Les Danois de Vola fêtent cette année leurs dix ans d’existence. Et ils le fêtent de la plus belle des manières possibles en jouant partout à travers le monde. Nous avons rencontré ce groupe aussi talentueux que sympathique au Hellfest.
Vous êtes actuellement en tournée dans tous les gros festivals européens. Comment ça se passe ?
C’est cool. Nous manquons parfois un peu de sommeil car nos avions sont souvent tôt le matin mais on s’amuse bien. Dès que tu es sur scène tu oublies tout ça. On a fait le Download, le Hellfest, le Copenhell récemment… On sera à l’affiche du festival Alcatraz en Aout prochain.
Vous êtes en tournée tout le temps. Vous étiez aux Etats-Unis en mars avril, en Europe actuellement puis vous retournez aux States à l’automne.
On est super contents. Les gens viennent nous voir en concerts, achètent nos disques. C’est plus que cool.
Est-ce que Vola n’est pas un groupe metal qui peut plaire à un public non metal ?
C’est possible. Nous aimons les vocaux clairs ce qui fait que notre musique est peut-être accessible à un grand nombre de personnes.
Dans votre dernier album il y a même des titres presque pop.
Nous ne sommes pas forcément intéressés par les morceaux complexes. Nous aimons les morceaux simples. Mais à l’intérieur de cette simplicité apparente nous aimons ajouter des détails un peu étranges.
J’ai trouvé que cet album avait un côté cinématique.
Oui. C’est important qu’il y ait une transition entre les morceaux même si nous n’écrivons pas l’équivalent d’un storyboard pour nos disques.
Comment Anders Fridén le chanteur de In Flames s’est retrouvé au chant du premier titre de l’album « Cannibal ».
Il est fan de Vola. Quand nous avons joué à LA il y a deux ans les membres de In Flames sont venus nous voir jouer. Nous avons discuté et on s’est dit que ce serait sympa qu’il chante sur l’un de nos morceaux. C’est cool d’avoir sur ton disque quelqu’un dont tu étais ultra fan à l’adolescence.
Votre musique est très mélancolique. Elle peut évoquer le lever ou le coucher de soleil.
Cool que tu la ressentes ainsi. On aime le clair/obscur. Être entre la lumière et les ténèbres.
Depuis vos débuts vous êtes sur Mascot. Vous vous sentez bien chez eux ?
Nous avions sorti notre premier album en auto-prod. Mascot l’a ressorti et nous leur sommes restés fidèles. Ils s’occupent super bien des groupes de leur catalogue.
Vous allez jouer en Novembre à Copenhague votre premier album dans son intégralité.
Oui ce sera une représentation unique. Cela va être un événement spécial. Surtout que la salle, le Koncerthuset est magique. On espère que notre public français viendra nous voir à cette occasion.
Vous jouez tellement souvent et partout qu’on a l’impression que c’est le « Never Ending Tour » de Dylan.
(Rires). On aime bien être à la maison, se prendre une bière et composer mais tourner est un vrai plaisir.
Même si Vola est devenu un groupe assez gros il vous arrive encore de jouer dans de petites salles comme au Petit Bain il y a quelques mois.
Pour le coup c’était vraiment petit (rires). On a autant de plaisir à jouer dans une petite salle que dans un gros festival. Après il vaut mieux jouer dans une salle où les gens se sentent à l’aise et pas trop tassés les uns sur les autres.



