Among The Living
Live Report

ULTRA VOMIT – NO ONE IS INNOCENT – TAGADA JONES @Le Zenith – Paris

ULTRA VOMITNO ONE IS INNOCENTTAGADA JONES
Le Zenith – Paris
Samedi 2 Octobre 2019

 


Soirée placée sous le signe de la dérision et de l’engagement, avec une affiche de potes qui aura suffi à elle seule à remplir un petit Zenith.
Ce soir, la salle va prendre cher, avec la fine fleur du rock énervé français, à savoir TAGADA JONES et NO ONE IS INNNOCENT ouvrant pour les insortables d’ULTRA VOMIT.
RAGE TOUR a une fois de plus bien fait les choses et n’a jamais aussi bien porté son nom qu’ici, entre poings fièrement dressés et bananes sur les gueules! 
La salle finit de faire le plein quand à 19h pétantes les TAGADA JONES investissent la scène. Ils enchainent d’emblé avec Envers et Contre Tous, assassin tiré de leur dernier LP La Peste Et Le Cholera.
C’est d’ailleurs à ce dernier opus que la setlist fait la part belle, déroulant un set engagé, comme d’habitude avec le groupe, trouvant un public réactif au regard du pit déchainé.

Les titres font mouches et l’émotion se mélange avec cette furieuse envie d’en découdre. Notamment des titres comme Je Suis Démocratie (en hommage à Charlie Hebdo), La Peste Et Le Cholera (et ce ne sera pas la seule fois que la peste brune en prendra pour son grade), Pas De Futur (avec un hommage aux Gilets Jaunes) jusqu’à Mort Aux Cons qui finira d’enflammer le public avec la participation de Kemar des NO ONE.
Prônant l’indignation, Niko et sa bande dégagent ce soir toute l’essence des TAGADA, allant jusqu’à demander le plus gros pogo que le Zenith n’ai jamais connu (visiblement, ce dernier n’était d’ailleurs pas prêt à relever le défi).
Perso, j’ai vraiment pris mon pied sur leur prestation, et je ne suis visiblement pas le seul. Ce soir tout le monde en a eu pour son argent et Macron et consort en ont pris plein la gueule. What else ? Bravo les gars.



Galerie HD


On reste dans la même thématique et énergie, on ne lâche rien et on enquille avec les furieux de NO ONE IS INNOCENT.
Même puissance que les TAGADA, avec un quintet au taquet qui ouvre sur un A La Gloire Du Marché vindicatif qui porte haut le message du groupe. Kemar est toujours loquace, surtout quand il s’agit de fustiger nos politiques (en particulier la blondasse de Marine), ou encore le racisme et le fanatisme. Le public est en osmose avec le groupe. Les titres s’enchainent, furieusement impulsés par l’énergie communicative du groupe.
La setlist est fameuse. Fort de leur dernier album en date Frankenstein, NO ONE n’en oublie pas les titres incontournables comme La Peau ou Chile. Mais il joue aussi des plus récents à l’image des imparables Silencio ou Charlie sur lequel le groupe accueillera Fred Duquesne (MASS HYSTERIA, BUKOWSKI) ayant collaboré avec eux sur leur dernier opus mais aussi sur celui des TAGADA JONES.
Autre duo remarquable que celui avec Niko pour un What The Fuck assassin qui retournera le Zenith à coup de circle pit et autre wall of death.
Comme à son habitude Shanka nous gratifiera d’un solo dont lui seul a le secret, avant d’enchainer sur Frankenstein.
Le light show et l’écran géant en fond de scène qui balance des images à un rythme épileptique emmènent le show vers sa perfection. C’est un public debout et conquis qui saluera la sortie de scène des NO ONE. Bravo !



Galerie HD


On change de registre maintenant, avec un public toujours aussi engagé mais impatient de slammer sur le rigolo metal d’ULTRA VOMIT venu botter le cul des parisiens avec un Fétus arborant fièrement (ou pas) son T-Shirt de l’équipe de foot Nantaise sponsorisée par le HELLFEST.
Ouvrant sur Les Bonnes Manières, Fétus fait les présentations des membres du groupe, toujours avec son humour décalé, que Manard se charge de commenter pour le plus grand plaisir d’un Zenith acquis.
Derrière Manard, le cinquième membre est incontestablement l’écran géant sur lequel sont projetés les différents acteurs des titres comme Maïté, Chirac, Johnny et j’en passe.
Jésus lui-même viendra sur scène pour séparer le pit en deux, instiguant un Wall Of Chiasse coutumier.
Tout est là. De la pyro sur Calojira à l’enfumage sur Takoyaki, en passant par le lancer de confettis avec l’hymne des canards menée par l’homme-canard himself.
Le public est au taquet une fois de plus, les slammers sont de la partie et le Zenith entier joue le cinquième homme.
La setlist est parfaite, les classiques sont là et font forcément mouches. Musicalement c’est au cordeau. Manard et le dernier arrivé (à la basse) Matthieu « Le fardadet » Bausson forment une base rythmique impressionnante de précision, et les deux autres énergumènes n’ont rien à leur envier malgré cet air de tout prendre à la légère.
La fête se terminera sur l’incontournable trio Kammthaar, Quand J’Etais Petit et Evier Metal, finissant de retourner un Zenith en surchauffe et visiblement rassasié.
Un grand bravo à RAGE TOUR pour cette date énormissime. On ne lâche rien !



Galerie HD

 

 

 

 

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