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Live Report

AMON AMARTH + TESTAMENT + GRAND MAGUS @Casino de Paris

AMON AMARTH + TESTAMENT + GRAND MAGUS

Le Casino de Paris

07 novembre 2016


 

Ce matin du 7 novembre, en partant de chez moi pour le boulot, je savais que cette journée ne serait définitivement pas commune. Il soufflait sur Paris comme un air d’hiver sur les rues du 11ème, que de gros flocons venaient blanchir de façon éphémère comme pour annoncer l’arrivée d’invités  normands, et je ne parle pas de ceux adeptes du « trou ».  Oui, la météo annonce le débarquement des hommes du nord, de ceux qui ne s’embarrassent pas de protocoles alambiqués (quoique, dans alambiqué il y a alambic….), avec leurs drakkars flambant neufs et leur musique sous testostérone !
C’est au Casino de Paris que débarquent nos vikings préférés d’AMON AMARTH avec quelques énergumènes capables de retourner n’importe quelle salle qui se respecte dans nos contrées. Difficile de faire la fine gueule face à une affiche de ce calibre, alignant leurs compatriotes de GRAND MAGUS et les californiens de TESTAMENT pour une expédition punitive de haute voltige.

C’est face à un Casino de Paris ayant fait le plein, et peu habitué à une déferlante de ce type, que GRAND MAGNUS entre en scène pour un set bien lourd, qui tiendra toutes ses promesses.
Les suédois vont envoyer du lourd devant une fosse occupée par une fan base en forme et qui le fera savoir. Malgré la brièveté de la prestation, GRAND MAGUS va laisser un souvenir impérissable aux métalleux présents dans la salle, contribuant largement au succès de la soirée. Ils ne joueront qu’un seul titre de leur dernier méfait « Sword Songs » avec un Varangian passant bien l’épreuve du live. Le set est ultra efficace, les lights sont somptueuses, chauffant idéalement une salle qui ne demande qu’à en découdre.
Le trio mené par un Janne « JB » Christoffersson au taquet (et ne vous fiez pas au prénom, c’est comme ça qu’ils nous ont eu en pillant nos côtes normandes), mènera un train d’enfer durant les 30 petites minutes qui leur seront imparties, faisant largement le boulot pour mettre en chauffe une salle déjà bien énervée.


Les photos HD


S’il est un groupe pour qui j’ai le plus grand respect, une affection particulière c’est bien TESTAMENT. Qui plus est quand on vient de se prendre dans la gueule leur dernier opus frisant la perfection, de ceux qui vous filent le frisson, vous laissant un froc Thrash et irrécupérable ( © M.D. l’incollable). Alors là je vous laisse imaginer la jubilation que fut la mienne (autant vous dire qu’elle était visiblement partagée). 
Ouvrant sur Brotherhood of the Snake le titre éponyme de leur dernier méfait, les californiens donnent le ton d’un set placé sous le signe du démontage de cervicales, chronique d’une leçon de Thrash annoncée !
Chuck Billy en impose, tant physiquement que vocalement, il semble même rajeunir le lascar. La voix est juste, précise et l’énergie qu’il passe dans la salle est électrique. Alex Skolnick (Dieu pour les intimes), égal à lui-même,  excelle à la six cordes. Il impose son style fluide et précis, balançant des envolées dont seul le maitre a le secret. Autre maestro ce soir, Gene Hoglan, véritable pourfendeur de futs devant l’éternel (quel qu’il soit), qui mènera un tempo assassin durant tout le set de TESTAMENT.
La setlist est savoureuse pour un vieux thrasher que je suis. Enchainant sur un Rise Up monstrueux, la prestation va progressivement monter dans les tours, atteignant des sommets avec les classiques qui ont fait les lettres de noblesse du genre comme Disciples of the Watch, The New Order ou encore Into The Pit (qui provoquera un inévitable circle pit)! A ce stade j’ai à nouveau 18 piges (ok ça fait un bond de près de 30 ans dans le temps…). Les californiens font le show et la salle n’est plus qu’un immense chaudron bouillonnant. Over The Wall vient enfoncer le clou avant de terminer en beauté sur The Formation of Damnation (2008, titre éponyme de l’album de la reformation). Les lascars en profiteront pour souhaiter l’anniversaire de Steve DiGiorgio (basse) avec un Happy Birthday reprit par la fosse.
C’est évidement sous une ovation que le groupe quitte la scène, sur un set trop court à mon gout mais au combien efficace. Une fois de plus ces se(a)igneurs m’ont envoyé au Valhalla, endroit de choix et de circonstance ce soir. Bravo !


Les photos HD


Le seul faux pas de la soirée sera fait par le Casino de Paris, manquant à son devoir d’une façon éhontée en se retrouvant en rupture de cervoise alors que le set de TESTAMENT n’est pas encore terminé… Un comble pour une salle recevant une horde de Vikings, qui devront terminer au IceTea.

Car en terme de chaleur, le paroxysme est atteint avec l’arrivée des guerriers d’AMON AMARTH. Johan Hegg et sa bande sont visiblement prêt à en découdre avec leur public français. Goguenard et gonflé à bloc Johan fait face à une fosse en effervescence, dans un décor minimaliste, la batterie perchée sur un casque viking. Ouvrant sur un The Pursuit of Vikings, les suédois donnent le ton d’une setlist qui fera la part belle à l’ensemble des opus du groupe, et en particulier au dernier Jomsviking.
La mise en scène est également à la hauteur de la prestation, avec un combat de Guerriers sur The Way of Vikings, des archers sur One Thousand Burning Arrows et un Loki sur Father of the Wolf, donnant ce petit côté épique à l’ensemble.
Les zicos sont au taquet, à l’image de Olavi Mikkonen, Ted Lundström et Johan Söderberg grimpant sur les rampes d’accès situées de chaque côté de la batterie. Le petit dernier, Jocke Wallgren, n’est pas en reste, cognant brutalement sur ses futs et parfaitement bien en place dans le groupe.
La salle adhère complètement à l’univers d’AMON AMARTH, déchaînant une hystérie collective dans le pit. La chaleur est infernale, la prestation puissante et parfaitement bien calée. Le concert est une réussite à tous les niveaux, c’est couillu, velu et cela envoie du bois de drakkar. 
Les suédois nous gratifieront de deux rappels, finissant sur un mémorable Twilight of the Thunder God qui débutera sur une volée d’éclairs avec un backdrop de tempête. C’est un Johan portant le marteau de Thor qui se tient sur le devant de la scène pour ce final majestueux durant lequel un serpent géant fait son apparition, celui que l’on nomme Jörmungandr dans la mythologie Viking.
Superbe soirée en mode baston et bonne humeur, ou les hommes du nord on fait finalement fuir le froid aidés par leurs comparses d’outre atlantique. Voici encore une date qui restera gravée dans pas mal de mémoires, au vue des visages ravis que je croise en sortant de la salle.


Les photos HD


Setlist GRAND MAGUS :
1. I, The Jury
2. Sword of the Ocean
3. Varangian
4. Steel Versus Steel
5. Iron Will
6. Like the Oar Strikes the Water
7. Hammer Of The North

Setlist TESTAMENT: 
1. Brotherhood of the Snake
2. Rise Up
3. The Pale King
4. Disciples of the Watch
5. The New Order
6. Dark Roots of Earth
7. Stronghold
8. Into the Pit
9. Over the Wall
10. The Formation of Damnation

Setlist AMON AMARTH

The Pursuit of Vikings
As Loke Falls
First Kill *
The Way of Vikings *
At Dawn’s First Light
Cry of the Black Birds
Deceiver of the Gods
On a Sea of Blood *
Destroyer of the Universe
Death in Fire
One Thousand Burning Arrows *
Father of the Wolf
Runes to My Memory
War of the Gods

Rappel 1
Raise Your Horns *
Guardians of Asgaard

Rappel 2
Twilight of the Thunder God

 

 

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