BAD OMENS – BILMURI – THE GHOST INSIDE
Le Zénith de Paris – 2 décembre 2025
Remerciements à LIVE NATION et à Olivier Garnier pour l’invitation
Les photos sont celles du photographe officiel, il n’y avait pas de photographes français accrédités ce soir là.

The Ghost Inside
Cette soirée s’ouvre sur la prestation de The Ghost Inside, groupe de metalcore américain, originaire de Los Angeles, en Californie.
Formé en 2004, le groupe comprend actuellement le chanteur Jonathan Vigil, les guitaristes Zach Johnson et Chris Davis, le bassiste Jim Riley et le batteur Andrew Tkaczyk.
Avec un total d’un EP et de sept albums studio, dont le dernier Searching for Solace est sorti le 19 avril 2024, le groupe le plus ancien se trouve en première partie d’une plus jeune formation.
La signature du groupe, c’est le contraste entre la violence musicale, les breakdowns et la mélodie. Leur show est à la fois intense, sincère et parfois cathartique.
Bilmuri
Qui connaît déjà Bilmuri ? Pour leur toute première venue à Paris, le projet mené par l’Américain Johnny Franck (ex-Attack Attack!) révèle son mélange singulier de metal alternatif, de pop rock avec quelques touches post-hardcore.
Depuis 2016, Bilmuri évolue hors des cadres, à grand renfort de saxophone, de flûte, de guitares twangy et d’expérimentations sonores inattendues.
Gabi Rose, chanteuse et multi-instrumentiste, navigue avec aisance entre ces textures audacieuses, donnant parfois au set une coloration de country-metalcore.
Johnny Franck l’explique souvent : Bilmuri cherche à « mélanger le meilleur de plusieurs genres ». Ce soir, au Zénith, c’est précisément ce foisonnement qui captive.
Bad Omens
À 21h10, une clameur monte et déchire l’obscurité totale du Zénith, plongé dans un noir abyssal.
Les premières notes de « Specter », single et clip vidéo sortis le 8 août 2025, allument instantanément une constellation d’écrans de téléphones dans la fosse.
Derrière les fumigènes blancs, l’écran géant diffuse des formes abstraites en noir et blanc, tandis que les lumières stroboscopiques laissent à peine entrevoir les quatre musiciens.
Fidèle aux aspects sombres de l’art, tout en évoluant vers un son personnel et authentique, Noah Sebastian chante des paroles introspectives, révélant sa voix sublime.
Bad Omens, jeune formation de 2015 aux influences aussi diverses que du Bring Me The Horizon à Disturbed, Nine Inch Nails aux Deftones voire Architects, attire un public majoritairement jeune. Et l’audience du Zénith en est bien la preuve vivante.

Puis vient le deuxième morceau, « Glass Houses », l’un de leurs premiers titres présents sur leur opus éponyme sorti en 2016, baigné cette fois d’une lumière rouge profonde, renforcée par des gerbes de pyro.
La salle, hystérique, s’embrase dès les premières mesures. Les voix féminines et masculines couvrent presque celle du frontman Noah lorsque le refrain est repris par cœur.
Des colonnes de fumée s’élèvent devant la scène, plongeant l’espace dans un brouillard dense où les silhouettes des trois musiciens et de Noah deviennent presque fantomatiques.
Ce dernier apparaît vêtu d’un ensemble noir, pantalon coupé court au-dessus des chevilles, tandis que des bandes préenregistrées de chœurs, textures électro et voix étirées viennent compléter la performance live.

Un moment d’émotion suspendue surgit lorsque débute le duo vocal sur « ANYTHING > HUMAN », partagé avec Jonathan Vigil. Le public retient son souffle avant de se laisser emporter par cette montée intense.
S’ensuit un solo de batterie impeccable, introduisant un passage plus calme et mélodique qui contraste avec l’énergie déployée jusque-là.
Le jeu de batterie de Nick Folio est central pour assurer les changements d’ambiance, les moments lourds et les passages plus mélodiques dans le groupe qui mélange metalcore, metal alternatif, post-hardcore et des éléments électroniques.
À plusieurs reprises, la salle vibre comme un seul corps : pogos, crowd surfings, chants repris en chœur, véritables moments de communion entre le groupe et le public.

Puis arrive déjà la fin du set principal. Les lumières s’éteignent complètement, laissant croire à un départ définitif du groupe.
L’ultime chanson de la cassette 5, plus douce, teintée d’un esprit de ballade amoureuse, dévoile le visage d’une jeune femme projeté en grand sur le fond de scène.
C’est « Impose », titre audacieux au croisement du rock moderne, de l’indus et de l’électronique.
Le quatuor quitte la scène. Mais les cris, les frappes de pieds et les appels qui résonnent dans tout le Zénith ne laissent aucun doute sur la volonté du public.
Après cinq minutes d’attente, les musiciens et le chanteur réapparaissent dans l’obscurité. Dès les premières notes jouées, Noah scande un mot en anglais, auquel répond un chœur uniforme de fans qui s’en donnent à cœur joie.

Le spectacle se termine sur « Dethrone », morceau au rythme à la fois effréné et lourd.
Aussi audacieux de manière presque animale que superbement maîtrisé, Bad Omens crée une vision qui capture chacun de nos sens, faisant ressentir leur musique avec une intensité à la fois profonde et dévastatrice.
Le public est hystérique et n’a cessé de clamer son amour pour le groupe tout au long du show. Pour beaucoup d’entre nous, présents ce soir, c’est un live de ceux qu’on n’oublie pas.
Mon premier concert avec eux. Bad Omens m’a conquise par ses mélodies, la voix de son chanteur et ses titres phares. Les oreilles saturées, le corps en sueur… mais aussi le cœur gonflé.
Setlist BAD OMENS
Tape 1
Specter
Glass Houses
THE DRAIN
THE DEATH OF PEACE OF MIND
Tape 2
Dying to Love
CONCRETE JUNGLE
Nowhere to Go
Limits
Tape 3
ARTIFICIAL SUICIDE
V.A.N
Left For Good
ANYTHING > HUMAN
What Do You Want From Me?
Tape 4
What It Cost
Like a Villain
Just Pretend
Tape 5
Impose
Encore:
Dethrone























