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MYRATH – Wilderness Of Mirrors

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MYRATHWilderness Of Mirrors

Sorti le 27 mars 2026


Dès les premières minutes de Wilderness of Mirrors, j’ai eu cette sensation très Myrath : celle d’entrer dans un décor à la fois familier et plus grand que nature. On retrouve l’ADN du groupe (mélodies orientales, accroches épique, goût du contraste), mais avec un vernis encore plus cinématographique — comme si l’album avait été pensé pour dérouler ses scènes, une par une, avec des refrains qui accrochent immédiatement.

Par rapport à Karma, que j’avais vécu comme un disque très « dans la lumière » — plus frontal, plus immédiat, presque taillé pour viser très haut avec ses refrains et ses orchestrations généreuses — Wilderness of Mirrors me paraît légèrement plus contrasté.
Je retrouve la même envie d’efficacité et ce sens du refrain qui rassemble, mais avec davantage d’ombres dans les couplets, plus de nuances dans la façon d’amener les thèmes orientaux, et une impression générale moins unidirectionnelle, plus narrative.
Là où Karma déroulait l’épique avec une évidence presque solaire, celui-ci joue davantage sur les reflets et les détours, sans perdre son accroche.

« The Funeral » m’a tout de suite accroché : c’est une ouverture qui assume le grand spectacle, avec une montée dramatique qui donne envie de monter le son. J’aime surtout la façon dont le titre évite la routine : ça bifurque, ça relance, et pourtant la mélodie reste en tête comme un générique qu’on fredonne.

Avec « Until the End » (feat. Elize Ryd), c’est clairement le morceau que je vois déjà tourner en boucle : un duo vocal très « scène », un refrain ultra immédiat, et ce petit côté pop-metal qui apporte une lumière différente. La rencontre des deux voix fonctionne parce qu’elle raconte quelque chose. Ce feat avec Elize Ryd (AMARANTHE) fonctionne parfaitement.


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Autre titre fort : « Les Enfants du Soleil » fait partie de ceux qui me donnent des frissons sur la durée : c’est ample, ça respire, et ça sait attendre l’envol au lieu de tout lâcher d’un coup. Le français et les chœurs accentuent ce côté « fresque » que Myrath réussit si bien, entre chaleur et gravité

Ce qui m’a frappé, c’est la production : tout est large, propre, très « écran panoramique ». Les claviers ouvrent l’espace, les orchestrations arrivent au bon moment (sans noyer les guitares), et chaque relance rythmique semble taillée pour faire monter la tension.
Les touches traditionnelles et les modes orientaux ne sont pas là pour faire joli : elles reviennent comme un parfum récurrent, discret mais impossible à confondre.

Et puis il y a Zaher Zorgati : je trouve qu’il porte l’album comme un conteur, avec ce mélange de puissance et de fragilité qui rend les refrains vraiment « humains ».
Les morceaux jouent beaucoup sur l’idée de reflets, de faux-semblants, de vérités qu’on n’aperçoit qu’en biais — et ça colle parfaitement à ces structures à tiroirs où un couplet sombre peut déboucher sur un refrain lumineux. On a envie d’y revenir encore et encore.

Le final avec « Through the Seasons » donne vraiment une vraie impression de conclusion : il monte crescendo, évolue en douceur mais puissamment, on a le sentiment d’avoir traversé un récit complet. J’aime quand un dernier morceau agit comme une dernière scène — ici, c’est exactement ça.

Perso, Wilderness of Mirrors m’a convaincu parce qu’il réussit à être à la fois immédiat et riche : des riffs efficaces, des refrains faits pour rassembler, et une identité orientale intégrée avec naturel. Si vous cherchez du prog métal démonstratif à la virtuosité en avant, ce n’est pas forcément l’angle principal ici ; en revanche, si vous aimez les albums mélodiques, narratifs et « grand format », c’est une des très belles sorties Metal de 2026.


1. « The Funeral » 5:36
2. « Until the End » (featuring Elize Ryd) 4:07
3. « Breathing Near the Roar » 3:34
4. « Les Enfants du Soleil » 6:03
5. « Still the Dawn Will Come » 5:01
6. « The Clown » 4:46
7. « Soul of My Soul » 3:38
8. « Edge of the Night » 4:21
9. « Echoes of the Fallen » 4:02
10. « Through the Seasons »


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