
BENEDICTION – Scriptures
Sortie le 16 Novembre 2020
Birmingham serait-elle la ville metal par excellence ? En effet c’est bien de cette ville que sont issues deux légendes du heavy metal telles que BLACK SABBATH et JUDAS PRIEST. Et puis sur l’échiquier du metal plus extrême on retrouve les vétérans de NAPALM DEATH et aussi BENEDICTION. D’ailleurs Mark « Barney » Greenway des grindcoreux de ND avait officié dans Benediction avant Dave Ingram. Et cette année on est servis car on a eu le nouvel album de Napalm mais aussi maintenant celui de Benediction. Alors que demander de plus ?
Le collectif s’est formé en 1989. Et il effectue donc son grand retour douze années après l’excellent « Killing music« . Ce dernier faisait suite au « Organised chaos » paru en 2001. Donc c’est dire si les laps de temps sont grands entre les albums. De plus, les changements de line-up ont été importants. Malgré cela toujours en poste les guitaristes Darren Brookes et Peter Rew ont eu l’honneur du grand retour du chanteur emblématique Dave Ingram. Ce dernier a officié pour rappel dans Bolt Thrower, Hail Of Bullets et puis bien sûr Benediction dans lequel il était dans les années 90. Il remplace ici Dave Hunt actuellement dans Anaal Nathrakh. Il est question ici de leur huitième album pour une carrière de trente bonnes années depuis l’annnée dernière. La production s’avère parfaite tout bonnement pour ce genre pratiqué. Elle est l’œuvre de Scott Atkins au Grindstone studio. Très old school dans l’âme cet album va enthousiasmer plus d’un de leurs fans à l’assurance. On peut resonger très aisément au terrible « Grind Bastard » sorti en 1998 pour se faire une petite idée.

On se situe le plus souvent dans du mid-tempo très efficace. « The crooked man » en est le parfait exemple. Au rayon du personnel entrant il est à noter la présence d’un nouveau batteur du nom de Giovanni Durst. Ce dernier est issu de Monument et Omicida. Quant au nouveau bassiste il se prénomme Dan Bate et est issu aussi d’Omicida, ex-Monument et ex-Absolva. « In our hands the scars » se veut presque innovant avec son côté bien rentre-dedans. Toutefois est ce à dire que Benediction est-il lié au passé ? Pas le moindre du monde, le quintet est bel et bien tourné vers l’avenir et il souhaite profiter au maximum. Et son créneau reste ce vrai death metal puissant et à la fois ambitieux. Les vocaux sont impressionnants de maîtrise. « Scriptures in scarlet » nous démontre s’il en était besoin la puissance de la voix de Dave. L’intro de « Neverwhen » fait des merveilles avec ce riff bien lourd come il se doit.
En douze titres Benediction nous prouve leur vitalité en cette année 2020 où l’on peut dire qu’on a de sacrés bons albums à s’écouter. De plus comparativement parlant avec son prédécesseur « Killing music » on peut dire qu’il le surpasse. Le death metal à l’anglaise de cette année force le respect tout simplement.

