Nous nous sommes entretenu avec Estelle (chant) et Naty (Batterie) du groupe EXCEPT ONE à l’occasion de la sortie de leur album FALLEN (OMNI #3). 

 


 

Une petite présentation pour nos lecteurs ?

Naty : Alors moi c’est Naty. Je suis à la batterie.

Estelle : Je suis Estelle, chanteuse d’EXCEPT ONE, groupe de Metal Parisien. Nous avons déjà deux EP à notre actif et on vient de sortir notre premier album FALLEN OMNI #3.

Comment définis-tu le style d’EXCEPT ONE, Objet Musical Non Identifié ?

E : Justement on ne le défini pas. On ne veut pas s’enfermer dans un style en particulier car déjà nous n’écoutons pas tous le même genre de Metal. Cela génèrerait beaucoup de frustrations et nous préférons, au contraire, mélanger nos influences. D’où cette approche que l’on veut unique et qui amène au fameux Objet Musical Non Identifié. C’est ce qui nous ressemble le plus.

N : Au sens large on fait du Metal.

Quelles sont vos influences majeures ?

N : J’écoute un peu de tout mais j’aime beaucoup le hardcore et le Death.

E : Moi j’écoute plutôt du Black et du Death Metal.


TIM est un nouveau venu. Comment s’est fait ce recrutement ?

N : Nous sommes passés par une plateforme qui est faite pour ce genre de recherche, et après plusieurs auditions Tim nous a paru la meilleure recrue possible.

Comment procédez-vous pour composer ? Ad’ibou votre ancien guitariste était le principal compositeur du groupe il me semble non ?

E :
En fait quant il est arrivé dans le groupe, c’était à un moment ou on avait un peu de mal à évoluer, et il a apporté vraiment beaucoup de choses à Except One. Il nous a appris à mieux composer et nous a apporté beaucoup sur Haunted Humanity (EP). Pour Fallen, c’est un travail beaucoup plus collectif. Nous avons tous composé.

N : Tout à fait, Fallen est diffèrent d’Haunted  car nous y avons tous mis notre patte.

 

Il s’est passé 2 ans depuis la sortie de votre dernier EP « Haunted Humanity ». Que s’est-il passé pour Except One pendant ce temps-là ?

N : On a dormi (rires).

E : Déjà après Haunted on a changé de line up au niveau de la section rythmique, et il a fallu intégrer Naty et Crypp. Le temps qu’ils soient familiers avec les compos du groupe et d’assurer pas mal de concerts pour Haunted, puis d’attaquer les compos de Fallen, il s’est passé tout ce temps.

N : On a vraiment réfléchi à proposer un produit fini de qualité, et on a pris notre temps pour cela.

EXCEPT ONE est un groupe qui tourne beaucoup. Je vous ai vu il n’y a pas très longtemps à Paris en ouverture des japonaises de LOVEBITES. Comment vous êtes-vous retrouvés dans cette histoire ?

N : Oh oui on tourne vraiment pas mal. Nous sommes un groupe de scène c’est clair. Pour le concert de LOVEBITES, on peut dire que c’est la magie de la prod (rires).

E : Nous avons été les premiers surpris d’être sur ce concert (rires). Pour tout dire on ne l’a su qu’une semaine avant. Live Nation l’a annoncé sur les réseaux et c’est comme ça que l’on a su que l’on jouait ce soir-là (rires).

Pour ce qui est des textes, c’est toi Estelle qui les écris ?

E : Oui, c’est aussi un travail d’équipe mais on peut dire qu’à 90% c’est moi qui écris et je soumets au groupe les textes pour qu’on en parle. Ils amènent également des idées, des phrases, et j’essaye d’intégrer tout ça.

N : On a toujours accès à ses textes, c’est important aussi.



except one fallen



Parlez-moi des thèmes développés sur FALLEN.

E : Je m’inspire beaucoup de l’actualité, de ce qui se passe dans le monde. Personnellement je n’ai pas la télé, et je passe par d’autres sources d’informations. Je suis globalement en colère par ce que je lis et vois, et c’est nécessaire de le dire pour que l’avenir de nos proches soit meilleur. C’est important de le faire à notre niveau.
Je m’inspire aussi de mon histoire personnelle, quand j’ai besoin d’extérioriser ce que je ressens.

J’ai lu il y a un moment qu’Estelle travaillait son chant clair, c’est toujours en chantier ?

E : Je continue à prendre des cours, mais c’est quelque chose avec lequel je ne suis pas très à l’aise. Je n’assume pas tellement non plus. Je ne lâche pas l’affaire (rires). Je découvre certaines facettes de ma voix que je n’ai pas envie de montrer pour le moment.

Tu es timide en fait ?

E : (rires) oui, en fait je suis très timide.

Vous avez sorti une vidéo sur le titre NOTHING, pouvez-vous m’en dire plus quant à la réalisation de celui-ci ?

N : C’est Brice, le batteur de SMASH IT COMBO qui fait de très bons clips, qui l’a réalisé. On avait la volonté d’avoir une histoire scénarisée et en parallèle de nous voir jouer. On a voulu parler du fait que même entouré de monde on peut être seul finalement. C’est le postulat de base du clip.

Comment un groupe comme EXCEPT ONE voit le milieu Metal Français aujourd’hui ?

: Il est super riche. Le seul truc qui me dérange c’est qu’il n’est pas assez mis en avant. Il y a vraiment énormément de supers groupes et musiciens que l’on n’encourage pas à aller plus loin.

E : C’est vrai qu’en France on n’a pas une grosse culture Metal, il ne passe pas à la télé ou dans les gros médias.

N : Même au niveau des prod importantes qui font venir des gros groupes, elles ne regardent pas à faire venir des musiciens locaux pour ouvrir les concerts. Alors qu’il y a vraiment de quoi faire.

E : Ces organisations devraient piocher dans les groupes locaux, car financièrement elles ne prendraient pas vraiment de risque finalement. Regarde avec LOVEBITES, on a pu toucher un public qui ne serait pas venu nous voir autrement. On a eu de très bons retours par rapport à ça. Il faut amener les gens à découvrir autre chose.

Quel est le modèle économique du groupe ?

N : C’est un cochon que l’on casse et il est plein de tunes (rires).

Et comment vous le remplissez ?

N : Bin avec nos revenus perso. C’est de nos poches. A part Tim qui est prof de guitare, on bosse tous en dehors du monde de la musique. Le but, et notre espoir, c’est d’en vivre un jour bien sûr.

Quel est votre meilleur souvenir d’artiste ou de scène ?

N : Pour moi c’est au Bus Palladium, un de mes premiers concerts avec le groupe et il y avait un paquet de potes. C’était une super soirée.

E : Je n’en ai pas un mais plein. Mais surtout les souvenirs de petites salles pour l’intensité, et des partages de scène avec des groupes comme DAGOBA, BLACK BOMB A ou encore JINGER ou dernièrement LACUNA COIL.

Et avec qui aimeriez-vous jouer ?

E : CAVALERA CONSPIRACY !

N : Un bon DEVILDRIVER.

 


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