Kataklysm + Scepticflesh + Aborted
Paris – la Machine du Moulin Rouge
14/02/2016
Rien de tel qu’un peu de transpiration dans un circle pit un dimanche pluvieux pour se changer les idées ! Ca tombe bien car ce soir la machine du moulin rouge reçoit une affiche death metal plus qu’alléchante car nos cousins canadiens de Kataklysm sont venus nous briser les cervicales, aidés de nos amis grecs de Scepticflesh et de nos voisins belges d’Aborted ! Du très lourd donc dans cette très belle salle qui affiche complet ou presque !
C’est donc dans une ambiance des plus moites qu’Aborted monte sur scène sous les vivas de la foule qui ne demande qu’a se dégourdir les pattes sur les growls de Sven de Caluwé et de ses potes. Un EP qui vient de sortir, énorme de qualité, un album qui sort en avril et un nouveau guitariste rythmique, il n’en faut pas plus comme excuse au combo pour venir nous dire un petit bonjour en mode brutal. On démarre donc avec une set list de plus de 30 minutes avec cette formation qu’on ne présente plus et qui depuis 5 ans reviens en force, notamment avec leur dernier gros album Necrotic manifesto et cet EP Termination Redux, œuvres très présentes ce soir et c’est tant mieux !! Pour clore leur set ultra carré, technique et bourré d’énergie avec un Sven déchainé qui incite le public à investir la scène, le combo craque et , en ce jour de Saint Valentin, nous claque un beau lâché de ballons roses en forme de cœurs sur les deux derniers morceaux ( et un ballon gonflable géant de plage également, mais on n’est plus à ça près… ) .
Allez zou on enchaine pour quelque chose d’un peu plus théâtral, mélodique et scénique avec les grecs de Scepticflesh qu’on prend toujours plaisir à revoir ( n’en témoigne les cris à leur arrivée ) pour un peu moins d’une heure de set centré sur Titan, leur dernier opus qui date de 2014. Toujours parés de leurs costumes, très en place, l’heure n’est plus au stade diving des fans mais bien à la contemplation et au mouvement dans la fosse. L’avis de Seth, au retour du set (sans mauvais jeu de mot) dans les backstages au chanteur de Kataklysm est éloquent et résume bien tout le concert « Dans la fosse, les mecs sont fous, c’est incroyable, ils ne s’arrêtent jamais de bouger » ; où la définition du bonheur à un concert de métal devant un groupe intègre de 25 ans d’âge ….
Dernière ligne droite et dernier changement de plateau pour accueillir les rois de la soirée, nos bien aimés cousins venus du pays des caribous, les canadiens de Kataklysm et leur Death ultra lourd ! Au programme, des gros riffs qui taches, du headbang, de l’humour potache, de la convivialité entre les artistes et leur public et 17 titres dans les gencives !Entre blagues bien grasses , motivation de foule et demande de strip tease du bassiste, le tout sur fond d accent québécois et d expressions du cru , vu de la scène , on peut clairement dire que le public a passé une très bonne soirée ! Valeur sur depuis déjà plus d une décennie, Kataklysm porte vraiment bien son nom et emporte tout sur son passage dès lors qu’il débarque dans nos salles.
Setlist Kataklysm
Breaching the asylum
If i was god…I’d burn it all
As I Slither
The black sheep
Manipulator of souls
At the edge of the world
Thy serpent tongue
Push the venom
The ambassador of pain
Where the enemy sleeps
Soul destroyer
The chains of power
Open scars
In shadows and dust
Crippled and broken
Iron Will
Elevate

