Among The Living
Interview

Last Temptation, l’interview!

Nous avons rencontrés Peter Scheithauer et Butcho Vukovic de LAST TEMPTATION pour parler de leur nouvel album Fuel for my Soul

Last Temptation


Bonjour, vous venez de sortir votre dernier album « Fuel for my Soul » comment s’est passé le processus d’enregistrement ? On sait que vous êtes tous plus ou moins éloignés géographiquement. 

P : Par rapport au premier album, nous avons fait 40 démos et nous avons pris les 11 titres qui nous semblaient les meilleurs. C’était aussi ceux qui nous plaisaient le plus et le rendu que cela aurait en live. Nous avons répété et pour te dire la vérité, cet album a été créé en seulement une semaine. Nous sommes rentrés en studio et nous avons enregistrés, Butcho a commencé les vocaux et ensuite je me suis occupé des parties solos. Il m’envoie les fichiers et j’écoute le résultat.

B : L’enregistrement a duré une semaine c’est ça.

Quels sont vos influences majeures ? 

B : Personnellement, nous avons fait des riffs comme cela nous plaisait sans se poser trop de questions. Le plus important, c’est la mélodie pour que les gens puissent chanter avec nous. Je me mets toujours à la place du public en me disant « qu’est ce que je voudrais entendre en live ? » moi j’ai envie de chanter avec les groupes, je n’ai pas envie de me poser la question de savoir ce qu’ils font, ou se trouve le refrain. La musique c’est un partage, une vraie connexion avec les gens et nous. Ce qui nous uni quand même c’est Black Sabbath.

P : Ce n’est pas nécessaire de faire des choses compliquées au niveau des riffs, ce qui compte c’est que les gens accrochent. Que tu ai envie de taper du pied, Nous n’essayons pas d’être au niveau de Meshuggah, c’est un autre style. On aime bien les bons refrains, moi c’est quelque chose qui me parle car j’ai grandi entre autre avec Kiss. J’écoute aussi des choses comme Slipknot, Slayer ou Pantera mais je peux aussi très bien écouter un album de Bon Jovi, dans l’ensemble c’est assez diversifié. Mais Tommy Iommi a écrit le metal, il faut reconnaitre son crédit.

Il a écrit l’Ancien Testament du genre, c’est indéniable.

Il y a aussi le plus gros groupe de l’univers selon moi, les Beatles.. 

B : C’est vrai qu’il y a toutes les voix, les harmonies dans le groupe, même des chants « metal » 

P : Je dirais que les gens plus âgés avec qui j’ai travaillé qui eux font partis de ses groupes, ils adorent les Beatles ! Avec Helter Skelter par exemple sur l’album blanc ! Même les morceaux légers du groupe peuvent être considérés comme du Hard-FM. Il faut aussi reconnaitre le talent de George Martin qui a énormément aidé.

B : En résumé Black Sabbath c’est la Bible et Little Richard, l’Ancien Testament..

P : Et Stryper c’est quoi ? (Rires)

Quel est l’artiste le plus compliqué à retravailler « à sa sauce » que ce soit au chant ou en type de morceau ?

 P : Je dirais que le plus difficile c’est de retransmettre ce qu’ils ont fait sur leurs premiers enregistrements au départ, quoi que tu fasses, tu peux même faire une cover mieux jouée que l’originale, les défauts du morceau d’origine font que c’est impossible à rejouer à la perfection. C’est un peu comme si tu changeais le batteur d’AC/DC, tu enlèves Phil Rudd et ce n’est plus le même groupe si tu le remplaces par Mike Portnoy par exemple.

B : Les voix féminines sont très compliquées, notamment sur du Evanescence ou Within Temptation car ce sont des divas. Ou alors sur du rap, pour le coté rythmique. Les reprises que je fais sont essentiellement pour m’amuser et m’aident sur mes propres compositions.

P : En gros c’est Meat Loaf..


LAST TEMPTATION


Quelle est la réelle différence du milieu de la musique en France et à l’étranger ? On sait qu’aux Etats-Unis tout va beaucoup plus rapidement.. 

P : Oui comme en Suède, en Allemagne..

Il y a une grosse différence, quand tu regardes en France tu as quoi ? Le Hellfest, le Motocultor et deux trois festivals par ci par là.. En Allemagne, il doit en exister une centaine ! Il faut déjà casser cette barrière de la culture. Trust chante en français, et récemment Gojira mais dans un autre genre. Quand tu regardes, eux ils ont Scorpions, Helloween, Rammstein, Accept… nous nous n’avions rien pendant des années. Trust s’est fait connaitre principalement pour la reprise d’Antisocial par le groupe Anthrax. 

B : Tout va vite sauf en France ! Nous avons eu des groupes franco-français qui ont marché un peu dans le pays mais très peu.

Votre album favori de tous les temps ? 

B : Sans hésitation, le premier album de Lynch Mob « Wicked Sensation » ! 

P : « Dressed to Kill » de Kiss ! Car j’ai vu Ace Frehley sur scène, j’étais petit et j’avais l’impression de voir un X-Men en concert, avec le maquillage. C’était vraiment different car avant j’étais fan de Status Quo quand j’avais sept-huit ans.

Merci à Ace, j’ai eu la chance de lui dire en vrai mais si j’ai fait de la musique c’est grâce a lui. 

Comment avez vous vécu la période difficile du Covid-19 ? Plusieurs groupes ont jeté l’éponge à ce moment là..

 B : C’est justement le moment ou nous avons composé les titres de l’album ! 

P : On a pris le temps qu’il nous fallait, c’était compliqué car nous avions un meeting en janvier pour notre premier album et en février tout était annulé. On avait quand même de l’espoir que tout revienne mais cinq mois plus tard c’était au même stade. Un second opus etait deja prevu de toute manière, pour faire un album par an. Le line-up a changé pour une totale disponibilité.


Last temptation


Vous êtes programmés pour la deuxième fois au Hellfest cette année, comment appréhendez vous cette date ? 

P : On a super hate ! Moi j’adore, c’est comme un rêve de gamin. Tu vois tes idoles sur scène, et la tu peux toi même reproduire la même chose même si tu n’as pas le même attirail qu’eux avec les lumières et les décors, mais ça reste grandiose. Et puis c’est une communion avec les gens qu’on aime. Tu te prépares psychologiquement, tout va très vite. Quand tu pars en tournée et que tu reviens à la maison tu tournes en rond pendant dix jours.. C’est un décalage avec la réalité. 

B : C’est assez impressionnant, la première fois qu’on a joué c’était en matinée et il y avait déjà du monde. C’est immense, je n’ai jamais joué sur une scène aussi grande de ma vie. Le seul but est de s’amuser, on prépare tout, on joue avec le public et l’adrénaline redescend une fois le concert terminé, tu souffles et tu te dis.. Mince on a joué ici ! J’adore et je déteste les concerts à la fois, car tu commences mais ensuite tout le monde rentre à la maison.. Je pourrais rester sur scène toute la nuit !

Quels conseils donneriez vous aux jeunes qui souhaitent se lancer dans une carrière musicale ? 

B : Et bien, bon courage. C’était plus facile de percer dans les années 70, 80.. Il y avait beaucoup moins de groupes et moins accessible car tu ne pouvais pas aller en studio comme maintenant ou tu peux le faire de chez toi. Les groupes sont noyés, il faut juste persévérer encore et encore.. Et être bien entouré.

P : Jeunes groupes ou jeunes musiciens, il faut prendre des risques.

Bouger, aller aux Etats-Unis, Allemagne, Angleterre.. même si c’est compliqué au départ. Quand tu regardes tous les albums qui sortent par jour, c’est super auto-produit et tout le monde est perdu dans la masse au niveau de la promotion. Il y a des supers groupes qui vont disparaître, c’était mieux quand les labels prenaient des risques. C’est le public qui décide et qui aura le dernier mot sur le travail d’un groupe.

Le meilleur concert que vous avez fait ? 

P : Notre dernier concert à Schirrhein était super ! Un petit truc, environ 500 personnes mais c’était très sympa, nous nous sommes très bien amusés. 

B : Le Hellfest ! 

Et le meilleur concert auquel vous avez assisté ?

B : Bizarrement c’était Journey au Bataclan, avec Arnel Pineda. Ou alors Dio au Zénith de Paris en 1986 et c’était incroyable. Ce qui était drôle c’est que le premier musicien qui apparait sur scène c’est le batteur et donc.. Vinnie Appice ! La boucle est définitivement bouclée. 

P : Moi c’était Kiss en 1980 avec Iron Maiden en première partie, avec Paul Di Anno au chant. Personne ne connaissait Iron Maiden car l’album n’était même pas sorti ! Et sinon le deuxième, car il y en a deux qui se battent en duel.. Judas Priest en 1983 avec Def Leppard en première partie, avec High n Dry. C’était un concert ou Rob Halford était encore en forme, il faisait ce qu’il voulait avec le public.

On a eu de la chance de les voir quand ils avaient encore la pêche, c’est ça qui est dingue ! 

Merci pour cette interview, ce fut un plaisir et peut-être au Hellfest ! 

 Peter et Butcho : Merci à toi, à bientôt !


 

 

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