Rencontre avec Adalbjorn Tryggvason de SOLSTAFIR
Il y a des rendez-vous très attendus. Cet après-midi sous la Temple, sera un moment d’anthologie pour les novices et une communion pour les autres…mais nous ne le savons pas encore car au moment de cette interview, Adalbjorn Tryggvason, « Addi » leader du groupe islandais SOLSTAFIR vient juste d’arriver sur le site et enchaine les interviews … même pas peur !

A peine arrivé sur le site, dans quel état d’esprit es-tu ?
Très impatient de découvrir le new look du Hellfest et retrouver le public. Je suis un peu fatigué après avoir beaucoup voyagé mais dans un esprit positif et très impatient de monter sur scène.
J’ai entendu dire que tu es le plus abordable d’entre vous, est-ce vrai ?
Ce n’est pas à moi de le dire, il faut demander aux autres !
Est-ce que tu trouves le Hellfest différent et en quoi ?
Le Hellfest est tellement grandiose, rien n’est fait au hasard. De plus, je me suis toujours demandé de quelle manière autant de groupes pouvaient jouer aussi qualitativement. Comparé à la grandeur de l’évènement, je ne pense pas qu’un autre festival dans le monde soit à la hauteur de l’accueil et du line up de chaque année.
Tu es au Hellfest ce week end et dans 15 jours de retour en Islande pour l’Eistnaflug festival, l’occasion de fêter comme chaque année ton anniversaire. C’est le grand écart ?
J’ai arrêté de boire donc, ce sera une fête raisonnable cette année. Cela fait 15 ans que je participe à ce festival. C’est le seul endroit en Islande où j’ai été le plus souvent. Ca me donne l’impression que mes grands-parents habitent là. Mais c’est faux (sourire).
D’ailleurs, tu as des origines autres qu’islandaises ?
Danoise et Allemande. Ma famille est originaire de Isafjordur en Islande.
Je reviens du Reykjavik Deathfest qui s’est déroulé fin mai, que penses-tu de la scène islandaise actuelle ?
C’est incroyable de constater que la scène islandaise s’est autant agrandie. Lorsque nous étions un jeune groupe, j’aurai aimé que la scène soit celle actuelle. Pendant des années nous avons été le seul groupe à tourner et cela a été plutôt dur. Maintenant, les labels ont un œil sur l’Islande. Les choses sont devenues sérieuses.
Etes-vous prêts à repartir en studio ou profiter de votre dernier opus « Berdreyminn » pendant un temps ?
On a rien écrit de nouveau pour le moment, on va profiter du dernier album.
Dans ta peau de « fan » quels concerts penses-tu voir ce vendredi soir au Hellfest ?
Judas Priest et A Perfect Cercle ce soir.
Quelle sorte de livre lis-tu ?
J’aime les biographies. La dernière que j’ai lue est celle de Bruce Springsteen. Ces derniers temps, je me suis plongé dans des livres spirituels sur le bouddhisme. Spirituellement, ce mouvement me fascine, pas comme religion, mais art de vivre.
Tu es beaucoup plus posé ces derniers temps ?
Je suis beaucoup plus spirituel que je ne l’ai jamais été, c’est vrai. J’apprécie plus les choses et les moments présents.
Aimerais tu écrire ta biographie ?
J’y ai pensé mais c’est impossible pour le moment, je ne veux pas que ma famille lise ce livre, il y a trop de choses négatives. De plus, j’aurai besoin de l’écrire seul pour me retrouver. Comme une sorte d’introspection créative, pour reconnecter avec moi-même.
Qu’est-ce que tu as perdu et qu’as-tu gagné au cours de toutes ces années ?
J’ai pris de la maturité, gagné l’honneteté et les valeurs de la vie et j’ai perdu l’innocence.

