Entretien avec ADX, à l’occasion de leur passage au HELLFEST 2025
Groupe culte s’il en est de la scène metal hexagonale ADX jouait récemment au Hellfest. Excellente occasion pour s’entretenir avec le groupe de l’Oise.
Cette année c’est le quarantième anniversaire du premier album d’ADX, « Exécution ». Vous allez faire quelque chose pour le célébrer ?
On avait fait ça pour les trente ans du disque, il y a dix ans. On ne va donc pas refaire ça à chaque fois. En revanche on ajoutera un ou deux morceaux de cet album à notre set-list.
Le split d’Adx était arrivé après l’échec de ce disque pensé pour l’international, « Weird Visions ». Comment est arrivée la reformation ?
Nous sommes revenus quand XIII Bis a voulu ressortir « Exécution » en CD. On avait fait un concert pour cet événement à la Loco et suite à cela on a eu envie de s’y remettre.
Depuis la reformation il y a eu pas mal d’albums et aussi des changements de line-up.
Les nouveaux membres étaient des fans du groupe. Il y a eu des changements ces dernières années qui ont apporté un nouveau souffle à ADX.
Le dernier album, « L’empire du crépuscule » même s’il a un son plus moderne que les classiques du groupe reste néanmoins du pur ADX.
On a toujours composé de la même façon donc il y aura toujours cette patte. Après les nouveaux amènent de la fraicheur. Mais ADX restera toujours ADX forcément.
Le speed/thrash n’était déjà pas hyper à la mode à votre époque. Aujourd’hui à part vous plus personne n’en joue.
Ce n’est pas faux. Il reste quand même Exodus ou Testament. Il y avait Malédiction, Killers autrefois en France. On a certes le style speed/trash mais nous sommes toujours dans la recherche de la mélodie.
Est-ce que vous avez conscience du statut culte du groupe ?
Les membres originaux du groupe ne s’en rendent pas compte, les nouveaux, oui. On s’en rend quand même parfois un peu compte lorsque des fans viennent nous parler.
Vous jouez encore aujourd’hui pas mal de titres de ce disque ultra culte qu’est « Suprématie »
Vous avez joué ici à 10h30 du matin. Pour un groupe culte n’est-ce pas un peu dur ?
Nous en avons parlé entre nous. On a d’abord trouvé que c’était un manque de respect de la part de l’orga et puis après nous nous sommes dit « bon allez c’est le Hellfest » on va envoyer le pâté. Et même à 10H30 il y avait du monde.
Votre public est multigénérationnel
Absolument. Trois générations viennent nous voir.
Vous jouez assez peu. Vous n’avez pas envie de donner plus de concerts ?
On aimerait bien mais c’est difficile. La mode est à l’extrême, pas au heavy comme on le fait. Mais les choses vont peut-être se décanter.
Dans votre dernier album il y a des textes qui dénoncent certaines choses. Vous vous sentez comme un groupe politique ?
Pas du tout. Nous sommes fans d’histoire. L’album parle en partie de choses historiques mais pas sous un angle politique. En écoutant nos paroles nous espérons que les gens apprennent des choses. On bosse beaucoup nos textes. Nous ne sommes clairement pas un groupe politique et en plus nous trouvons que les combos « politique » vieillissent plutôt mal.
Je disais aussi cela par rapport au titre qui clôt l’album « Paris un 13 » dédié aux victimes du Bataclan.
C’est un événement qui nous a profondément touchés. On avait envie de le faire.
Ce disque est toujours speed metal mais plus orienté thrash.
Oui et le prochain le sera encore plus. Cela vient du style des nouveaux.
Il y a l’idée de ressortir vos premiers albums un jour ?
Un label grec a ressorti « La terreur » mais sans notre autorisation. On y pense.


