Stick To Your Guns + Body Snatcher + Elwood + No Cure
Le Trabendo, Paris.
25 janvier 2025
Remerciements à Rage Tour
En compagnie de No Cure, Elwood et Body Snatcher, le metalcore et le punk hardcore se mélangent au Trabendo au cours d’un soir hivernal fort pluvieux. Salle comble ce samedi, la date est sold out ! Les fans se sont donnés le mot pour accueillir les californiens et vont bien les méduser.
No Cure, entre death metal et hardcore, prend la scène d’assaut
Après quelques problèmes techniques qui engendrent un léger retard dans le démarrage, No Cure entame son set. Né en plein Covid, ce jeune groupe en provenance d’Alabama, délivre un hardcore qu’ils qualifient eux-mêmes de vicieux. Le mélange de death metal et de hardcore n’est pas nouveau avec l’harmonie toujours croissante entre les deux genres mais No Cure se démarque par leur heavy rock / death metal et leurs voix gutturales épousent parfaitement ces genres extrêmes.
Le chanteur Blaythe Steuer ne cesse d’arpenter la scène sur toute sa longueur, laissant les deux guitaristes sur le bord gauche de la scène et le bassiste sur la droite. Bien que ce soit un quintet débutant, le frontman est très présent et invite au circle pit.
Elwood Stray offre un alliage de hardcore/metalcore mélodique
Le prochain combo à monter sur scène, de nationalité allemande, offre une combinaison de mélodies accrocheuses et un son brut. Sur des éléments de hardcore moderne et de metalcore vient se greffer l’habile jeu de cris et de voix propres. Avec leurs paroles, Elwood Stray attire l’attention sur les griefs dans le monde et ne se limite pas à leurs mots. Les allemands d’Essen mettent en place un spectacle énergique de metalcore/hardcore moderne. Ils mélangent ces éléments de genres musicaux d’une manière similaire à Landmvrks.
Bodysnatcher livre son énergie et la pesanteur du deathcore
Un retour vers les Etats-Unis, à Melbourne, en Floride, d’où est originaire Bodysnatcherqui arrive avec son artillerie lourde dans le deathcore. Chaque membre de ce groupe a une présence forte sur scène. Ils commencent avec l’un de leurs plus grands titres «Behind The Crowd », qui donne directement leurs sonorités : guitares tranchantes, basses épaisses, martèlement puissant et voix saturée.
Leur fontman Kyle Medina est un sacré provocateur et il n’est pas rare que cela déchaîne les mauvais esprits dans la fosse, allant jusqu’à la bagarre ! Mais ce soir, le quartet présente ses morceaux, dans un esprit clean, à la fois avec énergie et pesanteur. La salle est échauffée. Cela headbangue dur mais le set court se termine. Ce qui laisse un intermède de près de 15 minutes avant que la tête d’affiche ne monte sur scène.
Stick To Your Guns bondit dans une ambiance éruptive
Sans surprise, les californiens arrivent sous les feux de la rampe et détonnent sur « Against Them All ». Une intensité implacable s’installe entre le public et le groupe. Dès les premières explosions de décibels, les plus érudits se lancent depuis la scène pour s’éclater dans la foule. Quel que soit le titre depuis « Severed Forever », « Such Pain » ou « What Choice Did You Give Us? », les plongeurs montent, se jettent sur le public et remontent, obligeant le frontman Barnett à reculer.
A voir leurs yeux ébahis, on peut penser que les Américains ont du mal à croire que ces foutus français foncent dans le vide tel un animal se jetant sur sa proie ! Dans sa peau hardcore, Barnett se déchaîne tout comme les guitaristes et bassiste qui bondissent dans l’atmosphère de folie.
S’il y a un message que Stick To Your Guns veut faire passer à ses fans dans « Keep Planting Flowers », c’est de se chercher et de se chercher. STYG culmine sur cette sortie lorsque « Keep Planting Flowers » est suivi du rythme galopant de « We All Die Anyway ». De plus, le duo de guitaristes Chris Rawson et Josh James poursuit son plein essor avec une puissance métallique, tandis que le batteur Adam Galindo et le bassiste Andrew Rose maintiennent la lourde fondation du quintette.
Lorsque survient « Nobody » puis se termine, on s’attend à un rappel. Que nenni ! Les musiciens saluent rapidement leurs fans et quittent trop vite la partie. Dommage, ce jeu chaotique de 55 minutes souligne leur force mentale mais laisse sur sa faim. Plein de frénésie, de décibels dans la pénombre puis le vide sous la lumière…
Setlist Stick To Your Guns
Nobody

































