Musicalement je ne boude pas mon plaisir et suis très agréablement surpris. La voix de Mark Kennedy, bien que très bonne, à tendance à m’irriter un peu par ses montées en aigue ce qui gâche un peu mon plaisir (je vous le concède, c’est une question de gout). Le quatuor assure une bonne chauffe du Bataclan, avec un Mark Keneddy en frontman plutôt à l’aise, assurant le chant et la guitare.
Le mix des genres dont sont issues leurs compos donne un ensemble malgré tout bien homogène sur scène. Alternant des passages heavy / speed avec d’autres plus progressifs, la ligne directrice est maintenue par le coté mélodique qui entoure les titres.
A peine le temps de souffler que Stalingrad enfonce le clou. A coups de riffs assassins Wolf Hoffmann parcours la scène avec son air rigolard et une maitrise de la six cordes qui force l’admiration.
Mark Tornillo n’est pas en reste ainsi que le reste de la formation. Les compos du dernier album passent bien auprès du public, tout comme leur impact live. Bien que résolument plus heavy que les compos des précèdents albums, des titres comme 200 Years ou encore From the Ashes We Rise et son rythme lancinant au refrain accrocheur, font le boulot. Les cinq titres de Blind Rage joués ce soir marqueront les moments les plus posés du set, à l’exception de Final Journey qui bottera le cul du pit !
La setlist proposée ce soir est très bien équilibrée qualitativement. Elle survole plutôt fidèlement les plus belles années du groupe, zappant la période 1986-96, une décennie de production moyenne qui eut raison du groupe.
Assister à un concert d’ACCEPT c’est un peu comme se rendre au pub : on laisse ses soucis dehors, on se retrouve entre potes pour passer un bon moment, le tout dans une ambiance quasi familiale.
La fusion entre Acceptet le public est totale, les balcons sont debout et en perpétuelle standing ovation. Les bras sont levés, battant à l’unisson les mesures des titres qui s’enchainent sans faiblir.
Voilà, c’est fini pour ce soir et j’en ai pris plein les cervicales. C’est la tête pleine de bons souvenirs et les oreilles bourdonnantes que je vais me jeter une dernière bière au bistrot du coin avec mon pote Kiko. Deux fans de la première heure satisfaits par ce sans faute délivré par une bande de lascars qui n’ont pas dis leurs derniers mots.













