Among The Living
Interview

Entretien avec Mick Caesare de DESTINITY

Nous nous sommes entretenu avec Mick, chanteur du groupe DESTINITY à propos de la sortie de leur dernier opus In Continuum


Photo @Christiane Tastayre

Nous sommes surtout reparti de zéro.

Bonjour ! Peux-tu te présenter et présenter le groupe s’il te plait ?
– Alors je suis Mick, chanteur du groupe depuis ses débuts en 1996. J’ai créé le groupe avec les jumeaux Florent, batteur, et Stéphane, guitariste. Ensuite il y a Séb, guitariste/soliste, qui est là depuis 2009 et David, bassiste, arrivé à la même période.
C’est le plus jeune du groupe et il était notre ingé son. Les débuts du groupe étaient black death symphonique puis on a évolué, surtout à partir de 2005 en faisant surtout du death métal tout en gardant des sonorités mélodiques. On a fait une pause de presque 9 ans et on revient donc avec ce nouvel album.

Justement, peut-on parler de ce hiatus ?
– En fait cette pause n’a rien à voir avec la musique. On a beaucoup tourné sur 2012 et 2013, on était tous rincés, vraiment fatigués et ça a clashé mais au final c’était plutôt un mal pour un bien. On a chacun eu nos expériences à côté et on a évolué. Et ce qui est cool c’est que l’on repart avec les mêmes gars du groupe et nous sommes tous compositeurs donc ça va très vite ! On a aussi utilisé quelques riffs que l’on avait en
stock. Mais on est surtout reparti de zéro.

Quel est le modèle économique du groupe ?
– Alors on ne vit pas de la musique et on a tous à côté une bonne situation. Mais là on a beaucoup de chance car on a pas mal de succès, entre autres sur des plays list genre spotify. En plus j’ai monté ma propre structure donc nous sommes totalement indépendants et que tous les droits numériques vont dans notre poche. Du coup on veut juste continuer à se faire plaisir et que ce soit viable économiquement ! Pour le moment on se rembourse du projet mais c’est très bien parti ( mais ça m’a couté un an de travail
avec des formations etc…)

C’est aussi important de faire de bons clips !

Et du coup vous avez choisi de produire des singles pour occuper l’espace régulièrement ?
– Oui tout à fait. C’était un peu un test. On a commencé au mois de juin et on en a balancé un par mois. Bon en fait 6 semaines ce serait mieux. Mais du coup tu apparais sur les plays list et tu gagnes des followers. Et les pays où l’on marche le mieux, c’est l’Allemagne, les Etats-Unis, la Finlande et la Suède. Et la France est cinquième. Mais ça a toujours été comme ça. Mais c’est aussi important de faire de bons clips !

Le dernier album avait été produit par Jacob Hansen et du coup ça t’apporte quoi comme réflexions
maintenant que tu t’es totalement pris en mains ?
– Jacob est un très bon producteur, presque un ami, et on a eu le choix de le reprendre ou de faire par nous-mêmes. On aimait juste un peu moins ses sons de batterie, trop paramétrés à notre goût. Et là, on voulait quelque chose de plus acoustique, du son live.
Et on a tout fait dans le studio de Séb, les guitares et basse. Lui a pris son temps pour sa partie et moi, j’ai enregistré la voix chez moi. Puis on a tout envoyé en Suède chez Jonas en qui on a eu toute confiance et qui a su respecter ce que l’on attendait de lui. La finalité c’est du coup un son plus organique et plus acoustique.
– Aujourd’hui j’estime qu’on a atteint notre objectif.


destinity


Une bonne santé de la scène Metal française.

Concernant les thèmes de vos textes, de quoi parlent-ils ?
– C’est globalement assez mélancolique, plutôt « dark » et ça parle de nous, de nos peurs, de nos faiblesses, la perte de proches mais avec malgré tout une touche d’espoir… La thématique c’est donc le temps qui défile. On a aussi galéré à trouver le nom de l’album en mettant plus de 2 mois ! Le précédent album était plus rageux avec une thématique sur l’humain essentiellement.

Alors concernant des dates de concert, vous avez une release party le 15 octobre puis le Lezard’Os
fest, c’est ça ?
– Oui on joue au Lezard’Os fest le 18 novembre avec entre autres Loudblast et Dagoba, puis le lendemain en Allemagne. On a volontairement mis peu de dates sur fin 2021 le temps d’y voir plus clair. Et des dates reportées notamment à Brest par exemple et des petits festoches à partir de mai 2022. En gros pas mal de beaux projets à venir.

Vous avez joué au Furios fest. Quels ont été les retours ?
– C’était super bien. On était même émus. C’était un moment privilégié. Environ 400 festivaliers ce qui est énorme étant donnée la région. Il y a de plus de plus de petits festivals comme ça et qui fonctionnent bien ce qui est bon signe. Ca montre la bonne santé de la scène.

Je te laisse le dernier mot et savoir ce que tu attends de « in continuum »
– J’espère que les fans du groupe seront satisfaits. Jusque là tous les retours sont bétons alors je ne m’inquiète pas vraiment. Je pense que c’est un très bon album de death mélo et que si tu aimes ce genre-là, tu devrais l’écouter entièrement pour te faire un avis.
Envie de continuer à prendre du bon temps, d’en profiter et de faire perdurer le groupe.
– Merci aux lecteurs qui auront pris le temps de lire ça jusqu’au bout et à toi pour ton soutien.


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