Among The Living
Interview

Interview du groupe MAX PIE

Interview du groupe MAX PIE avec Tonny (Chant) et Lucas (Basse) à l’occasion de la sortie d’Odd Memories leur dernier LP!

by Pegguy CREMIN

 

max pie

 

Tout d’abord pouvez-vous présenter  le Groupe et faire un rapide historique ?

Max Pie est un groupe qui s’est formé en 2005. A l’époque il s’appelait Max Py et ne faisait que des reprises de groupes comme AC /DC, Deep Purple, etc… En 2010, nous avons commencé à composer pour arriver à la sortie du premier album en 2011. Le line-up a lui aussi beaucoup changé depuis cette période.

Justement, ces changements de Line-up ont apporté quoi, fondamentalement, au groupe ?

Tonny : Ces changements ont été motivés surtout par la partie technique des nouvelles compositions. Quand tu fais essentiellement des covers de groupes, que tu es dans une démarche plutôt « d’amusement », tu n’as pas vraiment besoin d’avoir un grand niveau.
Forcement quand tu commences à être dans une démarche de composition, que l’orientation du groupe change, certains ne veulent ou ne peuvent pas suivre.
Le Line-up actuel est en place depuis 2014 avec Lucas qui est le dernier arrivé.

Et vos parcours respectifs antérieurs à MAX PIE, quels sont-ils ?

Tony : Moi je fais de la musique depuis près de trente ans, avec Lightning Fire comme formation la plus connue. Nous évoluions dans un style plutôt Thrash métal avec comme principale influence Mercyful Fate. Puis d’autres formations, dont une ou j’ai rencontré Sylvain, notre batteur actuel.

Lucas : Pour ma part j’ai commencé à jouer aux alentours de 13 ans, avec un groupe de Thrash pur et dur. Puis j’ai eu une expérience Stoner avec un autre groupe pour enfin m’investir dans différents projets non métal. J’ai enregistré des albums de Funk, de Jazz et de Blues. Sylvain, que je connaissais un peu, m’a demandé de faire une date avec eux. Cette expérience s’étant bien passée, ils m’ont proposé de prendre le poste de guitariste au sein de MAX PIE. Et voilà !

Parlons un peu de l’album, Odd Memories, pouvez nous en dire plus sur son histoire et sa construction ?

Tonny : En fait nous avions un engagement avec le Label, nous devions sortir deux albums sur celui-ci et le contrat arrivait à échéance. Comme nous sommes de grands fainéants (rires), nous avons vraiment attendu la dernière minute pour concevoir Odd Memories.
Nous avions déjà une idée assez précise de ce que nous voulions, avec des compositions plus « digestes » pour l’auditeur, plus catchy au niveau des refrains. Nous avons aussi mis en avant les parties claviers, contrairement à Eight Pieces – One World. N’ayant pas de claviériste attitré, nous étions plutôt réticents à cela quant à la restitution en concert.

Lucas : La tendance du live en ce moment va dans ce sens-là. Il y a beaucoup de samples et de parties claviers qui sont enregistrées et jouées sur bande en concert.

En ce qui concerne l’écriture de l’album, comment avez-vous fonctionnés ?

Tonny : En général c’est Damien, le guitariste, qui amène plus de 80% des titres. Il envoie ses morceaux sur lesquels chacun rajoute sa touche.

Lucas : En gros Damien compose la structure du morceau, puis nous venons y greffer nos parties instrumentales. Ensuite, en fonction des paroles et du sens que Tonny veut donner au titre, nous reprenons le travail en studio pour parfaire l’ensemble.

Tonny : Avant l’arrivée de Damien, je composais tous les morceaux. Il a une telle facilité d’écriture qu’on le laisse faire.

Votre univers est assez visuel tout comme vos pochettes. La science-fiction est quelque chose qui vous tient à cœur ?

Lucas : Oui c’est vrai. Mais sur cet album l’univers que l’on décrit n’est plus forcément celui de la SF. La pochette nous montre un homme « câblé », ce vers quoi notre monde tend. Aujourd’hui nous sommes tous à la poursuite de cet homme « amélioré ». C’est une source d’inspiration, c’est vrai. L’album s’interroge sur le devenir de l’homme dans un monde de plus en plus « connecté ».


 

Max Pie odd memories


 

A propos de votre label, vous êtes chez Mausoleum Records. Quelles relations entretenez-vous avec eux ?

Tonny : Nos relations avec eux sont très bonnes. Le besoin de chercher ailleurs ne s’est pas fait sentir du tout. Nous n’avons de toute façon pas la taille pour intégrer un gros label, et je préfère être un gros groupe sur un petit label que l’inverse. De ce fait avec Mausoleum on n’a pas vraiment de contraintes.

Votre album sort aujourd’hui aux Etats-Unis. Quels sont les pays ou vous avez le meilleur accueil ?

Tonny : L’album est disponible sur notre site depuis Mai, et bizarrement c’est vers les Etats Unis que nous envoyons le plus de CD. Il y a aussi le Canada, l’Allemagne, l’Angleterre et le Mexique qui nous achètent pas mal d’album. La France marche bien avec notre dernier album, contrairement au précèdent. Par contre la Belgique… on en vend très peu !

A propos de la Belgique justement, ou il y a un gros clivage politique aujourd’hui, le ressentez-vous également dans le milieu musical ?

Tonny : Effectivement en Belgique il y a deux groupes. D’un côté les Flamands (Flandres) et de l’autre les francophones (Wallonie). Nous avons la chance de ne faire partie d’aucun des deux groupes. Nous jouons beaucoup plus en Flandres qu’en Wallonie, alors que nous sommes originaires de celle-ci. En Wallonie il y a moins de structures et la tendance est plutôt orientée vers la scène Hardcore.

Lucas : Le clivage reste quand même très léger, cela correspond un peu avec les Bretons, les Basques ou les Corses en France par exemple. Et puis au niveau du Metal Prog c’est un style qui est plus ancré en Flandres, en Allemagne ou en Hollande qu’en Wallonie.

Justement, la scène Métal de manière générale, puisque tu es organisateur du PPMFest, que peux-tu nous en dire ? Ce n’est pas forcement simple d’amener le public à se déplacer sur cette zone ?

Tonny : En fait cela ne se passe pas bien. J’ai l’impression que les Wallons ont perdu l’habitude d’avoir des évènements chez eux, et qu’ils sous évaluent la qualité d’un Fest comme le PPM. Alors qu’à l’inverse les Flamands se déplacent en masse. Le PPM n’a pas eu lieu en 2015 à cause de la ville de Mons (capitale de l’Europe 2015)… Il y a des efforts culturels à faire en Wallonie, notamment en termes de subventions pour les évènements.

Du coup quels sont vos projets à court et moyen termes ?

Tonny : Des concerts. Défendre l’album sur scène. Nous passons au Raismes Fest le 11 septembre prochain, avec FREAK KITCHEN, GOTTHARD entre autres. Puis le 26 septembre nous participons au Secret Of Metal en Flandres et nous jouons aussi à Mons. Il y aura peut-être (c’est encore en négociation) une tournée européenne en octobre.

Et ensuite ?

Tonny : Ensuite on se replonge dans la composition du prochain album (rires).


 

 

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