément avec Lloyd, titre qui arrive en fin de première partie.

Côté morceau, on notera le joli ‘Pretty Gone’, remarquera que ‘My Bag’ déclenche dès ses premières notes des acclamations des fans. Et on se dira que ‘Rattlesnakes’ est tellement belle dans sa version originale que la version acoustique la dessert plutôt.

Globalement, cette première partie est calme pour ne pas dire plate. Les titres en acoustiques n’offrent pas une grande variété de rythme, le public reste tranquille et le chanteur n’encourage pas les effusions.



Un dernier trait d’humour arrive à la fin de cette première partie où l’anglais dit que le rythme de la seconde partie devrait être plus relevé, que le public est invité à chanter évidemment ; par contre, il explique que si les fans se sentent l’âme de batteur et que l’envie leur prend de taper des mains, et bien, qu’ils évitent car d’après le chanteur le résultat est souvent catastrophique !

Alors que ‘Jennifer Said’ réveillait un peu la soirée, Lloyd fait une pause de vingt-cinq minutes, laissant peu de chances à la soirée de s’enflammer. Il est à peine 21h10.

La scène est sobrement habillée : une table pour l’eau et la serviette de Lloyd Cole, un pupitre pour la setlist.

Retour du chanteur avec son fils William Cole qui l’accompagne à la guitare pour cette seconde partie. Fils aussi peu expressif que son père ;  un peu de trac peut-être. Les applaudissements du public sur son solo pendant ‘Like Lovers Do’ lui décoche quand même un sourire.

Le rythme ne change pas du tout au tout ; l’impression est même que les deux hommes sont très concentrés, trop pour se laisser aller. On a quand même envie de leur dire « les gars, jouer vos morceaux, c’est bien, mais il y a un public – acquis à votre cause certes – mais ajouter un peu de chaleur ne serait pas trop mal, non ? ». Evidemment, Lloyd Cole n’est pas le plus extraverti des artistes mais tout de même, il manque une étincelle, une variation dans la linéarité de ce concert.

Toutefois, le plus important est la réaction du public, son appréciation, il reste le seul juge. Et là, sans ambiguïté aucune, les fans prennent du plaisir, c’est bien là l’essentiel. Les preuves : l’accueil réservé à Mr Malcontent, leur ferveur sur ‘Are You Ready To Be Heartbroken’, titre – tube !- qui sera très applaudi tout comme ‘Charlotte Street’. Et même si d’aucuns pourraient regretter la beauté des versions électriques de ces chansons pop, Lloyd Cole a offert une prestation que ses fans ont apprécié. Que souhaiter de plus ?

 


Patience

Perfect Blue

Rattlesnakes

Sometimes It Snows In April

Loveless

I don’t Know That You Cared

Love Ruins Everything

Lovely…

Pretty Gone

My Bag

Butterfly

So You’d Like To Save The World

Jennifer Said

———

Don’t Look Back

Mr Malcontent

Like Lovers Do

Are You Ready To Be HeartBroken

Cut Me Down

Charlotte Street

Perfect Skin

2 CV

Undressed

Four Flight…

No Blue Skies

No More Love Song

Hey Rusty

Brand New Friend

Lost Week-End

Forest Fire

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