Entretien avec IFERNACH, one man band de Black Metal Quebecois créé en 2014 par Finian Patraic.

Te souviens de ton âge lorsque tu as découvert le Metal et le premier album que tu avais acheté ?
Ifernach est un one man band issu de Chandler au Québec créé en 2014. Le premier album » Maqtewek Nakuet » fut paru en 2016. Comment t’apparaît cet album aujourdu’hui avec le recul ?
Au niveau de l’arwork de « Skin Stone Blood Bone » paru en 2019 peux-tu nous en dire un plus ? L’idée derrière cette illustration ?
Par contre musicalement, j’emprunte chez Bathory et Graveland, et c’est très assumé.
Ce fut aussi le premier album produit outre-mer, je n’avais pas prévu d’entreprendre cette démarche. Mais j’étais dans une impasse où je voulais produire sans arrêt et les contrats que j’avais avec les labels de chez-nous me limitaient dans mes élans.
Ifernach a sorti « The Great Enchanted Forest Of The Druid Wizard » en 2020. Est ce que l’on peut revenir sur la signification de ce titre ? Quelle idée as tu voulu faire éventuellement passer ?
A la suite de cet opus tu as sorti « Capitulation Of All Life » en 2021. Comment s’est déroulé le processus de composition pour cet album ?
Le dernier EP intitulé « Satanae Exoro » est sorti le 27 octobre via le label Tour de Garde. Comment se passe votre collaboration avec le label montréalais ?
Un pacte entre deux entités maléfiques ! Beaucoup de discussions et de camaraderie. C’est un honneur d’être produit par un survivant des années 90, qui n’a pas voulu vendre son âme, malgré toute la puanteur moderne on peut voir que le culte est encore très présent. Tour de Garde est un caveau poussiéreux rempli d’offrandes noires et je ne crois pas que la lumière s’y rendra de si tôt.
Sur quel base penses tu que le Black Metal doit reposer ? La haine, la misanthropie ou encore l’individualisme, les trois à la fois ? Quel est ton avis sur ce sujet ?
Peux tu nous parler de la péninsule Gaspé, de la population qui se nomme Mi’kmaq, son histoire éventuellement et celle de la wabanaki Confederacy ?
Que penses-tu de la nouvelle vague de Post/ Black Metal ? Les groupes disons plus modernes au niveau visuel et au niveau du son ?
Ifernach s’est produit au Canada. Et plus particulièrement à Montréal au Québec ces dernières années (Messe Des Morts en 2017 et 2022). Quels souvenirs gardes-tu de ces performances live ? Comment prépares-tu ta prochaine apparition sur scène qui aura lieu le samedi 9 mars 2024 lors de l’événement Le Feu De L’Abîme avec Of The Wand And The Moon, Akitsa et Old Tower entre autre ?
Pour le concert de Montréal. Une poignée d’individus ont fait pression pour nous empêcher de jouer. Ce n’est pas catastrophique pour nous, nous sommes indépendants. Nous avons pas besoin de nous excuser pour quoi que ce soit. Je trouve cela dommage pour les organisateurs car ce sont des amis et des gens avec qui on partage souvent la scène. Il faut voir ça d’une autre façon.
Les grandes foules ou le grand stage ne sont pas nécessairement ce que nous recherchons. Si on nous force à jouer dans les bois ou sur des îles loin de toute cette folie de censure et de pensées symétriques, et bien ce ne sera que service rendu. La Messe des Morts c’est l’exception pour nous. C’est une occasion unique de rencontrer tout nos camarades européens que l’on à jamais l’occasion de voir ailleurs.
Les gens derrière l’organisation sont des coeurs enflammés et vaillants et je les remercierai jamais assez de leur générosité. Ce n’est pas tout les jours qu’un groupe gaspésien puisse espérer traverser l’océan pour y faire un concert. Et ces gens font certainement parti de cette grande tentative, alors qu’on se prépare pour un premier concert en Finlande pour le Steelfest.
Peux-tu me citer éventuellement cinq albums que tu écoutes actuellement ?
Les derniers mots sont pour toi. Merci encore à toi d’avance pour ces réponses et le temps consacré
Gloire à ma terre natale, aux familles qui luttent et aux rares d’entre-nous qui jour après jour refusent les invitations et les tactiques urbaines de nous exiler vers les grands centres. De rivières turquoises saumonées en feux de grave étoilés, je continuerai d’y vivre, coûte que coûte. Parce que j’y suis né. Salutations aux déserteurs et aux gaspésiens de vacances. On s’occupe de garder le tout propre et conforme pour vos petites escapades merdiques.

