CLUTCH
Dimanche 31 mai 2026 – Elysée Montmartre, Paris
Remerciements à live Nation pour l’accréditation

Vamonos, vamonos avec Clutch
Ce report de concert du 13 décembre dernier était très attendu. À peine arrivés devant l’entrée de l’Élysée Montmartre, nous apercevons déjà des personnes à l’affût du moindre billet. L’affiche annonce complet ce soir. Il faut dire que passer du Bataclan et ses 1 600 places à une salle de 1 000 personnes compacte forcément la foule.
Formé en 1991 à Germantown, dans le Maryland, Clutch est composé de Neil Fallon (chant), Tim Sult (guitare), Dan Maines (basse) et Jean-Paul Gaster (batterie), une formation restée inchangée depuis ses débuts.
Les six lettres du nom CLUTCH s’affichent en capitales sur le backdrop de la scène de l’Élysée Montmartre. Place au quatuor originaire du Maryland. Dès 20 h 55, les musiciens lancent leur set avec « Impetus », issu de leur EP de 1997, avant d’enchaîner avec le plus récent « Worm Drink ».

La setlist se poursuit avec « Burning Beard » (Robot Hive/Exodus, 2005). Le public apprécie autant les morceaux que le jeu de lumières. Entre les contrastes de rouge et de vert, d’orange et de bleu, les titres semblent défiler à toute vitesse.
Avec un morceau plus groove, plus lent et résolument blues, « Abraham Lincoln » rend hommage au célèbre président américain ayant aboli l’esclavage aux États-Unis.
En milieu de concert, Neil Fallon saisit sa guitare et le dialogue des riffs gagne en intensité lorsque les guitares se répondent sur « The Soapmakers ». De même, « Cypress Grove » développe des boucles blues-rock dont les fans savourent chaque échange de lignes entre les guitares.
Ces envolées réveillent l’avant de la fosse et voient apparaître le premier crowd surfer de la soirée.
Les morceaux aux riffs les plus percutants sont sans aucun doute ceux interprétés en duo par Tim Sult et Neil Fallon. Le groupe revient ensuite à des ambiances plus posées avec « Spacegrass », immédiatement reconnaissable à ses longs passages atmosphériques et à ses mélodies de guitare entrelacées. « The Wolf Man Kindly Requests… » (Earth Rocker, 2013) rappelle quant à lui que le rock reste plus vivant que jamais en 2026.

Le groupe quitte finalement la scène avant de revenir pour son morceau le plus emblématique : l’entraînant « Electric Worry » (From Beale Street to Oblivion, 2007). Avec son blues rugueux, ses riffs répétitifs et hypnotiques ainsi que son groove très percussif, le public entre en transe.
« Electric Worry » n’a pas seulement connu le succès dans les classements rock : son refrain légendaire, « Bang Bang Bang Bang, Vamanos, Vamanos », ainsi que sa conclusion explosive portée par les solos de guitare et de batterie, en ont fait un classique instantané du répertoire de Clutch.
Pour conclure leur prestation, le quatuor entraîne la salle dans « Fortunate Son », classique de Creedence Clearwater Revival écrit par John Fogerty et publié en 1969.
Les fans sont conquis. Avec une maîtrise de jeu remarquable, le groupe parcourt les différentes époques de sa discographie et célèbre plus de trente-cinq ans de carrière.
Quand le rock traverse quatre décennies sans prendre une ride et se déverse au cœur de l’Élysée Montmartre avec une telle énergie, il ne reste qu’à savourer le moment.













