Les Tambours du Bronx
WAREHOUSE Nantes
Vendredi 22 Novembre 2019

les tambours du bronx


Le temps était maussade ce vendredi soir à Nantes et c’est du côté du quai des Antilles qu’il fallait venir chercher la chaleur.

En effet le désormais célèbre quartier nantais du “Hangar à Bananes” et son enfilade de lieux dédiés à la nuit sous le regard impassible des anneaux de Buren accueillait en son sein la troupe des TAMBOURS DU BRONX.

Et c’est plus particulièrement au WAREHOUSE que les percussionnistes avaient choisi de poser leurs fûts.

Cette salle, club nantais, offre une configuration et un potentiel très impressionnant dans l’organisation d’événements pour une jauge pouvant aisément atteindre 600 personnes. Un excellent lieu qui vient en complément de salles telles que le Ferrailleur (280 p) ou Stéréolux (450/1200p), toutes deux situées à quelques encablures de là.

Le WAREHOUSE offre depuis quelques mois une programmation de concerts metal très intéressante et est en train de s’affirmer comme un nouveau haut lieu du metal nantais. Et on ne va pas s’en plaindre tant l’offre locale est riche, tant en groupes qu’en organisateurs.

30 mn avant l’ouverture des portes, la file déjà longue devant les portes du club en disent long sur l’engouement porté à la formation dont les origines remontent à 1987 dans un coin de la Nièvre (non, ils ne viennent pas du quartier du Bronx à New York!).

La salle se remplit rapidement et la foule se presse le long des “crash barrier”, toutes proches de la scène. Pas de pit photo pour nous autres photographes mais une grande proximité du groupe avec son public, ce dont personne ne se plaindra.

Les configurations offertes par les Tambours du Bronx sont variables en fonction des lieux et du show (classique ou metal). Ce soir, c’est un WOMP, comprenez “Weapons Of Mass Percussions”, nom de la formation metal et de l’album éponyme qui composera la quasi totalité du set de ce soir.

La scène du Warehouse étant assez serrée, c’est une formation à 10 fûts en arc de cercle qui est proposée, accompagnée d’un sampler et claviers Arco Trauma et de la magnifique batterie de Franky Costanza. Le front de scène étant réservé aux musiciens et chanteurs.


les tambours du bronx


Une heure environ après l’ouverture des porte, le noir enfin. Le show attaque avec les cliquetis de Mirage Eternel pour une entrée en douceur en matière. Et c’est Renato Di Folco qui attaque le premier sur le chant. Le chanteur de Flayed et Trepalium que j’ai pu voir deux fois cette année est décidément à son aise dans toutes ses formations quel que soit le style.

Le show monte en puissance très rapidement avec Never Dead et Delirium Demain, toujours issus de WOMP et Stef Buriez rejoint Renato sur scène. La complicité entre les deux chanteurs est évidente et on prend un grand plaisir à les voir en prendre eux aussi.

Quelques toises au public plus tard “alors Nantes ? tu es là ?”, on attaque avec la première “covertrack” et non des moindres puisqu’il s’agit du “roots bloody roots” de Sepultura. Pour les quelques chanceux qui comme moi avaient pu assister à la représentation de ce morceau avec le groupe SEPULTURA en 2018 lors de la clôture du MOTOCULTOR FESTIVAL cela a dû réveiller quelques souvenirs.

S’en suivent 4 titres issus de WOMP (L’un des nôtres, noir, pray et Jour de colère). Le public est désormais chaud comme la braise, même si Stef et Renato en réclament d’avantage.

A noter que le public est particulièrement mixte, toutes tranches d’âges et tous styles confondus. Car oui les Tambours du Bronx réussissent à drainer un public bien plus large que le metal, même sur un show WOMP.


les tambours du bronx


Avouons que c’est tout de même un régal de voir les gamins avec des T-Shirts Slayer se dandiner de la même façon que des couples de séxagénaires sur le rythme tribal dantesque infligé par la formation.

Puis retentit le rythme de Jungle Jazz. De mémoire, le seul morceau en commun avec la set liste du show classique auquel j’avais assisté en août dernier sur le port de PORNIC devant pas loin de 8000 personnes. Titre acoustique remettant les percussions sur le devant. Du tribal pur qui file la chair de poule. Le rythme est vraiment un langage universel.

The Day is my Enemy suit, très belle covertrack de The Prodigy (comment ne pas avoir une pensée pour Keith Flint à cet instant, parti cette année bien trop tôt ?).

On prend vraiment du plaisir, le public joue le jeu, même si ça ne bouge pas beaucoup, on sent les gens vibrer au rythme des percussions, on voit les visages sourire et se laisser envahir par une transe inhabituelle pour certains, la magie du rythme opère et cela fait plaisir à voir. Les barrières tombent.

Côté scène, malgré l’étroitesse de l’ouverture les complicités se font nombreuses. Entre les chanteurs, la mobilité de Dom et Ben souvent sur le front de scène chacun d’un côté et qui n’hésitent pas à faire des incursions au centre pour venir au plus près des crash barrier. Même Saïd, souvent positionné derrière les fûts vient à l’occasion occuper l’espace devant.

Seuls Arco Trauma et Franky Costanza restent peu visibles, coincés derrière leurs mètres cubes respectifs de samplers et de fûts.


les tambours du bronx



Signaler aussi la gentillesse de ces messieurs lorsque Luc par exemple vient en front de scène (bon ok il y vient souvent) offrir ses deux mailloches à une petite fille qui le regarde avec les billes du bonheur dans les yeux. Petite fille qui sera invitée quelques titres plus tard par Renato à rejoindre le groupe sur scène. Un concert qu’elle gardera à jamais dans sa mémoire. Ça aussi, c’est metal.

Les derniers titres défilent jusqu’à New Day et Le Festin qui clôturent le set. Tout au moins avant rappel. Car après le rappel général, les TdB nous offrent deux titres bonus avec Not Requiem suivi d’un petit cours de chant de la part de Renato qui essaie d’apprendre quelques syllabes pivot du refrain du dernier morceau. Et il a bien du courage car le public sera à la peine pour suivre. Le morceau est le dernier “covertrack”, et quelle reprise. C’est en effet sur le tube Dragula de Rob Zombie que se clôture le set pour un final en apothéose.

C’est passé vite, c’était bien, le public est comblé. Les gens se pressent pour récupérer les morceaux de mailloches amochées ou les baguettes de Franky. Ultime salut, je suis invité à rejoindre le groupe sur scène pour une photo finish qui … restera dans les annales.

Merci à mon collègue et ami Jérémie Foucher qui m’a gentiment prêté son appareil pour ce dernier cliché, mon Nikon ayant cassé son obturateur en cours de set à 10 minutes du terme.

Vous les avez manqués ?

Les Tambours du Bronx poursuivent leur tournée et seront le 30 novembre au Bikini de Toulouse et le 6 décembre de retour dans l’ouest au Chabada à Angers.


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