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Interview

Entretien avec Stéphane Buriez et Vincent Todeschini pour le Rock’N’Roll Train Festival

Entretien avec Stéphane Buriez et Vincent Todeschini pour le Rock’N’Roll Train Festival


Rock ’N’ Roll Train FestivalSalut Vincent ! On s’était vus l’année dernière à la même période et au même endroit  pour la troisième édition du Festival. Les choses ont-elles beaucoup changé aujourd’hui pour toi ?
C’est moi ou vous avez réduit d’un jour les festivités ?

Vincent : Ce qui s’est passé c’est que l’on peut déjà refaire une édition (rires).  Même si nous n’avons pas encore tout à fait atteint l’équilibre, nous sommes vraiment satisfaits du boulot qui a été fait et de l’Edition précédente. On progresse dans la fréquentation ainsi que sur la notoriété. On fait notre chemin. Nous sommes repassés sur une programmation d’un jour car on se rend compte que ce format est plus cohérent en termes d’équilibre budgétaire pour le festival, et pour atteindre notre objectif de 800 personnes.

Stéphane : On fera plus c’est sûr vue l’affiche (Lol)

Vincent : Ou c’est clair ! Sur le papier on pourrait faire facilement 2000 entrées (rires). Mais bon il faut convaincre les gens de venir nous voir à Longwy, leur expliquer que c’est un site exceptionnel, etc… Il est vrai que c’est compliqué de faire un festival en juillet. Les gens partent en vacances, juin a été riche en festivals aussi. Il y  a l’euro aussi : c’est sûr que ça pèse dans la balance.

Stéphane : D’ailleurs il y a des télévisions en loge ? (rires)

 

Et toi Stéphane, ton partenariat avec le Rock’N’Roll Train, c’est une histoire qui dure.


Stéphane :
Bin oui, j’ai re-signé pour une deuxième année. J’y étais l’année dernière avec LOUDBLAST. L’idée c’est que quand je parraine un festival c’est que j’y crois. Je crois au projet mais surtout  aux gens. Vincent m’a convaincu et a eu les bons mots pour m’associer au projet et j’en suis très content. Je parraine aussi le Go Hellfest. Ce sont les deux seuls d’ailleurs. Tu vois ça associe une région où il n’y a pas de festival. Il y a des concerts  c’est vrai mais un vrai festival en plein air c’est le seul. Il faut encourager ces initiatives. Au bout du compte la programmation est hétéroclite, c’est un festival Rock ‘N’ Roll c’est marqué sur l’affiche (rires) donc cela touche un public plus large.
J’y ai participé l’année dernière et l’accueil était juste génial. Quand tu pars en tournée il y a des bonnes journées, et d’autres moins bonnes : le R’n’R train fait partie des très bonnes. L’accueil c’est important. On ne s’improvise pas organisateur de Festival en plein air, et Vincent et son équipe savent faire.
Vincent : Du coup il revient cette année avec  Le Bal des Enragés (rires).

Stéphane : C’est clair que le spectacle que l’on donne est de mieux en mieux. Nos dates sont sold out, on tourne en famille en quelque sorte. C’est vraiment à ne pas rater. On est heureux de jouer ensemble et il n’y a pas de tricherie la dedans. Ce que tu vois sur scène c’est ce que l’on est dans la vie. Il y a un gros travail de répétition, de rigueur, et à chaque fois on améliore le show.

Ne penses-tu pas que le paysage live français change avec la multiplication des festivals ?  Y’a-t-il une synergie entre les organisateurs ? Le format sur un jour est un bon compromis non ?

Vincent : On n’a pas trop de contact avec les autres structures festivalières. On suit ce qui se fait bien entendu. Au sein de la région oui, il y a des rencontres entre les associations.

Stéphane : C’est clair que le format une journée est un bon compromis. C’est compliqué financièrement pour une famille par exemple de se faire un festival sur deux ou trois jours. C’est une sacrée organisation et un bon budget quand on compte le logement, la bouffe et le transport. Quand tu sors d’un HELLFEST, pour certain c’est un budget vacances qui y passe.

R&R Train

L’année dernière l’affiche était déjà riche, et à nouveau vous avez programmé du lourd. Tu m’avais d’ailleurs dis que tu rêvais d’avoir LACUNA COIL et SUICIDAL TENDENCIES. Tu as donc réalisé ton rêve à moitié ?

Vincent : Tout à fait. Cela faisait 4 ans que l’on essayait de les avoir au le Rock’N’Roll Train. En passant par l’assistante de l’assistante de l’assistante, on a réussi à les faire venir. Pour SUICIDAL on a eu, comme l’année dernière, un problème d’agenda avec leur tournée. Ce ne sera pas pour cette année.

 

Tu peux me faire un topo sur l’affiche, et m’expliquer les difficultés et autres surprises que tu as rencontrées pour la monter ?

Vincent : On a une très belle affiche avec un paquet de groupes français comme DAGOBA,

 LE BAL DES ENRAGES, SEYMINHOL, OIL CARTER, BURNING HEADS, THE INSPECTOR CLOUZO et nous sommes particulièrement fiers d’avoir MADBALL, ce groupe emblématique de la scène hardcore new yorkais. On ne les voit pas souvent et personnellement je suis fan.

 

 Tu peux m’en dire plus sur le concept des Mini-Vengeurs ?

Vincent : C’est un spectacle pour enfants (mais pas que…rires) très Rock ‘n’ roll. C’est jeune public et les parents prennent un kif aussi. C’est en ouverture du festival.

 

 Avez-vous changé des choses quant à l’organisation et la logistique sur le festival par rapport à l’année dernière ?

Vincent : On n’a pas changé grand-chose. Les contraintes restent les mêmes quant à la sécurité et des choses comme ça. Les infrastructures restent les mêmes. On a un site exceptionnel et on connait notre chance (rires).

Stéphane : Le site a, en plus d’être beau, une acoustique vraiment géniale. C’est un vrai plaisir d’y jouer. C’est un festival à découvrir absolument.

Vincent : C’est vrai que petit à petit on arrive à fidéliser les spectateurs et à en gagner tous les ans.

Stéphane : C’est clair que l’on s’attache à un bon festival, et on prend plaisir à y retourner. Ce sont des festoches à échelle humaine.

 

Le tarif a augmenté de 5 à 10 € par rapport à l’année dernière, pourquoi ?

Vincent : Bin on nous a toujours dit que ce n’était pas cher comme festival, alors cette année on en a profité (rires). Sérieusement une affiche de 12 groupes pour 40 euros en prévente, ça reste pas cher.

Stéphane : En plus je prends 10 balles par billet (rires)

 

Vous fonctionnez avec des bénévoles ?

Vincent : Oui, que l’on fait marcher au fouet (rires). Le R’n’R Train festival c’est une équipe formidable de potes qui partagent l’aventure pendant trois semaines. C’est très humain et on prend un réel plaisirà tout ça.

 

 

 

 

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