Slash and the Conspirators + Mammoth WVH
Le Zénith, Paris, 29 avril 2024.
Remerciements à Olivier Garnier pour l’invitation
Un concert plaisant en dépit de quelques longueurs dans les solis
Slash témoigne de son attrait durable pour le grand public, ce soir, au Zénith de Paris. Et de son attachement au Jack Daniels. Je me rappelle avoir interviewé le jeune Slash, une bouteille à la main, dans son hôtel à L.A., à l’époque d’or du hard rock. Le légendaire guitariste aux cheveux crêpus, né Saul Hudson à Londres, attire les fans de Slash, les fans de Guns N’ Roses et les fans de Slash And The Conspirators.
Au vu du public, tout simplement, les fans de rock grand public. Wolfgang Van Halen – fils du regretté guitariste Eddie – soutient Slash and co dans ce périple mondial. Son groupe Mammoth WVH marque leur rock musclé et belliqueux mettant en valeur le talent suprême de Van Halen, mais ils ne parviennent pas à s’enflammer complètement dans un set de six morceaux. En dépit d’un show relativement court, nos oreilles parviennent à repérer quelques accords signés Eddie Van Halen. Tel père, tel fils : cet adage d’or est bien présent dans le monde de la musique.
A peine 21h sonné que Slash, reconnaissable même en ombre chinoise, portant chapeau haut de forme et lunettes de soleil aviateur, apparaît sur scène, fortement acclamé. Belle intro avec quelques riffs accrocheurs sur « The River Is Rising », puis le combo rebondit avec « Driving Rain », « Halo ».
Bien que la voix de Myles Kennedy (Alter Bridge) soit superbe, ce qui manque dans son attitude, c’est l’imprévisibilité d’un Axl Rose ou d’un Scott Weiland. Il le compense avec une gamme souple et puissante parfaitement adaptée à la pompe bluesy de Slash.

Tiré du dernier album du groupe, « C’est la Vie » épouse le chant mielleux de Kennedy avec les riffs wah-wah-heavy du guitariste. Une reprise de Lenny Kravitz « Always on the Run » que Todd Kerns interprète, puissante. Un peu de répit : la ballade « Bent to Fly » permet à Kennedy de libérer son spectaculaire miaulement, voisin d’un certain Axl ! Deux autres morceaux justement séparent la reprise « Perfect Crime » de Guns N’ Roses, toujours avec Todd au micro.
Wicked Stone est l’une des meilleures chansons du groupe, en raison de ses riffs bluesy musclés et diaboliques mais le solo prolongé de 10 minutes de Slash est excessif.
Après le dernier morceau « World on Fire » (album sorti en 2014), Myles présente les membres du groupe avec à la rythmique Todd Kerns (Basse, chant), Brent Fitz (batterie) et le second guitariste Frank Sidoris.
Un rappel : le public porté au zénith en redemande. Avec Elton John en reprise, c’est la ballade « Rocket Man » qui reprend le flambeau. S’ensuit une surprise de taille : le célèbre « Highway to Hell » d’AC/DC avec, comme invité, Wolfgang Van Halen, et Todd de nouveau au micro. Une reprise enjouée, superbement bien chantée enflamme la fosse. Enfin, c’est « Anastasia » qui clôture cette joyeuse soirée rock.
Mammoth WVH
Slash and the Conspirators
Encore:




































