Among The Living
Live Report

Sabaton + The Legendary Orchestra @Accor Arena Paris

SABATON + The Legendary Orchestra : Une Soirée Historique à Paris

Accor Arena, Paris – 28 novembre 2025

Live report par Martine Varago et photos par Stephan Birlouez

Remerciements à Olivier Garnier et Gérard Drouot Production pour les accréditations.



Rencontre entre orchestre philarmonique et power metal

À 19 heures précises, le public découvre une première partie pour le moins inattendue : un orchestre philharmonique entièrement dédié aux œuvres de Sabaton. Il s’agit de The Legendary Orchestra créé spécifiquement pour la tournée 2025 The legendary.
Ce n’est pas un orchestre classique déjà existant, mais un collectif ad hoc formé pour l’occasion, rassemblant des musiciens choisis pour ce projet.

Cuivres majestueux, cordes ciselées, chœurs puissants, dirigés par Noa Gruman, cheffe d’orchestre également chanteuse, offrent une version symphonique des compositions habituelles du groupe. Huit choristes l’accompagnent, apportant profondeur et relief à chaque arrangement.

L’accueil du public est chaleureux et rapidement captivé. Cette formation élégante, mêlant folklore et musique classique, transforme des hymnes metal en fresques cinématographiques.  Pendant un peu plus d’une heure, les musiciens revisitent le répertoire du groupe suédois dans une relecture classique saisissante.
Durant cet hommage au groupe sous un angle nouveau, quelques musiciennes se démarquent sur le devant de la scène, notamment la violoniste Mia Asano et Patty Gurdy, chanteuse, multi-instrumentiste, vielle à roue, contribuant à l’ambiance folk, médiévale du set.



Le concept mélange arrangements symphoniques, chœurs, narration dramatique, et un casting mêlant musiciens classiques, artistes folk/metal, et solistes variés. Les arrangements orchestraux et choraux ont été retravaillés spécialement pour le projet par le producteur Joost van den Broek.

Une première partie surprenante, audacieuse, mais exécutée avec un engagement total : chaque musicien semble habité par la musique. Cette relecture symphonique des morceaux de Sabaton, sans guitare électrique, ni batterie traditionnelle, offre un spectacle inédit à l’Accor Arena. Et de surcroit dans un décor médiéval époustouflant.
À l’entracte, les lumières se rallument et une grande partie de la salle se dirige vers le bar ou les comptoirs de restauration, déjà impatients pour ce qui va suivre.



SABATON

Une mise en scène à l’américaine

Lorsque les lumières s’éteignent à nouveau, un personnage incarnant Napoléon apparaît sur la scène centrale. Le ton est donné : Sabaton n’a pas seulement préparé un concert, mais un véritable spectacle. Férus d’histoire de France, Sabaton le démontre ce soir : entre Napoléon Bonaparte, la décoration médiévale et les références à la Grande Guerre. Le décor monumental représente un château fort inspiré du XIIIe-XIVe siècle, avec pont-levis fonctionnel, murailles massives et tours de guet. L’ambition visuelle rappelle les grandes productions américaines.

Le pont-levis s’abaisse lentement, reliant la scène principale à la scène centrale où , Napoléon, Gengis Khan et César entament un échange théâtral enflammé. Fidèle à sa réputation, Sabaton souligne son attachement à l’histoire — et l’histoire de France en particulier — à travers cette mise en scène immersive.



Soudain, cinq silhouettes, munies de lanternes, progressent dans la fosse : les musiciens du groupe traversent le public et montent sur scène sous une explosion d’applaudissements. Les templiers de Jacques de molay finiront de mettre tout le monde d’accord. Le concert peut enfin commencer.

Un début de show explosif
Le groupe ouvre les hostilités avec « Templars », avant d’enchaîner sur « The Last Stand », accompagné des premières détonations pyrotechniques.
« Hordes of Khan » prend le relais, ponctué – fait rare – d’une Marseillaise reprise pour la troisième fois de la soirée. Les effets visuels s’intensifient : explosions, lumières stroboscopiques, flammes qui jaillissent sur « I, Emperor ».



Puis c’est au tour de Chris de briller, seul sous les projecteurs, en introduisant « Carolus Rex » avec un solo de guitare très applaudi.

L’ambiance s’électrise encore davantage sur « The Red Baron », où Joakim orchestre un chœur géant avec le public. Le batteur, installé en hauteur sur une tour mécanique, entame un solo spectaculaire, rapidement rejoint par deux percussionnistes qui forment un duo impressionnant sur « Stormtroopers ».

Le guitariste en profite pour présenter sa nouvelle guitare conçue spécialement pour la tournée Legendary. Dans la fosse, une vague de crowdsurfers traverse la salle tandis que la tour s’élève : le batteur se retrouve à près de quinze mètres au-dessus du sol, dans l’un des moments les plus visuellement marquants du set.



Emotion, histoire et puissance

L’atmosphère change soudain lorsque le bassiste Pär invite le public à allumer leurs téléphones pour accompagner « Christmas Truce », référence directe à la trêve de Noël de 1914. La salle entière chante, baignée dans une lumière blanche douce et solennelle.

Sur « The Attack of the Dead Men », les projections d’obus et les coups de canon secouent la salle : un motif sonore récurrent de ce concert aux allures de champ de bataille.
Plus tard, Noa, la chanteuse de l’orchestre philharmonique, revient pour un duo remarqué, avant que des fumigènes et un redéploiement du pont-levis ne transforment la scène en décor moyenâgeux.

Une fin triomphale

La dernière ligne droite s’ouvre avec « The Art of War », dans sa version 2018, rythmée par des geysers de flammes, cornes du diable en l’air et un public scandant des « hey ! hey ! » tonitruants.
Moment culte obligé : un quart de la fosse s’assoit pour ramer en rythme, créant l’un des tableaux les plus fédérateurs du concert. Enfin, « Masters of the World » vient clôturer la soirée. Une manière de revenir aux origines du groupe, qui fête cette année ses 25 ans de carrière.



Joakim multiplie les remerciements, affirmant que le public parisien fait partie des meilleurs de cette tournée, une déclaration accueillie par une clameur unanime. Et comme le concert avait débuté par la descente du pont-levis, il s’achève de la même manière : les musiciens s’avancent vers la scène centrale pour saluer leurs fans de plus près, sous un tonnerre d’applaudissements.

Ce format de concert avec deux étapes : un set intégral de l’orchestre philarmonique puis le concert de power metal de Sabaton permet à la fois aux fans de metal et aux amateurs de musique orchestrale d’apprécier le spectacle.  Un show énorme et des moments fort intenses avec l’audience parisienne.


Line-up

Joakim Brodén (chant, claviers)
Pär Sundström — basse, chœurs
Chris Rörland — guitare, chœurs
Thobbe Englund — guitare, chœurs (retour en 2024)
Hannes van Dahl — batterie, chœurs

Setlist – Sabaton

Templars
The Last Stand
Hordes of Khan
I, Emperor
Crossing the Rubicon
Carolus Rex
The Red Baron
Stormtroopers
A Tiger Among Dragons
Christmas Truce
Soldier of Heaven
The Attack of the Dead Men
Night Witches
Primo Victoria
Steel Commanders
The Art of War
To Hell and Back
Masters of the World
The Last Battle

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