Among The Living
Live Report

Robert CRAY + Kuku @ Le Trabendio – PARIS

Robert CRAY + Kuku

Le trabendo Paris le 28 février 2013

Nothing But Love Club Tour 2013

 
 
 
 
 
 
 19h30 ce jeudi soir à la villette, le thermomètre est au plus bas et l’humidité de l’air transperce mon vieux cuir. Mais ce n’est pas ces petits désagréments d’ordre climatique qui arrêteront mes pas décidés. Ce soir c’est au TRABENDO qu’il faut être pour celui qui recherche la chaleur : dans un cadre flambant neuf Robert CRAY est en ville.
 
 
C’est le soleil du Niger si bien transposé par KUKU qui vient dégeler en quelques accords un Trabendo qui se remplit doucement mais surement. 
Accompagné de sa six cordes, Kuku nous distille son Blues aux consonances africaines, mélangeant le nigérian et l’anglais en faisant briller avec humour un soleil bienvenu. 
Le public adhère dès les premières notes, et ne le lâchera plus de son set. Les liens avec son Afrique ancestrale transpirent au travers de sa musique. 
Mélangés aux influences de son Amérique natale cela donne une ambiance riche en émotions et festive. 
Un très bon moment de musique sincère et conviviale.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Place à Robert CRAY, ou plutôt au Robert CRAY Band devrai je dire, car il n’est pas seul sur scène mais entouré de pointures. C’est un TRABENDO SoldOut qui accueille ce soir ce pilier du blues, venu faire la promotion de son 16eme album (Nothin But Love) encensé par la presse et réalisé en seulement deux semaines de studio. Quel plaisir de voir ce « jeune » homme de 60 balais en chair et en os, sobrement vêtu et un sourire timide sur le visage, prendre sa guitare et entamer le show sur I Shiver.
Les deux premiers titres sont nécessaires pour faire tomber les dernières défenses du public, la température monte les lumières se tamisent : le ton est donné.
 
Le blues classe et élégant de Robert CRAY touche juste, transformant le TRABENDO refait à neuf en club de blues feutré made in USA. La communion se fait, le public réagit et les échanges avec le prouvent. Accessible et simple, il nous délivre un set qui comblerait les plus exigeants de ses admirateurs et bien entendu de tous les autres.
Le reste du band est tout aussi remarquable. Grosse impression de l’organiste Jim Pugh aussi talentueux qu’élégant, à la basse un incontournable Richard Cousins déconcertant de facilité, et une batterie tenue par Les Falconer le colosse qui a rejoint le groupe en février remplaçant Tony Braunagel sur la tournée.

En 15 morceaux et un peu plus de 1h45, Robert CRAY et ses acolytes nous ont fait voyager dans l’univers feutré de leur Blues léché, saupoudré de Soul et parfois de Funk (comme sur Poor Johnny), survolant sa discographie de bout en bout. Bien rodés et taillés pour la scène ils nous joueront 4 morceaux de leur dernier opus dont le magnifique Sadder Days aux intonations Soul, et A Memo au rif que je trouve personnellement fameux.

Quelle leçon de blues et d’humilité donnée par ce grand Monsieur ce soir. Celui-là même qui fut intronisé au Blues Hall of Fame, qui a vendu des millions de disques, qui a joué avec les plus grands noms du blues, celui que BB King a surnommé le Prophète du Blues et qui a reçu pas moins de 5 Grammy Awards (équivalent des victoires de la musique US).

La salle est comblée et le groupe quitte la scène sur A Memo et Time Makes Two en guise de rappel. Sous une pluie d’applaudissements la bande de Robert Cray et lui-même nous saluent une dernière fois, laissant son public comblé qui comme moi probablement n’a plus qu’une pensée : Vivement la prochaine.

C’est le cœur chaud et l’esprit enivré de Blues que je rentre ce soir-là, affrontant les rigueurs de l’hiver parisien qui n’arriveront pas à entamer ma bonne humeur.

Chapeau bas à vous, Mister CRAY, et à ta troupe, pour cette soirée mémorable et bleue intense.

Les Photos

Setlist
I Shiver
Two Steps from The End
Right Next Door
Don’t You Even Care?
Bad Influence
Poor Johnny
Won’t Be Coming Home
Fix This
Chicken in the Kitchen
Worry
One in the Middle
Sadder Days
Smoking Gun
Rappel
A Memo (Nothin But Love)
Time Makes Two

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