PlaneR Fest 2025 : entre fureur metal, escapades sonores et shows mémorables
Remerciements à l’organisation du PlaneR fest, à Paco Chetail et à Elodie Briffard
Texte et photos par Martine Varago
La deuxième journée du Plane R Fest 2025 a offert une montée en puissance sonore exceptionnelle, portée par des groupes aux univers variés, tous aussi explosifs que singuliers. Retour sur les performances marquantes d’un festival qui confirme sa place parmi les rendez-vous majeurs des musiques extrêmes et hybrides.
Perséide, une constellation au son metalcore
C’est le groupe lyonnais qui ouvre cette deuxième journée du Plane R fest.
Formé en 2001, les membres du groupe, à savoir Julien, Guillaume, Anthony et Adrien ont grandi ensemble avant de lancer leur projet Perséide durant leurs années de lycée. Leur son est un mélange énergique de metal moderne passant du pop au metalcore, avec des rythmes lourds, des guitares old-school, des synthés électro et des refrains accrocheurs.
En les écoutant, on ressent des influences de groupes comme Avenged Sevenfold, In Flames, The Used, Stone Sour, Enter Shikari. Son mélange de rock, metal, punk américain et électro offre des refrains accrocheurs, avec des titres comme « Falling Down » et « Plain Flour ». Ils apportent un son frais, hybride et mélodique, parfait pour les amateurs de metalcore moderne, teinté d’électro et d’énergie rock. Et de la fraîcheur, on en a besoin par cette après-midi estivale. Le quatuor se montre talentueux aussi bien de part les instruments à cordes que par la rythmique et le chant.
Amon Sethis, des envolées de power/prog metal
Puis Amon Sethis, groupe originaire de Grenoble, formé en 2007, se dévoile au festival. Tels des héros tirés d’un monde égyptien, les cinq membres du groupe reconnus pour ses albums-concepts autour de l’Égypte antique, animent à merveille l’audience.
On plonge immédiatement dans leur univers. Dès l’intro instrumentale, le chanteur arrive sur scène masqué, une torche à la main afin d’allumer quelques éléments du décor. Fer de lance du power/prog metal narratif français, Amon Sethis propose un univers égyptien immersif, entre masques, torches et dynasties oubliées. Leur dernier opus, Dawn of an Apocalyptic World (Season of Mist, 2025), est une fresque sombre mêlant conflits et malédictions, servie par une mise en scène soignée.
De plus, le chanteur ultra expressif tant vocalement que physiquement incarne les morceaux et parvient à faire passer toute la palette de sentiments à travers sa voix…. De magistrales envolées au chant plus guttural et agressif, leur metal historique, épique et théâtral passe très bien à Montcul.
Line-up
Julien Tournoud (chant)
Andrea Ricci (guitare)
Laetitia Bertrand (basse)
Sébastien Perrad (batterie)
Benjamin Naire claviers
Eight Sins et leur devise « Beers & Moshpit!! »
Encore un groupe de Grenoble qui s’est formé en 2006 par un groupe d’amis passionnés de musique live. Après 15 ans d’expérience scénique, Eight Sins a évolué. Fidèles à leur devise « Beers & Moshpit!! », le combo livre un set furieux, entre thrash US et hardcore new-yorkais. Et la performance live met le feu à la fosse ; leur énergie est communicative.
Leur son riche est puissant et révèle des notes musicales puisées dans Walls of Jericho, Agnostic Front, Terror, Municipal Waste, Madball, Sick of It All, Unearth, Black Bomb A ou Lofofora. En outre, Le quatuor s’est produit sur la Warzone du Hellfest 2024, un signe de leur montée en puissance dans le circuit. Et leur prestation scénique a bien évolué depuis deux ans. On ressent l’expérience musicale et aussi celle du live plus soignée.
Line‑up :
Loïc Pouillon (chant)
Arnaud Groby (guitare)
Mikael Loran (basse)
Julien Alves (batterie)
Future Palace, une résonance puissante
Ce trio post-hardcore berlinois fait sensation, depuis 2018, avec ses textures électroniques, ses refrains puissants et ses paroles introspectives. Emmené par la charismatique Maria Lessing, Future Palace électrise le public avec une setlist issue de leurs trois albums (Escape, Run, Distortion).
Ils mélangent des influences post-hardcore, rock alternatif, electronic et synthé-pop des années 80 en un son puissant, émotionnellement résonnant Avec des paroles profondes, des émotions et une énergie live puissante, leur présence sur scène plaît au public qui découvre ce groupe excitant.
Line-up :
Maria Lessing (chant)
Manuel Kohlert (guitare)
Johannes Frenzel (batterie).
Planet of Zeus, un rock’n’roll débridé et carré Planet of Zeus est un groupe de heavy rock/stoner-rock originaire d’Athènes, en Grèce, formé en 2000. Ils ont construit une solide réputation pour les performances live électrisantes et les riffs bruts, axés sur le groove.
Leur show plein d’énergie présente avec subtilité ce mélange de stoner rock, heavy metal avec une touche de rock mature et lourd. Les musiciens s’impliquent et sont complices. Ils jouent serré un rock n’roll à la fois débridé et carré. La section rythmique avec Serafim Giannakopoulos et Giannis Vrazos est très solide. Les fans du genre se montrent enthousiastes et heureux de leur spectacle.
Line-up :
Babis Émissions (voix, guitare)
Stelios Provis (guitare, voix)
Giannis Vrazos (basse)
Serafeim Giannakopoulos (batterie)
feuerschwanz, un power metal fiévreux
Ce nom de groupe quelque peu original est composé de « fever » en anglais et de «chwanz » en allemand –qui se traduit littéralement par « queue ». Est-ce un nom de créature fantastique : peut-être un lézard à queue de pierre ou une bête mythique avec une queue fiévreuse et lumineuse ?
Fondé en 2004 par Peter Henrici et des amis musiciens, Feuerschwanz a commencé à jouer du rock comique médiéval avec des paroles humoristiques et pleines d’humour. Au fil du temps, ils signent chez Napalm Records en 2019. Sur les planches, leur musique mélange des instruments médiévaux comme les flûtes, les cornemuses et la vielle à roue avec des riffs lourds et des chants prêts pour la fête.
Joyeux comme le power metal, avec un ton à la fois épique et sérieux, le quintet en impose et transmet leurs belles émotions. Avec un côté théâtral ajouté sur scène, des jeux avec le feu, Feverschwanz conserve leur humour caractéristique. Associé à leur musique, les œuvres jouées mettent l’accent sur la narration, la mythologie, et le fantastique. Un spectacle sublime parfaitement géré.
Line-up
Hauptmann (voix/guitare)
Hodi (flûtes, cornemuses, guitares, voix)
Hans (guitare électrique)
Jarne (basse)
Rollo (batterie)
Johanna (violon, vielle à roue)
Locomuerte, un véritable cataclysme
Est-il nécessaire de présenter Locomuerte ? Groupe français de thrash‑punk crossover Chicano, originaire de l’Île‑de‑France, ce groupe underground en 2009, sème la tempête partout où il passe. Un son endiablé influencé par de grosses pointures comme Suicidal Tendencies, Anthrax, Agnostic Front, Motörhead, Steeven, leur chanteur insuffle un chant en espagnol et adopte un comportement sauvage et débridé tel le MC5.
Remuants et sauvages sur scène, les quatre moshers mènent la vie dure au service de sécurité. Mais c’est avant tout la fiesta qui compte et leur spectacle du jour est encore plus explosif qu’à l’accoutumée. Avec un numéro spécial de catcheurs sur scène, le lancer de crocodiles gonflables verts dans la foule, l’appel à la famille à monter sur scène, le show du Planerfest bat tous les records. Steeven, voyant la scène grouiller de monde, s’oblige à crier : « ça suffit maintenant ! Y’a assez de monde. » Leur énergie subversive est un véritable cataclysme ce soir.
Line-up :
Steeven Corsini (El Termito) – chant
Richard Viemon (El Mitcho) – guitare
Nicolas Hussard (Nico Loco) – basse
Florian Pons (El Floco) – batterie (depuis 2019)
Gloryhammer, le power metal de retour d’Ecosse
Gloryhammer et leur power metal originaire d’Écosse monte sur le Terminal 1. Formé en 2010, le quintet aux mélodies épiques, riffs puissants nous amène dans un conte fantastique. Connu pour leurs performances théâtrales et leurs costumes adaptés au thème, Gloryhammer conduit immédiatement le public dans la ferveur et la danse.
Sozos, le frontman depuis fin 2021, rajoute une touche d’agitation. Brandissant le marteau et portant l’armure (même par cette chaleur), il hargue la scène et fait brandir les poings et les cornes des Hoots. Les jeux de lumière multicolores apportent une dimension visuelle à leur musique. Le power metal version space fantasy avec ses costumes, ses histoires épiques et ses héros s’affrontent dans une fresque musicale haute en couleurs. Une performance théâtrale qui ravit les fans.
Line-up :
Angus McFife (chant) – Sozos Michael
Ser Proletius (guitare) – Paul Templing
The Hootsman (basse) – James Cartwright
Zargothrax (claviers) – Christopher Bowes
Ralathor (batterie) – Ben Turk
Angelus Apatrida, la puissance brute
Quand le thrash débarque au Plane R fest, c’est avec les espagnols Angelus Apatrida que cela se passe. Arrivant tout droit d’Espagne, les thrasheurs se font tout de suite appréciés par le public déjà chauffé à blanc par les deux groupes précédents. Ayant joué en ouverture pour Sepultura, Arch Enemy ou Destruction, le quatuor ibérique a pris de l’ampleur. Depuis, les espagnols
enchaînent les tournées internationales et live, on obtient une prestation à la hauteur. Le son est au top, l’énergie aussi. Les morceaux se succèdent et les musiciens sont en forme. La machine thrash s’emballe et les titres animent la fosse jusqu’au bout du concert. Tout en puissance brute cette prestation musicale éclabousse. Une performance énorme à la hauteur de ces anciens thrasheurs !
Line-up
Guillermo Izquierdo (chant, guitare)
Jose Izquierdo (basse)
Victor Valera (batterie)
David Alvarez (batterie)
Perturbator, la machine electro electro «metal »
Perturbator, de son vrai nom James Kent, est un jeune musicien parisien qui se présente en duo en clôture du Plane R fest. Puisant ses influences dans Kavinsky, Vangelis ou Tangerine Dream et inspiré par les bandes originales de films des 80’s , il aime créer une musique électronique. Le duo occupe une place importante au sein du mouvement désormais qualifié de Synthwave aux côtés de son compatriote Carpenter Brut.
La prestation de cette soirée plaît davantage aux amateurs d’électro que de metal. Il offre une expérience sensorielle totale, entre synthés rétros, percussions profondes et guitares métalliques. Un final hypnotique pour faire danser la foule jusqu’à1h30 du matin.
Une édition 2025 qui frappe fort, entre fureur metal, escapades sonores et shows mémorables. Le Plane R Fest confirme son statut de rendez-vous incontournable pour les amateurs de musiques extrêmes et hybrides.
Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle ascension sonore.





































































