
LIONHEART – Welcome To The West Coasts III
Le décor est planté rapidement dès l’intro avec une ambiance urbaine, ça sent les ruelles sombres et sordides, les voitures de police qui filent dans la nuit toutes sirènes hurlantes. Bref on évolue dans des univers maintes fois évoqués par les groupes de hardcore américain, mais quand c’est bien fait et que ça ne sent pas le fake, pourquoi s’en priver ?
D’autant que les 11 titres proposés par le groupe devraient ravir un public très large. Le Hardcore façon Lionheart, c’est une musique qui cherche ses influences du côté de Biohazard, Terror ou encore Hatebreed. Ce n’est pas une surprise si l’influence de ce dernier groupe ressort autant, puisque c’est son leader Jamey Jasta qui est aux commandes pour produire l’album. Et il vient même chanter sur un des morceaux.

La petite claque hardcore de fin d’année
Entre des titres lorgnant vers des racines punk (Cold Water Farewell, New Money Old Pain) et d’autres bien ancrés dans le hardcore metal tendance « tough guy » (Death comes in 3’S, The Trilogy Intro …) Lionheart varie les plaisirs tout en maintenant une certaine tension tout au long de l’album. Si on peut regretter certaines choses, c’est peut-être de n’avoir pas capitalisé sur l’intro du morceau At War with the Gods, qui aurait pu donner naissance à un morceau d’anthologie. Même remarque pour Live By The Gun avec Ice-T, où sa présence est presque anecdotique.
Mais ne faisons pas la fine bouche. Sans révolutionner le genre, Welcome To The West Coasts III fait le job et se permet même d’être la petite claque de fin d’année en matière de hardcore. Les prestations du groupe au Hellfest et lors de leur dernière tournée en Europe en compagnie de Terror et Get The Shot, ont confirmé que Lionheart avait largement sa place dans le groupe de tête des cadors du hardcore américain.

