
CORROSIVE ELEMENTS – Cut the Serpent’s Head
Sortie le 29 novembre 2024
Deuxième opus pour CORROSIVE ELEMENTS, Cut the serpent’s head fait suite à Toxic Waste Blues après 9 ans d’absence dans les bacs.
Toujours ancré dans un Death Metal tirant vers le Thrash (ou l’inverse), CORROSIVE ELEMENTS nous livre ici un album bien foutu. Il s’écoute d’une traite et ravira les fans du genre, le tout à la sauce OldSchool.
Enregistré à l’ancienne, on retrouve cette patine d’un enregistrement « live » in studio, si caractéristique des groupes de l’époque.
Si Cut the Serpent’s Head ne révolutionne pas le genre (qui n’en a pas vraiment besoin d’ailleurs), il n’en reste pas moins efficace.
Ce qui me plait avec CORROSIVE ELEMENTS c’est leur approche massive et sans fioriture de la musique. Véritable machine à remonter dans le temps, Cut the Serpent’s Head me ramène à mon adolescence avec des groupes comme SLAYER, OBITUARY ou encore SEPULTURA et MORBID ANGEL. Bref, le paysage béni des 90’s dans ce qu’il a offert de mieux.
Côté thématique, je les cite :
« Cut the Serpents Head » est un regard cynique sur le destin de l’humanité, sa course vers le non-sens et la perte de ses valeurs morales. Une mise en garde contre l’hégémonie des religions organisées, la politique véreuse, les sociétés en décomposition et la montée des injustices sociale.
On se fait copieusement bastonner ici. Avec des titres comme An American Hero et son groove incroyable, ou encore le démoniaque Ignorance is No Longer Bliss brut de fonderie, on entre dans l’univers musclé de CORROSIVE ELEMENTS. Car oui, le sixieme lascar du groupe c’est bien le Mr Groove.
On termine en beauté avec ce mid tempo Fascistalism, qui fait atterrir l’auditeur en « douceur », à la façon d’un South Of Heaven.
Les franciliens sévissent depuis 2005, et prennent clairement toute leur dimension sur scène. Et pour les avoir vu quelques fois je peux vous assurer que ça vaut le détour.
Cut the serpent’s head est une belle galette qui trouvera légitimement sa place sous tout sapin qui se respecte.


