
METALLICA – 72 Seasons
Sortie le 14 avril 2023
Sept ans après un Hardwired… to Self-Destruct qui m’avait laissé plutôt de marbre, les Four Horsemen reviennent dans l’actualité avec 72 Seasons. Album très attendu qui déchaine forcément les passions depuis la publication des singles annonceurs, qui m’avaient mis l’eau à la bouche. Toujours avec Greg Fidelman aux manettes, producteur du précédent opus, c’est également par leur propre label Blackned que ce dernier méfait nous arrive.
Bien que dans la continuité du précédent, il faut bien avouer que 72 Seasons m’a plu à bien des égards. Tout d’abord par son approche prompt à titiller les scories du passé pour un ancien comme moi, dont l’adolescence est indissociable des premiers METALLICA. De même, musicalement on retrouve des titres à l’énergie d’antan à l’image de 72 Seasons, Room Of Mirrors, Sleepwalk My Life Away ou encore Lux Aeterna pour ne citer qu’eux. Mais plus encore, ce sont une fois de plus les influences bien ancrées dans la NWOBHM qui ressortent ici comme sur le massif Inamorata qui vient clore l’album. On pense alors clairement à Black Sabbath.
Qu’en est-il des musiciens ? Hetfield assure toujours un chant à la fois agressif et catchy, capable de variations patinées et bonifiées par le temps.
Lars Ulrich, malgré ce que l’on peu trop facilement lui reprocher, assure des partitions carrées et un jeu à la personnalité marquée. Rappelez vous que les gus ont la soixantaine hein, et il faut bien reconnaitre qu’il a de beaux restes comme on peut l’entendre sur 72 Seasons ou Room Of Mirros par exemple.
Même topo pour Kirk Hammett. Si le bonhomme n’est pas un guitariste révolutionnaire, il est encore capable de surprises ici comme sur Lux Aeterna ou avec Too Far Gone et ses attaques aux faux airs de The Four Horsemen.
Un bon album prompt à réconcilier les générations de fans
Quant à Trujillo, son investissement est toujours discret mais ultra efficace. A l’image de ce que l’on peut entendre sur Inamorata, Room Of Mirror et surtout Sleepwalk My Life Away (dont il est co-auteur). Ici, Robert exprime davantage sa créativité et c’est tant mieux.
Mais il y a aussi un 5ème acteur et pas le moindre : l’ambiance des textes. Introspectifs et souvent graves, les thèmes sont forts et arrivent quelque part comme une (énième) thérapie pour le groupe. C’est l’histoire d’une vie et de ses expériences qui ressort ici, plus que les 18 premières années évoquées par James.
Un des points faibles à mon sens reste la longueur des titres, le formatage de l’album (comme le précédent et à la minute près : 77 minutes). Je reste persuadé que METALLICA gagnerait à raccourcir ses titres, ce qui aurait un effet « kick ass » indéniable sur l’auditeur et bannirait définitivement cette impression de redondance.
72 Seasons est globalement un bon album prompt à réconcilier les générations de fans de METALLICA. Il n’est pas exempt de défauts mais s’impose comme leur meilleur album depuis… St Anger et sa prise de risques (eh oui il a un fan). Ne boudez pas votre plaisir et laissez vous porter.



2 commentaires
Je suis bien d’accord avec la chronique. L’album est solide et m’a bien plu de A à Z. Un retour gagnant pour les 4 horsemen.
Comment voulez-vous que Metallica, après 40 piges de carrière dans un genre musical plutôt ténu, ait encore quelque chose à exprimer ?
Du coup, les gars, comme ils se font régulièrement des couilles en or, juste parce qu’ils sont connus et depuis des plombes et des disques plutôt « bof », font toujours la même chose… en pire !
Bref, un cd bien tristounet !