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MELTED SPACE – The Great Lie

MELTED SPACEMELTED SPACE - The Great LieMELTED SPACE – The Great Lie

 Sortie le 16 octobre 2015

Sensory Records


MELTED SPACE, un nom qui résonne comme tout un programme, une idée de génie , ou plutôt une idée venant d un génie , croisant lyrisme , black métal, orchestre symphonique , le tout sur un fond d’opéra métal à la gloire de la littérature classique. Cela aurait de quoi en faire sourire plus d’un, moi le premier, ayant posé à de nombreuses reprises l’oreille sur des projets similaires sans y accorder autant de plaisir in fine, mais pour ce projet, et ce depuis le second volet Between , sorti en 2013, je dois bien admettre que j’ai été surpris dans le bon sens, à la fois par la richesse que par la cohérence et la qualité de la réalisation.

C’est donc de l’esprit noir et torturé de Pierre le Pape qu’est né ce 3eme volet The Great Lie, épopée tragico-classique à la sauce métal, regroupant la fine fleur du genre dans notre hexagone et même au-delà ! Citons à la volée quelques noms que vous reconnaitrez aisément comme David Vincent ( de Morbid Angel , quand même !! ) , le grand Attila Csihar à qui l’on doit l’album De mysteriis Dom Sathanas de Mayhem en 93 , rien que ça , Mikael Stanne de Dark Tranquillity ( là je commence sérieusement à avoir mal à l’intérieur de moi….) mais aussi Kobi Farhi d’Orphaned Land ( j’ai beau être matinal, j’ai toujours mal ) , le cinglé mais néanmoins talentueux Niklas Kvarforth de Shining , la voix d’ange de Mariangela Demurtas de Tristania, groupe qui a bercé ma jeunesse , la soprano espagnole Ailyn Gimenez Garcia , Guillaume Bideau de Mnemic ( mais cet album c’est un hear’n’aid hexagonal ou quoi ?? ) , la performeuse vocale Christine Rhoades associée à Nevermore et Jeff Loomis , Manuel Munoz de the Old dead Tree, le grand Arno Strobl de Karnival in coal ( apparu aussi dans 6 :33 ) pour qui ce genre d’exercice grandiloquent est taillé sur mesure , Clementine Delauney , ayant chantée dans Visions of Atlantis et déjà présente sur le précèdent d’opus de MELTED SPACE, Virgine Goncalvez de Kells et enfin Lucie Blatrier de A Quiet Day for Mellow Dream pour les nombreuses voix !!! Clairement, Pierre Le Pape a voulu se faire plaisir et ça se sent bien !!


 

MELTED SPACE - The Great Lie


 

Quel All Star du métal que ce line up de chanteur, et ce n’est pas fini car il convient tout de même de se pencher sur les musiciens de ce projet avec, du côté guitare le multi instrumentiste Arjen A. Lucassen a qui l’on doit l’opéra métal Ayreon, l’ami Sylvain Coudret de Soilwork et Adrian Martinot. Les autres musiciens ne sont pas en reste puisque l’on retrouve également le talentueux Adrien Grousset d ‘ Hacride, le batteur Michael Saccoman, Brice Guillon et aussi mais surtout l’orchestre philarmonique de la ville de Prague ! L’addition commence à sacrément peser !!

Entre screams sur fond d’ambiance black métal(le très long No Need to Fear et Lost soul from the OS), sympho en voix claire (Hopeless), power (Called by the queen ou encore Titania) ou encore balade intimiste (A God is Dead, tout en voix et piano), nombre de facettes et de styles sont balayés de main de maitre sur ce bel ouvrage, le tout au service de l’écriture, de l’histoire qui nous est narrée.

On commence donc cette aventure par un épisode narratif à deux voix (claires) qui nous plante le décor avec une intro épique à souhait dont Monsieur Le Pape a le secret, tout en cordes et chœur, puissance et mesure à la fois, me rappelant sans nul doute les grandes heures de Dimmu Borgir (idem pour l’intro de Terrible fight ) avant d’enchainer sur nombre d’actes, souvent joués en dialogue entre deux voire trois protagonistes ( Glass Castles Beast , The One Who Lost the Faith). Il est clair que Pierre Le Pape n’a rien perdu de son amour pour le théâtral et les histoires qui finissent mal depuis Between !

Je regretterai seulement de cet Opus certains accents anglais trop franchouillards (Listen to the Song of Despair) et quelques solos de guitares qui auraient gagné à se ralentir un peu au profit de la mélodie .Quoi qu’il en soit, il n’en reste pas moins que cet album de qualité ravira les amateurs de sympho, d’opéra métal et de bonne musique tout simplement.


 

Tracklist

1) Listen To The Song Of Despair
2) Called By The Queen
3) No Need To Fear
4) Terrible Fight
5) A God Is Dead
6) Trust&Betrayal
7) Glass Castle’s Beast
8) Hopeless Crime
9) The One Who Lost The Faith
10) Titania
11) Lost Souls From The Other Sid


 

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