
« Go Not Thither »Â
Paul Gilbert, camĂ©lĂ©on technique et virtuose de la guitare, vient d’annoncer le titre de son nouvel album : « WROC », un acronyme signifiant « Washington’s Rules of Civility », et qui pourrait bien ĂŞtre le synonyme de l’Ĺ“uvre la plus extravagante de la dĂ©jĂ prolifique carrière de cette superstar de la sept cordes. En utilisant « les règles de civilitĂ© de George Washington » comme point de repère conceptuel, Gilbert s’est lancĂ© le dĂ©fi de sortir des sentiers battus et d’utiliser un guide des bonnes manières datant de la fin du XVIème siècle comme principale source d’inspiration.
Dans le passĂ©, l’homme nous avait dĂ©jĂ Ă©tonnĂ© en utilisant une perceuse sans fil pour crĂ©er un trĂ©molo supersonique ou en jouant de la slide pour invoquer la voix de Ronnie James Dio. Mais ce nouvel enregistrement, son premier chantĂ© depuis « I Can Destroy » en 2016, est le fruit du travail d’un musicien qui s’aventure vers de nouveaux horizons encore inexplorĂ©s.
Paul Gilbert sait parfaitement quelles règles suivre et quand les enfreindre.
L’idĂ©e de cet album lui est venue dans l’avion qui le ramenait chez lui après le dernier concert de la tournĂ©e d’adieu de Mr. Big, oĂą le groupe avait fait salle comble au Budokan de Tokyo.
« Je ne sais pas pourquoi ça m’est venu Ă l’esprit », dit-il en haussant les Ă©paules. « J’adore utiliser les paroles pour construire des mĂ©lodies. Je pense que je cherchais mon propre Bernie Taupin, qui Ă©crit toutes les paroles pour Elton John. Neil Peart est un autre exemple, puisqu’il a Ă©crit les paroles pour Rush, tandis qu’Alex Lifeson et Geddy Lee ont composĂ© la musique. Je voulais trouver mon propre Bernie ou Neil, car mĂŞme si j’ai dĂ©jĂ Ă©crit des paroles, ce n’est pas vraiment ma partie prĂ©fĂ©rĂ©e du processus. J’ai donc demandĂ© Ă George Washington d’ĂŞtre mon Bernie Taupin ! »
Pour Gilbert, il était donc très excitant de ressusciter ces principes du XVIe siècle pour les appliquer à  ordre social hyper avancé du monde actuel. « Je ne me suis jamais autant amusé à écrire des chansons de toute ma vie ! », avoue-t-il.
L’album a Ă©tĂ© enregistrĂ© « live », en quatre jours, au Hallowed Halls Ă Portland, dans l’Oregon, avec Nick D’Virgilio à la batterie, Doug Rappoport à la guitare et Timmer Blakely à la basse. Paul a mis en boite des voix supplĂ©mentaires chez lui pour enrichir les morceaux, mais l’Ă©nergie principale provient du groupe qui joue en direct, face Ă face.
« Je suis vraiment impatient de jouer ces morceaux en concert pour voir comment le public les perçoit », ajoute Paul. « Je dirais que WROC est l’un des albums les plus musicaux et les plus agrĂ©ables Ă Ă©couter que j’ai jamais rĂ©alisĂ©s. C’est bien plus que de simples riffs de guitare sortis de mes doigts. La musique est nĂ©e de mon sens de la mĂ©lodie. J’apprĂ©cie de plus en plus cette connexion pure. J’ai l’impression que c’est le voyage le plus rĂ©ussi que j’ai fait vers mon gĂ©nĂ©rateur mĂ©lodique intĂ©rieur… grâce Ă l’inspiration de George Washington et de ceux qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©. Ils ont Ă©tĂ© mes Bernie Taupins. Dans l’ensemble, le processus a Ă©tĂ© très agrĂ©able, et cette joie transparaĂ®t dans les morceaux. »

1. Keep Your Feet Firm and Even

