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Daevid Allen, fondateur de Gong et Soft Machine, est mort

allenC’est en mai 68, à Paris,  que Daevid Allen forme Gong avec sa compagne Gilli Smyth, puis avec le flûtiste et saxophoniste Didier Malherbe.

Il est l »un des premiers à mêler le rock, le jazz et l’improvisation, le groupe britannique Soft Machine se forme en 1966 avec Daevid Allen (guitare), Robert Wyatt (batterie, voix), Mike Ratledge (claviers) et Kevin Ayers (guitare, basse, voix – Hugh Hopper, présent sur l’enregistrement de 1963, le remplacera en 1969). Après une tournée en France en 1967, Daevid Allen, citoyen australien, n’obtiendra pas la permission de rentrer en Angleterre avec ses collègues. Il aura passé à peine un an avec Soft Machine, mais l’ombre du groupe le suit encore partout et l’homme ne s’en plaint pas : « Robert Wyatt est un génie, et les années 60, c’était une époque formidable ! »

Le seul enregistrement auquel il ait participé avec Soft Machine était une démo (disponible sous diverses formes depuis toujours sous le titre Jet-propelled Photographs) et il a été revisité récemment par Allen : « Je l’ai complètement réenregistré pour Cuneiform Records en 2004 avec mon groupe University of Errors, et beaucoup préfèrent la nouvelle version… » Évidemment, il ne s’agit pas d’une copie conforme : « Je crois en l’évolution de la musique. Elle est peut-être plus circulaire que hiérarchique. J’ai personnellement évolué dans mille directions différentes, d’une manière multidimensionnelle plutôt que séquentielle. »

Fondateur, en 1967 et en France, de Gong, un groupe qui est un creuset d’influences multiples concentrées dans ce que l’on appellera le space rock, et qui donnera naissance à une nuée d’incarnations, Daevid Allen est, en soi, un drôle d’ovni dans le paysage musical. Le projet de Gong s’est métamorphosé de nombreuses fois, et Allen ne rate pas une occasion de faire évoluer sa créature. « En 2001, j’ai rencontré un journaliste par hasard au supermarché, et il m’a fait l’éloge du groupe japonais Acid Mothers Temple. Quelques jours plus tard, au Royal Albert Hall, Gong partageait l’affiche avec AMT, et j’ai pu rencontrer le guitariste Kawabata Makoto ; en les entendant, j’ai immédiatement ressenti une vibe qui me rappelait le vieux Soft Machine. » L’affaire est devenue Acid Mothers Gong, dont deux disques sont parus jusqu’à maintenant chez Voiceprint. « C’est la version la plus cutting edge de la tribu Gong. » N’allez cependant pas attendre d’extraits de Camembert Électrique ou de Radio Gnome: « On fait dans la composition spontanée. »

Il a participé avec Dashiell Hedayat à l’album Obsolete en 1971 et a aidé à produire Book of Am, l’album du groupe Can am des puig, collectif hippie installé dans le village de Deià (Majorque) où Daevid Allen a résidé en 1978.

Le 12 juin 2014 Daevid Allen subit une opération chirurgicale pour retirer un kyste cancérigène de sa nuque. Le 5 février 2015, Allen expliqua dans une note que son cancer se développait toujours et qu’il s’était étendu désormais aux poumons. Il y fit part également de son intention de ne plus subir « d’interminables opérations chirurgicales », son espérance de vie est, à cette date, évaluée à six mois. Il meurt le 13 mars 2015.

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