Among The Living
Interview

MYRATH : Entretien avec Kevin Codfert et Morgan Berthet.

MYRATH : Entretien avec Kevin Codfert et Morgan Berthet.

« Wilderness of Mirrors » le nouvel album des franco-tunisiens de Myrath est peut-être le disque le plus réussi de toute leur carrière. Un disque dense et varié qui emprunte autant au metal qu’à la world-music. Entretien avec Kevin Codfert et Morgan Berthet.

Ce nouvel album arrive assez peu de temps après « Karma » et seulement quelques mois après un best-of. Il y a la volonté d’accélérer les sorties chez Myrath ?

Nous avons toujours beaucoup de choses à exprimer. Nous avons composé ce nouvel album facilement et sans peur du jugement. C’est ainsi par exemple que nous proposons une intro world de plus d’une minute pour le premier titre de l’album « The Funeral ». Nous avons la démarche de toujours apprendre.

C’est peut-être l’album le plus varié de toute votre carrière.

Les journalistes ont depuis le début qualifié Myrath de metal oriental. Mais nous avons toujours voulu faire d’autres choses. Nous ne voulons pas faire la même recette pour chaque album.

Karma  le précédent disque était moins oriental, et plus ouvertement metal. Là c’est un disque qui ouvre vers plus de directions.

Pour ce nouvel album comme avant nous avons procédé en nous échangeant les fichiers par Internet. Cela permet à chaque personne d’être face à lui-même. On a voulu découvrir plus de l’Afrique. C’est aussi la première fois que nous utilisons autant de langues pour un disque.


myrath


Comment cela se passe dans Myrath pour le processus de composition vu que vous êtes loin les uns des autres géographiquement. Vous faites les choses à distance ?

Oui. Mais on se réunit ensuite pour tout finaliser. On commence à distance par une base harmonique ou un chant. Autour de cette base se greffe toute l’expertise des différents membres du groupe. Nous travaillons de cette manière.

On vous a qualifié de metal-oriental ou de power metal ou encore de metal prog. Là je trouve que ce disque est un album metal avec un côté world-music.

Oui on peut le dire ainsi. Pour ce disque cela correspond bien à ce qui est proposé. World-music metal est un qualitatif qui convient parfaitement à cet album.

L’équilibre entre le metal et le côté world doit être difficile à trouver ?

Ca l’est. « The Funeral », on a mis quatre ans à la faire. Le morceau était très différent à la base. Nous n’étions pas satisfaits de ce que cela donnait. Et le titre a mûri peu à peu pour arriver enfin à ce résultat.



Est-ce que vous pensez vos disques comme des voyages ?

Ce n’est pas voulu comme cela mais ça le devient. Quand on parle de dépression comme dans « The Clown » ou de la misère, cela amène à un voyage introspectif.
On voulait parler de ces thèmes de la manière la plus précise possible. Les instruments te permettent en outre de voyager. Je suis fan de musiques de film, de John Williams notamment.


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Le fait d’être un groupe franco-tunisien est-il en soi politique ?

Nous n’avons pas une volonté politique mais clairement celles d’exprimer des sentiments.

Le tracklisting de l’album est on ne peut plus cohérent.

Tout à fait. C’est un travail inutile pour 99% des jeunes qui écoutent la musique sur Spotify. C’est un tracklisting dédié aux gens qui écoutent encore des albums dans leur intégralité.

Soul of my soul  sonne presque comme un tube.

On ne l’a pas pensé ainsi mais c’est vrai qu’il est en rotation sur de très grosses radios anglaises. On a voulu sortir The Funeral  en single qui est un titre complexe mais qui reflète bien l’esprit de cet album. On sort des singles à la structure complexe ou des titres qui marchent en radio comme Soul of my soul.

Vous avez fait un feat avec Elize de Amaranthe pour « Until the End ». Comment cela s’est-il fait ?

Zaher voulait absolument faire un feat avec elle depuis des années. Elle est fan de Myrath.

Sortir un album aussi complexe est ambitieux.

C’est à contre-courant de ce qui se fait. Peut-être que Myrath serait plus gros si l’on faisait certaines compromissions, mais nous n’en sommes pas capables.

Votre tournée traverse de nombreux pays. Vous jouez même à Istanbul.

La Turquie est le pays où nous marchons le mieux. On va faire une partie de la tournée Europe de l’Est et une autre Europe de l’Ouest.



Il est rare qu’un groupe français tourne autant à l’étranger.

Nous avons une petite notoriété partout dans le monde. On peut jouer à peu près n’importe où dans le monde.

Il y a l’idée de fêter les vingt ans de Myrath l’an prochain ?

On fera peut-être un truc pour les festivals, oui.

Ear music votre label est un label allemand. Cela aide-t-il au rayonnement du groupe ?

C’est certain. Les journées promo sont particulièrement denses grâce à eux. Depuis que l’on est sur ce label on voit clairement la différence à l’international. Depuis que l’on est chez eux nous jouons en Asie, en Amérique latine.

En France, le fait d’avoir fait le Hellfest vous a boosté ?

C’est difficile à dire. C’est le festival le plus connu en France mais vu le nombre de groupes qui sont à l’affiche, c’est dur de savoir si cela a un impact. Après quand nous y avons joué la tente était archi pleine pour nous et c’était bien cool.


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