Among The Living
Live Report

ANTHRAX – KREATOR – TESTAMENT @Le Zenith Paris 2024

ANTHRAX – KREATOR – TESTAMENT

Paris le Zénith – Vendredi 29 novembre 2024

Un grand merci à GDP pour l’accréditation.


Ce soir, au Zénith de Paris, c’est une affiche en Métal trempé qui s’offre aux fans de Thrash oldschool. Trois ténors du genre viennent mettre le feu à la capitale.
Cette soirée au délicieux parfum des Thrash Master Festival de mon adolescence voit réunis TESTAMENT, ANTHRAX et KREATOR.

C’est un « petit » Zénith qui accueille l’événement. J’ai toujours un peu de mal à comprendre cela mais bon, les temps changent. Malgré tout il fera quasiment le plein ce soir et l’ambiance sera à la hauteur.


TESTAMENT

Into The Pit of Thrash

C’est en avance de 15 minutes que les Américains de TESTAMENT prennent possession de la scène, devant un pit toujours en train de se remplir. C’est d’autant plus frustrant que le concert commence tôt. Nombre de fans n’arriveront pas à temps pour le début du concert.
Après une intro enregistrée sur (You Gotta) Fight for Your Right (To Party!) des Beastie Boys, Chuck Billy et sa bande enquillent le set avec D.N.R. (Do Not Resuscitate), qui promet une suite bien massive. Le son est plutôt bon et le pit, en mode studieux, ne s’attendait pas à un tel déluge de Métal. La bastonnade est faite dans les règles de l’art.
Les titres s’enchaînent sans temps mort, avec un public contemplatif et une scénographie digne d’une tête d’affiche. Pyro, lights, tout est parfait si ce ne sont les guitares un peu en retrait niveau puissance. La batterie bastonne !
Les vieux briscards en ont sous la pédale et peuvent tenir la dragée haute à un paquet de jeunes groupes sous la lumière. La scène est le vrai révélateur de la qualité d’un groupe. Et Testament excelle dans ce domaine.
Alex Skolnick est toujours tout sourire sur scène, balançant ses solos avec une aisance déconcertante. Un des meilleurs guitaristes du monde pour moi.
La setlist est aux petits oignons. Survolant la discographie de façon plutôt égale entre les périodes. On aura le droit à une setlist parfaite. De First Strike Is Deadly à Low, je me regale.
Le final sur Into The Pit  est monumentale. Comme d’hab j’ai envie de dire. TESTAMENT ne m’a jamais déçu en live, et ce n’est pas ce soir qu’ils allaient commencer. Bravo !



KREATOR

Démons et merveilles

Avec les Allemands de KREATOR on reste dans la qualité de cette soirée Thrash de haute voltige. Le décorum est à la hauteur de l’événement, avec mannequins pendus et démons gonflables, et de la pyro en veux-tu en voilà. L’enfer s’invite au Zenith.
Avec notre Fred Leclercq national à la basse, le groupe joue « presque » à domicile. Miland Petrozza s’essayera d’ailleurs à quelques échanges en français.
La prestation des Allemands sera au top ce soir, probablement même la meilleure de la soirée.

Les classiques s’enchaînent : « Hordes of Chaos » et « Satan Is Real » retourneront le pit dans les règles de l’art.
J’ai pris une claque avec leur prestation, comme tout le monde présent ce soir, c’est clair. Bravo !



ANTHRAX

I’Am Famous !

Ah ANTHRAX, un des piliers du Big 4 qui fête ses 40 ans de discographie cette année et vient partager ça avec ses fans. A demi-mot, Charlie Benante nous lâchera même qu’il y aurait un album dans le tuyau. Il serait temps car le dernier date de 2016 maintenant.
C’est sur une vidéo projetée sur la toile qui masque la scène que le set commence. Il s’agit de témoignages de personnes du milieu, mais pas seulement, qui viennent dire leur admiration et/ou influences qu’ANTHRAX a eu dans leur vie. On y retrouve pèle mêle : Tom Morelo, Keanu Reeves, Kyle Gass, Mark Osegueda (Death Angel), Corey Taylor, Gene Simmons, Rick Nielsen (Cheap Trick), Joey Vera (Armored Saint), Robert Trujillo, John Tempesta, Henry Rollins, Slash, Rob Cagianno (ex Anthrax et Volbeat), Dave Mustaine, Phil Anselmo, Norman Reedus (Film Walking Dead), Mike Patton, Shavo Odadjian (SOD), Vernon Reid, Dee Snider, Rob Zombi, John 5, Poulsen, John Carpenter.

Le quintet New-Yorkais est en grande forme ce soir, à l’image de Charlie Benante qui n’aura de cesse d’arpenter la scène dans tous les sens. Scott Ian n’est pas en reste, avec son bermuda légendaire et ses grimaces qui ne le sont pas moins, occupant l’espace avec son énergie habituelle.
La setlist déroulera les classiques du groupe, avec son lot de reprises qui ont fait également leur succès. De Got The Time (qui est toujours aussi efficace en live) à Antisocial qui aura forcément un impact particulier ici, la salle est acquise.
Les titres comme Caught in a Mosh, Madhouse, I Am the Law ou encore Indians font mouche, c’est facile, mais on notera ce Gung-Ho (Spreading the Disease 1985) en final et plutôt rare en live.
Forcément, je sortirai un peu déçu de ne pas avoir eu Among The Living (what else ?).
Au niveau de la scène on est sur un décor sobre mais avec un jeu de lumière plutôt efficace. Cela tranche avec les deux groupes précédents. Mais qu’importe la quantité pourvu qu’on ait l’ivresse. Et ce fut le cas ce soir.


 

 

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