Nous avons rencontré Laura Cox, artiste aussi sympathique que talentueuse, pour parler de son nouvel album Burning Bright sorti le 8 novembre 2019.


Laura Cox


Bonjour, je suis enchanté de te rencontrer pour la première fois. En fait nous avons déjà fait une interview de toi au Download, mais tu avais rencontré quelqu’un d’autre.

Bonjour, ah oui, voilà c’est ça !

Pourrais-tu me dire à quoi ressemble une journée classique dans la vie de Laura COX ?

Tout dépend de la journée classique (rires) ! En tournée ou en semaine ?

Disons en tournée, je sais que tu tournes beaucoup.

C’est vrai, nous sommes en concert globalement tous les week-ends. Alors une journée, c’est simple, ça ne va pas faire rêver. Je me lève, je vais chercher le van de location (je le prends parfois la veille parce que le matin même il est tôt), je retrouve le groupe au garde-meuble où nous stockons le matériel (parce qu’il n’y a pas assez de place chez nous pour le garder rires), on charge puis nous faisons le trajet. Nous avons un super ami qui fait notre roady et qui nous conduit sur les lieux de concert. Puis nous déchargeons. En fait, la moitié du temps c’est du chargement et du déchargement. Sinon, voilà, concert, bières, on s’amuse puis on remballe. Ah nous nous occupons aussi du merchandising après le concert c’est très important. Puis direction l’hôtel et voilà !

Rock ’n Roll en fait !

Rires oui ! Mais travail !

Le 8 novembre prochain sort ton nouvel album : « Burning Bright », comment appréhende-t-on un évènement pareil, comment te sens-tu ?

Franchement, j’ai hâte, je suis excitée. Avant l’enregistrement j’avais un peu de stress et d’appréhensions, parce que pour moi l’épreuve la plus compliquée c’était l’enregistrement. Il y avait quinze jours où j’avais envie d’être prête et efficace pour l’entrée en studio, après, là je pense que nous avons fait le plus difficile. Maintenant il n’y a plus qu’à attendre et espérer qu’il soit bien accueilli. Rires. Du coup là c’est juste de l’attente, et de l’impatience. J’ai hâte qu’il sorte parce que nous avons tout de même enregistré en janvier, cela fera quasiment un an donc il est temps !

Du coup est-ce que vous l’avez un peu testé en live ?

Oui, cela fait maintenant plusieurs mois que nous jouons plus ou moins la moitié de l’album en quatre ou cinq chansons.

Comment sont les retours ?

Ce qui se dégage par rapport à ce que disent les gens c’est plutôt des commentaires comme « on sent une évolution au niveau du deuxième album », ça fait plaisir, ou « plus de personnalité au niveau du son », « du texte… ». En fait ce sont des ambiances globales.

Parlons de ta voix. Est-ce un instrument que tu travailles au même titre que la guitare ? Je sais qu’avant ce n’était pas le cas, tu ne prenais pas vraiment de cours.

C’est vrai. Là j’ai décidé de le travailler plus que jamais parce que je me rends compte que même si je me suis toujours considérée comme une guitariste plus que comme une chanteuse, la voix c’est ce qui ressort en premier dans le groupe. Quelqu’un qui n’est pas musicien ne va pas faire attention aux riffs de guitares ou aux lignes de bass ; il va entendre la voix en premier. Et puis c’est quelque chose qui me tient à cœur, je veux vraiment qu’on se dise « c’est une chanteuse ». Jusqu’à présent, c’est vrai que j’étais plus guitariste que chanteuse, alors j’essaye de mettre le chant et la guitare au même niveau. Du coup cette dernière année j’ai beaucoup plus travaillé le chant qu’avant.

Cela s’entend ! C’est une impression un peu personnelle, mais j’ai trouvé l’album plus calme que le précédent.

C’est vrai en termes de compositions.

Voilà, je l’ai trouvé un peu moins Hard Rock brut, il y a plus de profondeur dans les compositions, et je trouve que notamment le chant a apporté beaucoup de choses. Il y a plus de groove dans la voix.

Ah, c’est sympa, franchement merci, je crois que c’était mon plus gros challenge pour cet album. J’espérais que le public allait entendre une différence.

Clairement ! Par rapport au précédent album c’est ce changement au niveau de la voix que j’ai perçu au premier abord.

Oui le premier album évidemment c’est une première expérience, on sent peut-être que cela manque un peu de maturité, mais cela reste un premier album dont je suis contente. Pour le deuxième, je voulais vraiment évoluer tout d’abord au niveau du chant, parce que je savais que je pouvais faire mieux. Sur le premier je n’avais vraiment jamais chanté avant, et là, en deux ans et demi de tournée et tout, sans parler de cours de chant, ne serait-ce qu’en chantant chaque semaine en concert, je sens que ma vois s’ouvre et évolue. Il y a des choses que je fais maintenant et que je n’arrivais pas à faire avant. Il y a des grains de voix qui sont un peu nouveaux et que je commence à explorer. Je sais que cela va continuer à progresser et que pour le prochain album, j’espère qu’on n’attendra pas deux ans mais par exemple dans un an et demi, j’espère qu’on me dira à nouveau qu’il y a eu quelque chose. J’espère que je pourrai explorer encore plus à ce niveau-là, c’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup. J’y travaille en tout cas.

Quelles sont tes influences ?

Pour le chant ? J’en ai une en particulier (rire), je ne sais pas si…

Sheryl Crow ? Tu as un timbre que s’en rapproche je trouve.

Oh ! C’est gentil merci ! C’est mon idole en fait, même si on ne fait pas du tout le même genre de musique, je l’adore. Mais par rapport au style de musique qu’on fait, j’ai une influence qui n’a rien à voir avec elle, c’est un groupe qui s’appelle Halestorm qui est plus orienté Hard Rock moderne. La front woman est une américaine, elle s’appelle Lzzy Hale. Je trouve que sa voix, encore plus en live qu’en studio, est vraiment impressionnante. C’est mon modèle. Je n’arriverai certainement pas à son niveau, mais elle me motive à progresser et je suis assez focalisée sur sa voix.

Ah oui, je te comprends, je l’ai découverte en live il y a quelques années et elle a une incroyable énergie.

Oui ! Le premier concert que j’ai vu je crois que c’était en 2014 au Trabendo. Je m’étais dit qu’autant parfois sur CD le rendu est un peu lisse, mais en live ! Ce qu’elle dégage avec son frère à la batterie, je trouvais cela super. Depuis je les ai suivis, j’essaye de les voir à chaque fois qu’ils passent sur Paris et j’adore. Ce n’est pas forcément le style de musique que j’écoute et que je joue, c’est un peu plus moderne, mais je suis complètement fan de son chant.

Et on les voit bientôt du coup parce qu’ils passent là…

Le 13 novembre, oui !

Tu disais tout à l’heure que tu te sentais plus guitariste que chanteuse, aujourd’hui cela change un petit peu.

J’essaye en effet de mettre les deux au même niveau.

Avec Mathieu vous êtes toujours dans un processus de composition à 50/50 ?

Plus ou moins. Après je ne calcule pas précisément, mais en effet, peut-être que sur cet album-là j’en ai fait un peu plus que lui en termes de composition par rapport au premier, mais c’est un peu le hasard. C’est juste que souvent il avait des idées de riffs et après je revenais avec une composition et je lui disais « ah tiens, j’en ai fait ça ! ». Lui me répondais « mais qu’est-ce que tu en as fait, je n’aurais pas fait cela du tout ! ». Cela a créé quelques conflits parfois, mais nous avons toujours réussi à trouver le bon équilibre.

Et au niveau des textes ?

Pour les textes c’est pareil. C’est très aléatoire en fonction des albums et des chansons. Pour le premier album il avait écrit un peu plus que pour celui-ci. Je le connais depuis longtemps, nous sommes très proches et c’est très facile de travailler ensemble en fait. C’est presque un peu comme si nous étions la même personne. En tout cas on sait ce que pense l’autre. Pour les textes de cet album-là ça a été plus moi que lui.

Et pour un titre comme « Letters To The Other Side » ?

Alors là pour le coup c’est 100 % moi, même l’instrumental. C’était un peu plus personnel et c’est vrai qu’elle est un peu à part cette chanson. Je l’avais écrite après la mort de mes grands-parents qui sont partis subitement tous les deux plus ou moins en même temps, ainsi que d’autres personnes de ma famille, et ça m’a pas mal affectée. J’avais fait cette maquette toute seule, et comme c’était vraiment personnel Mathieu a décidé de me laisser tout faire.

J’avais noté ce côté un peu plus personnel et plus grave.

Être une femme pour toi serait plutôt un avantage ou un inconvénient dans ta carrière à ton avis ?

Je le vois plus comme quelque chose de positif. En tout cas les retours que j’en ai. Enfin je ne parle pas du côté d’internet parce que sur Youtube tout le monde se permet un peu n’importe quoi sur les commentaires. C’est anonyme donc cela ne vaut pas grand-chose, mais il y a du très positif et du très négatif. Je n’y prête pas trop attention. Par contre, lorsqu’on tourne et sur toutes les expériences en live ou en studio avec les programmateurs des autres groupes, ça a toujours été super positif. Il y a un bon accueil, les gens sont sympas. Ils sont parfois étonnés de voir une fille qui fait guitare et chant, mais c’est vraiment positif.

Et dans le milieu purement de la guitare ? Est-ce que tu sens une reconnaissance ou est-ce que c’est plus compliqué ?

Alors je ne dis pas que c’est facile, mais en tout cas on n’est pas en train de descendre. Rires. Je pense qu’on escalade petit à petit. Tu parles du groupe ou de moi en tant que guitariste ?

De toi en tant que guitariste, et du groupe.

Il est en train de se passer pas mal de belles choses pour le groupe. Cette sortie, et en plus on a l’occasion pour ce deuxième album, contrairement au premier, de bénéficier d’une distribution physique à l’étranger. C’est vraiment bien, cela va nous aider à nous ouvrir un peu plus et à trouver un public un peu plus large. En termes de guitariste je côtoie maintenant des gens que je ne côtoyais pas avant dont certaines de mes références et de mes idoles, grâce à internet. Donc oui cela évolue. Je ne dis pas que c’est facile et que cela va continuer longtemps comme cela, mais on est dans une période positive en ce moment.


laura cox burning bright


Tu ne penses pas à une carrière solo ? Purement solo bien que le groupe porte ton nom ?

En fait c’est un groupe mais c’est mon nom donc je ne me sens pas bridée à jouer les musiques de quelqu’un d’autre. Tant que je joue ma musique, je suis contente. Je veux vraiment qu’on soit perçus comme un groupe parce que ce qui me touche le plus lorsque je vais voir des artistes en concert c’est le côté groupe. Et puis le rock c’est plutôt des groupes. Mais même si on est un groupe, j’ai la liberté d’un artiste solo parce j’ai la chance de pouvoir faire mes chansons. Je travaille avec les garçons bien sûr, mais tout n’est pas stricte et fermé, c’est ouvert au dialogue. En fait j’ai la chance d’être dans un groupe tout en aillant la liberté d’un artiste solo.

C’est un line up solide non ?

Oui, je suis très contente.

Avec qui aimerais-tu partager l’affiche si on te laissait le choix ?

Hemmm… C’est amusant parce que tu m’aurais posé la question quand j’ai commencé la guitare, mes idoles étaient les Guns, Dire Straits, AC-DC, ZZ Top. Maintenant, j’ai d’autres rêves. J’écoute toujours ces groupes parce que je les adore, mais il y a des artistes plus accessibles. Je te parlais d’Halestorm tout à l’heure, et bien j’ai la chance d’être en contact avec le guitariste. On discute de temps en temps ensemble par internet et je suis super contente. J’ai l’impression d’avoir dépassé le côté fan, idole, guitare heroes, Slash etc… même si je continue à adorer leur musique, mais maintenant mes rêves sont beaucoup plus accessibles au final. Mon rêve ce n’est pas d’ouvrir pour les Guns, ce serait plutôt de faire une tournée avec des groupes du genre Blackberry Smoke, Airbourne, Halestorm, Black Stone Cherry, j’adore ces groupes. Ils sont assez récents, mais cela me correspond mieux maintenant. Ce ne sont pas des rêves inaccessibles et je croise les doigts pour qu’un jour ce soit faisable.

Qu’attends-tu concrètement de ce prochain album ?

J’attends déjà qu’il plaise au public ! Nous avons pris beaucoup de plaisir à le composer et à l’enregistrer. J’espère qu’il plaira autant aux gens que nous avons eu de plaisir à faire tout cela. Qu’il soit reçu positivement et aimé par les fans est déjà une première étape. Ensuite, pour celui-là comme je te disais, nous avons la chance qu’il soit distribué à l’étranger donc j’espère, mais cela semble bien parti, qu’il nous ouvrira plus de portes à l’étranger en termes de tournées, de dates ou de festivals. Déjà si ces deux points là sont atteints, ce sera une belle réussite.

Parlons de ton parcours : tu es jeune mais tu as déjà un beau background. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un ou une jeune qui débute dans ce milieu, et principalement à la guitare ? Quels sont les écueils à éviter ?

Je pense que… alors ce n’est ni un regret ni une bêtise, mais j’ai passé énormément de temps avant de me lancer à fonder un groupe : j’ai passé quelque chose comme sept ou huit ans à jouer de la guitare toute seule et à poster des vidéos sur YouTube. J’aurais plus gagné à commencer mon groupe plus tôt. Enfin, je pense que la plupart des gens commencent leur groupe plus tôt en fait. Moi j’ai mis huit ou neuf ans ce qui est super long. Si c’était à refaire, je commencerais à jouer avec des gens bien avant. Je pense que cela m’aurait facilité certaines choses comme l’improvisation, le contact avec les musiciens. Pour moi ce contact n’est pas forcément naturel puisque j’ai passé toute la partie apprentissage seule. Je pense que jouer en groupe le plus tôt possible et interagir avec des gens est beaucoup plus bénéfique que de faire des solos sur YouTube.

Du coup YouTube peut-être un formidable tremplin et à la fois aussi un piège quelque part ?

Non, en fait j’aurais très bien pu faire les deux en même temps, c’est juste qu’à l’époque j’étais assez introvertie et YouTube me correspondait bien. Je n’avais pas besoin d’avoir de contacts avec les gens, j’était tranquille dans ma chambre, à enregistrer à ma vitesse, à ma manière. Je pense que cela m’a aidée d’un côté également. C’est la rencontre avec Mathieu, le guitariste qui a déclenché la formation du groupe. Mais cela a été long. Si c’était à refaire, j’essayerais de créer un groupe plus tôt.

Tu es autodidacte ?

Non, j’ai pris des cours, et je pense que cela m’a bien aidée. Le choix du prof est super important parce que je sais que le prof de Mathieu l’avait dégouté de la guitare. Heureusement il a repris quelques années après. Moi j’ai eu la chance d’avoir un super prof qui me motivait à jouer en rentrant après les cours. Ce n’était pas une corvée d’aller chaque semaine au cours. Je pense que cela m’a bien aidée à progresser et à rester motivée. J’ai pris quatre ans de cours en école de musique avec ce prof et ensuite, j’ai continué toute seule.

C’est donc surtout beaucoup de travail !

Oui, n’importe qui qui aurait passé le même temps que moi à travailler aurait le même niveau.

Peut-on dire qu’avec ce nouvel album « Burning Bright » tu approfondies ton style « Southern Hard Blues » comme tu le définies en donnant plus de profondeur à tes compositions ? En calmant un peu le jeu ?

Oui, je pense qu’on s’inscrit un peu plus dans le style. Le premier album était plus dans un entre-deux Classic Rock. Là, dans « Burning Bright » il y a bizarrement un peu plus de chansons soft et un peu plus de chansons plus hard. On est moins dans l’entre-deux. Je trouve que cela en fait un style un peu plus personnel. On a essayé de donner une direction plus personnelle à cet album.

Est-ce que les années 70 sont une période importante pour toi ?

Oui, mais les années 80 aussi au final. Comme je te disais tout à l’heure, mes idoles étaient les Guns, Dire Straits, Bonamassa, et je me rends compte que 90 % de ce que j’écoute maintenant c’est de la musique d’après 2010. Donc finalement je me rends compte que le rock est toujours là et des nouveaux groupes prennent le relais. 

En parlant de Bonamassa, j’ai lu qu’il avait laissé un commentaire sur un forum, tu n’as pas eu d’autres touches depuis ?

Non, je sais qu’il a vu mes vidéos sur YouTube et il a laissé un commentaire en disant « compliments, super, cela fait plaisir que des jeunes jouent ma musique » après rien de plus mais cela m’a fait plaisir à l’époque en tant que fan d’avoir ce genre de compliments.

C’est quelqu’un qui t’inspire ?

Plus à l’époque que maintenant. Il m’a vraiment motivée dans ma phase d’apprentissage. Maintenant, je suis plus attachée à des groupes qui mettent en avant la composition, la chanson et la musique plus que les solos, plus que le côté guitare hero. C’est étrange, je ne saurais pas te dire pourquoi.

Dans le groupe êtes-vous tous dans le milieu de l’intermittence du spectacle ?

Depuis peu oui. Moi cela fait un an que je suis intermittente. François et Antonin, le bassiste et le batteur, l’étaient avant parce qu’ils ont d’autres projets à côté, et Mathieu l’a été récemment parce qu’il a commencé un peu plus tard. Par contre en ce qui me concerne, je sais que je ne souhaite pas avoir d’autres projets parce que celui-ci me prend déjà tout le temps et je préfère me perfectionner et le mener à bien plutôt que de me diversifier.

Qu’est-ce que cela fait d’être Laura Cox ?

Rires ! Bonne question ! Et bien je me sens très reconnaissante, je pense que j’ai eu de la chance au début de commencer à poster des vidéos sur YouTube au bon moment. De tomber, sans y réfléchir et sans penser à cela, mais au moment où YouTube démarrait : il n’y avait personne sur le créneau. J’ai la chance aussi d’être une fille, j’en ai conscience parce que je ne suis pas sûre que les gens auraient cliqué si j’avais été un garçon. Et c’est vrai que ce que nous faisons dans notre domaine avec une fille à la guitare et au chant est assez peu répandu, du coup je pense que nous sommes très chanceux d’arriver à vivre de notre musique et à tourner régulièrement. Pour l’instant ce que cela fait d’être Laura Cox et bien c’est du positif, de bonnes choses sont en train d’arriver donc je ne vais pas me plaindre, je suis contente.

Et ta collaboration avec Verycords ça fonctionne ?

Jusqu’à maintenant oui ! Là pour le deuxième album c’est plus que prometteur avec la distribution à l’étranger.

Et bien je te remercie et je te souhaite plein de bonnes choses avec ce nouvel album qui est vraiment très très bon.

Merci à toi aussi, je suis contente qu’il te plaise !


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