BUFFALO SUMMER – Desolation Blue
Sortie le 27 Mars 2020
Troisième méfait des gallois les plus ricains du coin, Desolation Blue place encore plus haute la barre que ne l’avait fait Second Sun (2016). Toujours avec Barett Martin (batteur de MAD SEASONS, SCREAMING TREES mais aussi des WALKING PAPPERS) aux manettes, BUFFALO SUMMER nous offre une nouvelle galette addictive, aux variations subtiles et aux lignes soignées.
Toujours bien ancré dans un blues rock très 70’s et terriblement groovy, le quatuor nous régale une fois de plus par ses ambiances si différentes qu’il distille tout au long de ce Desolation Blue.
Ecoutez-moi ce The Power & The Greed qui ouvre magistralement cet opus, avec ses riffs assassins et son ambiance très classe sur laquelle on reconnait directement la patte de Barett Martin.
Même traitement avec Hit The Ground Running qui vous plonge dans l’urgence d’un titre au refrain implacable.

Musicalement c’est parfait et abouti. La section Basse/Batterie est juste imparable et pose le socle de la réussite de cet opus à bien des égards. Même constat pour la guitare de Jonny Williams, toujours à propos et superbe. Sans être invasive elle sait se rendre indispensable.
La voix d’Andrew Hunt est parfaite et vient se poser comme la cerise sur le gâteau.
Ecoutez-moi ce sublime Dark Valentine bluesy à souhait et qui sonnerait presque comme un hommage à Gary Moore.
Un titre comme Deep Water vous réconcilie avec une certaine conception d’un rock rugueux et sans paillette, de ce rock qui vous prend aux cervicales ; même punition avec Everybody’s Out For Number 1.
BUFFALO SUMMER sait livrer des choses plus légères comme The Bitter End et son rock éthéré et aérien ou encore ce somptueux Pilot Light qui vient clore de merveilleuse façon ce 3ème opus.
Les titres sont courts et vont à l’essentiel. Desolation Blue en compte 12 au compteur pour 46 minutes de bon son qui ne vous laisseront forcément pas indiffèrent, bien au contraire.


