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TANKRUST – Shrike

TANKRUST – Shrike

TANKRUSTShrike

Sorti  le 22 mai 2026

Schuff –  Batterie
Seyn  – Guitare rythmique
Damien  – Voûte basse et écho
KooTôh – Voix
Mat – Guitare lead

Avec Shrike, TANKRUST balance une droite lourde, sale et précise!

 

Pas là pour caresser dans le sens du poil, TANKRUST revient avec Shrike, un disque qui cogne d’entrée et rappelle que la subtilité peut très bien porter des rangers.

Sept ans après Opposite Terror, les Français reviennent sans avoir ramolli d’un millimètre. Pas de comeback tiède ni de disque de transition : juste une nouvelle salve prête à retourner les scènes et à laisser des traces.

Chez TANKRUST, on ne parle pas de nostalgie mais de mouvement. Le line-up a bougé, les visages ont changé, mais la machine avance toujours avec la même rage froide : celle d’un groupe qui préfère l’impact au vernis et la sueur au discours.

Shrike, c’est la pie-grièche : un oiseau qui empale ses proies avant de les stocker. Charmant programme. Rien qu’avec ça, l’album annonce la couleur : ici, ça lacère, ça s’accroche à la gorge et ça ne lâche rien.

Non, Shrike n’est pas là pour réinventer la poudre. Et tant mieux. TANKRUST sait exactement où il frappe, pourquoi il frappe, et surtout comment faire mal sans diluer sa signature dans des effets inutiles.


tankrust


Death, Thrash, Hardcore : sur le papier, le cocktail a déjà été vu. Mais chez eux, il prend la forme d’un bloc compact, nerveux, taillé pour le chaos, où chaque riff semble vouloir arracher la peinture des murs.

Le plus intéressant, c’est que cette violence n’a rien d’aveugle. Sous la crasse et la mandale, TANKRUST bosse ses structures, calibre ses attaques et laisse apparaître une écriture bien plus affûtée que ne le laisserait croire la première décharge.

Sunken en est une preuve éclatante : un titre qui avance comme un blindé, porté par une section rythmique sous tension et des guitares qui tailladent sans prévenir. Et quand Don’t Be Shy dégaine ses relents de Slayer, difficile de ne pas afficher un sourire carnassier.

Pas besoin d’éplucher chaque piste une à une : Shrike fonctionne comme une décharge continue. Ça se prend de face, ça secoue, et ça rappelle qu’un bon disque extrême n’a pas besoin de posture pour imposer sa loi.

Une chose est sûre : TANKRUST ne signe pas un disque pour faire de la figuration. Avec Shrike, le groupe balance une droite lourde, sale et précise — exactement ce qu’on était venu chercher.


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